Ces courts métrages transformés en long format

Les débuts d’un cinéaste sont souvent difficiles. Dans cette situation, la réalisation de courts métrages s’avère utile. Ils représentent les premiers pas du jeune scénariste et peuvent être une porte d’entrée dans ce monde aux airs inaccessibles. 

Parmi les réalisateurs célèbres et respectés de notre temps, beaucoup se sont d’abord essayés au court métrage avant d’oser se lancer dans du plus long format. Certains n’étaient d’ailleurs pas terribles, donnant de l’espoir à tout un chacun voulant tenter sa chance. En Belgique, le Brussels Short Film Festival, reporté en août à cause de la pandémie, met chaque année à l’honneur différents courts-métrages. Proximus Pickx a sélectionné quelques courts métrages intéressants transformés par la suite en longs métrages à succès.

Monster – The Babadook

Avant d’atteindre le succès avec son premier long métrage, The Babadook, la réalisatrice Jennifer Kent a fait carrière en tant qu’actrice de télévision et a donné cours d’art dramatique en Australie. Impressionnée par le film ‘Dancer in the Dark’, elle ose écrire à Lars von Trier pour lui demander d’apprendre à ses côtés. Grâce à cela, elle assiste le réalisateur sur le tournage de 'Dogville'. En 2005, elle réalise son premier court métrage ‘Monster’. Ce film d’horreur surnaturel met en scène une mère et son fils hantés par une sombre présence. Ce dernier a inspiré énormément ’The babadook’ où l’on retrouve de nombreuses similitudes. 

 

Whiplash 

Damien Chazelle a fait sa véritable percée en tant que réalisateur et scénariste grâce à son deuxième long métrage, Whiplash. Ce drame musical a été compliqué à réaliser. Chazelle a eu du mal à récolter les fonds nécessaires, bien que des producteurs aient manifestés leur intérêt. Pour convaincre davantage, il a donc tourné l’une des scènes du scénario pour pouvoir le présenter aux producteurs et l’inscrire dans des compétitions de courts métrages. Avec cela, il a remporté le prix du jury des cours métrages à Sundance 2013. Une récompense qui l’a aidé à obtenir le soutien financier nécessaire pour être ensuite acclamé par la critique.

 

Saw 0.5 - Saw

Présenté d’abord comme un court métrage, il marque le lancement d’une franchise d’horreur réalisée par James Wan et Leigh Whannel. De prime abord, il était censé démontrer l’intensité de l’idée de Wan par rapport au 'jeu avec la vie et la mort'. La scène filmée a ensuite été utilisée pour présenter leur film d’horreur aux studios Lionsgate. Le court métrage a rencontré un réel succès et s’est distingué par ses thèmes sombres et sa torture psychologique. La réussite fût aussi sur le plan commercial et s’en sont suivi une série de 7 films. 

Cashback

Cette comédie romantique britannique aborde la rupture difficile d’un jeune homme de façon touchante. Souffrant d’insomnie, il décide de travailler de nuit dans un magasin de son quartier. Des rencontres bizarres s’ensuivent et il développe un étrange pouvoir pour changer le temps. A l’origine, cette histoire est réalisée en court métrage en 2004 par Sean Ellis. Le long métrage du même nom fut réalisé deux ans plus tard assez rapidement. Les acteurs, l’ambiance et l’intrigue sont restés intacts. Cashback a été nominé pour l’Oscar du court métrage en 2006 et son format plus long a reçu plusieurs récompenses. 
 

The Customer is Always Right – Sin City

‘The Customer is Always Right’ (Le client a toujours raison) est un court métrage néo-noir inspiré d’un roman graphique et réalisé par le trio Frank Miller, Quentin Tarantino et Robert Rodriguez. Ce film était censé être un test pour montrer les effets visuels monochromatiques inhabituels que l’on retrouve dans Sin City également. En présentant un aperçu, Rodriguez espérait inciter Miller à rejoindre le projet en tant que producteur et convaincre Bruce Willis d’être l’acteur principal. Les scènes du court-métrage ont par la suite fait l’ouverture du long-métrage. 

Cinéma

Voir tout

Attention : regarder la télévision peut freiner le développement des enfants de moins de 3 ans, même lorsqu’il s’agit de programmes qui s’adressent spécifiquement à eux. Plusieurs troubles du développement ont été scientifiquement observés tels que passivité, retards de langage, agitation, troubles du sommeil, troubles de la concentration et dépendance aux écrans

Top