Joe Biden a estimé vendredi qu'il était "trop tôt" pour savoir si les discussions indirectes engagées par les États-Unis avec l'Iran allaient permettre de sauver l'accord sur le nucléaire iranien.
Le président américain a affirmé que la production d'uranium enrichi à 60%, lancée vendredi par Téhéran dans une nouvelle entorse à ses engagements internationaux, n'aidait "pas du tout" à sortir de l'impasse.
"Nous sommes malgré tout satisfaits de voir que l'Iran continue à participer aux discussions" qui se déroulent depuis la semaine dernière à Vienne sur le nucléaire iranien, a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre japonais Yoshihide Suga à Washington.
"Je pense qu'il est trop tôt pour savoir quel sera le résultat, mais nous continuons à discuter", a-t-il dit.
Les États-Unis et l'Iran se parlent de manière indirecte par l'intermédiaire des Européens et des autres signataires de l'accord de 2015 censé empêcher Téhéran de se doter de l'arme atomique. L'ex-président américain Donald Trump a claqué la porte de cet accord et rétabli les sanctions américaines, mais Joe Biden a dit vouloir le rejoindre, à condition que la République islamique renoue elle aussi avec ses engagements nucléaires -- dont elle s'est progressivement affranchie.
Le président américain a réaffirmé son objectif, tout en refusant de faire toute autre "concession majeure" pour y parvenir.
Les discussions, qui visent à déterminer quelles sanctions Washington doit lever et quelles mesures Téhéran doit prendre pour revenir dans le plein respect de l'accord, ont repris jeudi à Vienne après une pause de quelques jours.
La délégation américaine a prévu de rester dans la capitale autrichienne pour poursuivre des négociations, a dit vendredi le département d'État américain.