L'Union des classes moyennes (UCM) demande lundi au gouvernement de "prendre la voie du déconfinement" à l'occasion du comité de concertation programmé mercredi. Elle plaide pour la réouverture des métiers de contact et des magasins le lundi 26 avril, ainsi que de l'horeca le samedi 1er mai.
Selon l'UCM, le pic de la troisième vague a été dépassé "avant même que la fermeture des métiers de contact et la quasi-fermeture des magasins ne produisent d'effets éventuels". L'organisation souligne également la progression de la campagne de vaccination et ajoute que des experts plaident désormais pour un changement de stratégie.

"Ils constatent, comme l'UCM, que l'urgence s'est déplacée", ajoute-t-elle. "La révolte gronde face à des restrictions et interdictions dont la légalité est contestée par la Justice. Le respect des règles est en chute libre. Les activités clandestines se multiplient sans respect des précautions sanitaires et au détriment des professionnels qui se plient aux injonctions."

Pour l'UCM, qui insiste sur le désespoir des indépendants et des chefs de PME victimes de la crise, il faut donc "éviter une explosion sociale" et limiter la casse sur le plan économique. L'organisation réclame l'annonce de la réouverture de l'horeca "de façon ferme et définitive" dès mercredi afin de laisser du temps aux professionnels de préparer l'accueil des clients.

"'Attendre que le virus ne circule plus pour déconfiner n'est plus un choix raisonnable", poursuit l'UCM. "Les indépendants et les chefs de PME, plus encore que le reste de la population, ont besoin de retrouver petit à petit leur liberté."