En NBA, Russell Westbrook fait office d’extraterrestre et il pourrait bien dans les semaines qui viennent écrire une nouvelle page de l’histoire du sport en devenant le recordman des triple-doubles. Mais cela ne devrait pas calmer ses détracteurs, que du contraire.

Russell Westbrook est un joueur clivant. Il n’y a pas de demi-mesure avec le meneur de 32 ans que l’on peut admirer un soir et détester deux jours plus tard. Un statut qui se base sur le fait que le meneur des Washington Wizards n’a pas de titre NBA à son actif alors qu'il collectionne les performances individuelles. Et pour ses haters, il est le seul responsable de cette situation. 

Pourtant, le Brodie a déjà joué une Finale NBA, en 2012 alors qu’il évoluait aux côtés de Kevin Durant à OKC. Mais le Thunder a été battu cette année-là par le Miami d’un certain LeBron James. Depuis, Westbrook ne s’est plus jamais vraiment distingué collectivement, essuyant de nombreux revers en playoffs. Mais individuellement, il aligne par contre les records.

Une force physique hors-norme 

Russell Westbrook, c’est l’un si pas le meneur le plus athlétique de la NBA. Doté d’une force physique impressionnante couplée à une certaine agilité, il est difficilement arrêtable lorsqu’il se lance à l’assaut de l’anneau. Des atouts qui font de lui un joueur spectaculaire et surtout imprévisible. Et s’il ne marque pas, il est capable d’aller chercher un équipier qui n’a alors plus qu’à conclure l’action. Un physique qui lui permet également de prendre de nombreux rebonds. 

Mais il s’attire alors les foudres de certains qui lui reprochent de faire ça simplement pour gonfler ses statistiques personnelles. Surtout que parfois, Westbrook fait tout pour se faire remarquer dans le mauvais sens du terme. Il force les choses et passe alors complètement à côté de son sujet. C’est le mauvais côté de la bête, capable du meilleur mais aussi du pire. 

Monsieur Triple-double

Lors de la saison 2016-2017, il va écrire l’histoire de la NBA pour la première fois. Meneur d’OKC, il se retrouve orphelin de Kevin Durant, qui a choisi de partir vers Golden State. Le numéro 0 va alors porter quasiment à lui seul sa franchise qu’il va emmener jusqu’aux playoffs. Il va surtout devenir le second joueur après Oscar Robertson à terminer une saison en triple-double de moyenne, soit avec plus de 10 points, 10 rebonds et 10 assists. Cette saison-là, il devient le recordman du nombre de triple-doubles sur une saison régulière avec 42 triple-doubles. Pour couronner le tout, il est élu MVP de la saison.

Mais le Brodie ne s’arrête pas là. Lors des deux saisons suivantes, le scénario se répète, malgré l’arrivée de Paul George à OKC : il réalise deux nouvelles saisons en triple-double de moyenne, se permettant même d’établir un nouveau record avec un triple-double dans 11 rencontres consécutives. Le 2 avril 2019, il écrit encore un peu plus sa légende en devenant le second joueur de l’histoire à réaliser un double triple-double avec 20 points, 20 rebonds et 21 passes. Mais encore une fois, son équipe ne passe pas le premier tour des playoffs. Cela commence à faire beaucoup de statistiques... pour rien. 

Pas de bague ? Pas grave !

Cette saison, Westbrook a été transféré à Washington et cela se passe plutôt mal car l’équipe ne devrait même pas se qualifier pour les playoffs. Pourtant, Russ West y met du sien. Il tourne encore en triple-double de moyenne et il a, en seulement 38 matches pour les Wizards, déjà établit un nouveau record dans cette franchise avec 16 triple-doubles. Et d’ici la fin de saison, le natif de Los Angeles pourrait revenir à la hauteur et dépasser Oscar Robertson et ses 181 triple-doubles en NBA. BeastBrook en est actuellement à 169 et au rythme où cela va, il pourrait battre ce record dans le mois.

Malgré tout cela, il risque de ne jamais décrocher de titre NBA. Mais pour celui qui a sa propre fondation pour aider les plus démunis, la priorité n’est pas là comme il l’a dit, il y a quelques semaines. "Un titre ne changera pas ma vie. Je suis heureux. Je suis devenu un champion lorsque je suis entré en NBA. J’ai grandi dans la rue. Je suis un champion. Je n’ai pas besoin d’être un champion NBA. Mon héritage, comme je l’ai déjà dit, ne se mesurera pas sur ce que je fais sur le terrain. Je ne vais pas jouer au basket toute ma vie. Mon héritage c’est ce que je fais en dehors des terrains, le nombre de personnes que j’arrive à impacter et à inspirer."

S’il ne gagne pas de titre, Russell Westbrook aura malgré tout marqué l’histoire de la NBA, et c’est déjà pas mal ainsi ! 

Suivez la NBA sur les chaînes d'Eleven Sports, disponible dans l'Option All Sports de Proximus Pickx.