4 raisons de regarder le film ‘Orpheline’

Le drame ‘Orpheline’ suit la vie de Karine avec une narration toute particulière : il raconte en même temps quatre moments de sa vie, de l’enfance à l’adolescence en passant par l’âge adulte. Un scénario qui rappelle l’influence du passé et invite à explorer ses souvenirs. Voici quatre raisons de regarder cette fiction. 

Un personnage touchant

‘Orpheline’ raconte ainsi les moments de vie de Karine à quatre âges différents. On la rencontre alors qu’elle est dans la peau de Renée, un faux nom qu’elle a pris pour échapper à son passé. Alors qu’une ancienne connaissance la menace, elle se plonge dans ses souvenirs. On la rencontre à 20 ans, alors qu’elle se fait appeler Sandra et lance un trafic d’argent avec de mauvaises fréquentations. On remonte ensuite à ses 15 ans, lorsqu’elle a fui le domicile familial et la violence qui y régnait. Enfin, elle se souvient d’elle enfant, quand on la surnommait Kiki et qu’une partie de cache-cache s’est mal terminée. Autant de souvenirs traumatisants, de moments de vie, qui font de Karine un personnage complexe et profond. Contrainte de fuir, de se cacher et de se mettre sans arrêt dans la peau d’une nouvelle personne, de Kiki à René en passant par Sandra, on apprend en même temps qu’elle qui elle est vraiment. 

Quatre actrices

Les techniques du cinéma, qu’il s’agisse d’effets spéciaux ou du maquillage, permettent maintenant un vieillissement ou un rajeunissement des acteurs des plus plausibles. Cependant, dans ‘Orpheline’, ce sont quatre actrices différentes qui interprètent le rôle de Karine. Changer d’actrice est une technique particulière qui, ici, prend tout son sens en lien avec le scénario. ‘Orpheline’ offre donc quatre performances pour le prix d’une, et pas des moindres puisque Karine est à tour de rôle interprétée par Solène Rigot, Adèle Haenel, Adèle Exarchopoulos et Vega Cuzytek. Ces comédiennes ont chacune l’énergie de leurs âges et délivrent une performance saluée. 

Un récit déconstruit

‘Orpheline’ est le récit d’un être plus que d’une histoire. Ainsi, il déconstruit une personnalité en mélangeant les époques et les visages, pour inviter à un véritable voyage à l’intérieur de soi. Cette déconstruction, tant de l’espace temps que de l’apparence physique, permet finalement d’illustrer les multiples facettes d’une personnalité et d’un passé. C’est au spectateur de reconstruire l’essence de Karine, sa capacité à se battre contre toute adversité, à ne jamais être la victime de sa propre histoire. Si cette construction narrative toute particulière peut rendre compliquée la compréhension de l’intrigue, le fil rouge ne sera pas difficile à trouver. 

La réalisation d’Arnaud des Pallières

Le cinéaste aux manettes du film participe à ce voyage dans le temps. Il conçoit ainsi ‘Orpheline’ comme une véritable expérience : il propose à travers chaque actrice une nouvelle personnalité pour son personnage principal. Il va jusqu’à lui donner des pseudonymes, ce qui ne fait que renforcer la multiplication des facettes de Karine. Il garde en fait tout au long du film un secret sous clé, celui du titre, celui de l’événement qui a tout chamboulé. C’est au spectateur de tout reconnecter et de se laisser embarquer dans une envolée d’émotions plus que dans un enchaînement de péripéties. Arnaud des Pallières prend le risque d’agacer, de perdre l’attention, mais il relève le défi de, finalement, nous captiver

Regardez ‘Orpheline’ le 8 avril à 22h03 sur La Trois ou sur Pickx.be ou l'app de Proximus Pickx. Via TV Replay, vous pouvez regarder le programme jusqu'à 36 heures plus tard quand vous le souhaitez, ou également sur le site ou l'app 7 jours après sa diffusion !

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