En l’absence d’Axel Witsel, qui devrait manquer l’Euro cet été, ce sont Youri Tielemans et Leander Dendoncker qui se sont vu confier les clés de l’entrejeu belge par Roberto Martinez. Si le duo s’est bien débrouillé contre le Pays de Galles, il a été mis en difficulté à Prague, où l’absence de Witsel s’est fait cruellement ressentir.
Les Diables Rouges devront plus que probablement se passer d’Axel Witsel lors de l’Euro en juin prochain. Le milieu défensif du Borussia Dortmund se remet en effet d’une rupture du tendon d'Achille gauche survenue début janvier et les chances de le voir rejoindre la sélection cet été sont infimes.

Cette absence quasi certaine constitue une véritable tuile pour Roberto Martinez. Il faut dire qu’avec 110 sélections avec les Diables Rouges, l'ancien joueur du Standard est l’une des pièces maîtresses de l'effectif du coach espagnol et l’un des principaux garants de son équilibre. Si les solutions existent pour le suppléer numériquement, son profil atypique est difficilement remplaçable. Précieux tant à la récupération qu’à la relance, son absence s’est particulièrement fait ressentir lors du partage (1-1) en République tchèque.

Des difficultés à la relance

Pour pallier l’absence de Witsel, Martinez a placé sa confiance dans le duo Tielemans-Dendoncker lors des matches contre le Pays de Galles et en Tchéquie, laissant Kevin De Bruyne évoluer un cran plus haut. Une association complémentaire sur papier, d’autant que les deux anciens Anderlechtois se connaissent par cœur. "J'ai déjà beaucoup joué avec Leander”, explique Tielemans. “Mais on a également passé beaucoup de temps ensemble, cela crée forcément des automatismes et facilite les choses sur le terrain."

Si le duo s’en est bien sorti contre le Pays de Galles, il a été solidement bousculé, comme le reste de l’équipe, samedi dernier à Prague. Embêtés par un pressing haut tchèque qu’ils n’attendaient pas forcément, les Diables ont éprouvé de grosses difficultés à la relance et ont fini par abuser de longs ballons vers Romelu Lukaku. En cause, le manque de solutions offertes par l’entrejeu au pressing des coéquipiers de Tomas Soucek.

Nervosité et frustration

Dendoncker, l'option la plus défensive pour remplacer numériquement Witsel dans le onze de base, a fait le sale boulot et s’est montré solide dans le combat physique avec les Tchèques. Mais le joueur de Wolverhampton, moins expérimenté, ne dispose pas encore de la lecture de jeu, du sens du placement et des capacités de relance de Witsel.

Le sang-froid à toute épreuve du milieu défensif de Dortmund, à même de calmer le jeu dans les moments difficiles, manque également cruellement à ses coéquipiers lorsqu’ils sont mis sous pression. Bousculé par les Tchèques, Tielemans n’a pas réussi à produire son jeu habituel. Cela a eu le don de frustrer le médian de Leicester City, qui a même eu une altercation avec Romelu Lukaku en début de seconde période. Nul doute que le futur patron de l’équipe nationale, auteur d’une excellente saison en Angleterre, tirera des leçons de ce déplacement compliqué en République tchèque en vue des prochaines échéances.

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