Les célébrations mythiques : Juan Roman Riquelme à l’écoute du stade

Le derby entre Boca Juniors et River Plate est l’un des plus chauds de la planète. Si vous y ajoutez le génial Juan Roman Riquelme en buteur comme en 2001, cela ne peut que donner une célébration restée gravée dans l’histoire.

En 2001, le championnat argentin se joue encore avec une formule en deux temps : le championnat d’ouverture et le championnat de clôture. Pour l’ouverture, c’est Boca Juniors qui a décroché les lauriers, son 19e titre de champion d’Argentine. L’équipe de Buenos Aires a terminé avec 4 points d’avance sur son éternel rival de River Plate.
 
Les choses se passent moins bien lors du tournoi de clôture puisque c’est San Lorenzo qui finira en tête avec une très large avance de 17 points sur Boca, 3e. Entre les deux, River Plate. Les Gallinas garderont probablement en travers de la gorge leur match contre Boca, perdu 3-0, et au cours duquel un certain Juan Roman Riquelme étala sa classe.

Pénalty manqué mais…

Entre les deux équipes, la rivalité est gigantesque. Chaque match entre les deux formations de la capitale argentine est un bouillonnement incroyable et ce 8 avril 2001, les choses ne sont pas différentes. On joue alors la 10e journée du tournoi de clôture. Il n’y a donc pas un enjeu direct mais l’égo de chaque équipe est tel que seule la victoire compte.
 
Joué à Boca Juniors, le match ne décolle vraiment qu’en deuxième période. A la 66e, Ibarra avait ouvert la marque pour Boca, ajoutant une grosse pression à River Plate. Les visiteurs poussaient pour revenir mais sur un corner mal exploité, Boca partait en contre et obtenait un pénalty (discutable) à la 72e. C’est Riquelme qui s’avançait pour le tirer et tenter de doubler la mise. Son envoi était toutefois repoussé par le portier de River Plate mais Riquelme suivait bien et, de la tête, marquait finalement.

Les oreilles à l'écoute

Plus qu’heureux, le buteur de Boca courait alors en direction du centre du terrain, repoussant ses équipiers qui voulaient le féliciter. Le numéro 10 allait alors se planter face aux tribunes, plaçait ses mains derrière ses oreilles comme pour mieux écouter le stade faire exploser sa joie. L’air sérieux, Riquelme restait ainsi de longues secondes.
 
Sauf qu’en réalité, Riquelme vise un homme par son geste : le président de son club. Tout le long de sa course, son regard est braqué vers la tribune présidentielle. Un regard plein de revanche. Planté face à Mauricio Macri (par ailleurs président de l’Argentine entre 2015 et 2019), il le défie.
 
La raison de son courroux ? Le refus de Macri de lui offrir un nouveau contrat. En se positionnant ainsi, Riquelme montre à son président que les fans sont derrière lui, qu’ils l’aiment et qu’entre les deux, c’est Riquelme qui gagnerait. Macri comprend, s’assied et range son égo. Quelques mois plus tard, le numéro 10 argentin s’en ira au Barça.
 
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