Depuis hier, de nombreuses rumeurs, appuyées par tout un tas de preuves, font état du marché noir établi par un ou plusieurs employés de EA Sports. Ces derniers auraient contacté plusieurs joueurs professionels ou personnalités du milieu afin de leur proposer des cartes FUT à prix cassé, une pratique illégale bien entendu.

 

Depuis plusieurs années maintenant, et la montée en puissance de son mode de jeu Ultimate Team, EA Sports a mis en place toute une série de mesures afin de garantir la sécurité financière des différents joueurs qui profitent du jeu, mais aussi qu’aucun marché secondaire ne se met en place en dehors du marché officiel des transferts présent au sein du jeu. Pour rappel, le mode FUT permet aux joueurs d’acheter, via des FIFA coins, des packs de carte à l’effigie des joueurs stars du ballon rond et de composer leur équipe avec. Bien entendu, le hasard a sa part à jouer, car si les joueurs déboursent parfois des sommes folles sur le jeu, ils n’ont aucune garantie de la carte qui leur sera remise. Ces mesures vont de l’interdiction d’échanger des items du jeu contre de l’argent réel, jusqu’à la suppression de l’ancien système d’échange FUT.

Vous l’aurez compris, EA essaye de cadenasser du mieux possible son marché des transferts afin d’éviter des débordements. Et pourtant, hier, c’est une véritable bombe qui a été lâchée dans le milieu FUT. En effet, un post Twitter, rapidement relayé par des centaines de comptes et appuyé par toute une série de preuve visuelles, accuse un, ou plusieurs employés d’EA d’avoir mis en place un marché noir.

Très rapidement, la twittosphère s’empare de l’affaire et de plus en plus de preuves sont publiées. Il est notamment fait état de plusieurs “packs” proposés aux joueurs pour des sommes variants entre 1000 et 1700€. Contacté par nos soins, MrDoorey, expert sur FIFA depuis maintenant plus de 6 ans, nous explique : “On parle ici d’une différence de prix monumentale. Pour obtenir ces joueurs, il faudrait débourser en moyenne 15 000 €, presque 10x la somme réclamée par ces gens.”

Mais pour Doorey, ce qui est étonnant, c’est que l’affaire ne sorte que maintenant. “Si c’est la première fois qu’on en entend parler publiquement, je peux vous assurer que cela fait plusieurs années que ce système est mis en place. Beaucoup de joueurs professionnels ont été contacté par ces mêmes personnes pour acquérir ces cartes. J’ai moi-même été approché par ces revendeurs frauduleux.” Auparavant, d’autres systèmes de fraude avaient aussi été mis en place, comme par exemple la revente compte sur lesquels attendaient sagement des sommes faramineuses de FIFA Coins, utilisés par la suite pour construire une équipe de rêve.

Si ce système de vente est utilisé frauduleusement par certains employés de EA, il a pourtant été utilisé par l’éditeur durant de nombreuses années en tant qu’outil marketing. “Cela fonctionne sur le même principe qu’un post sponsorisé sur Instagram par exemple, certains joueurs de football reçoivent leur propre carte icône sur leur compte EA, ainsi que quelques cartes en plus, en échange d’un peu de publicité.” poursuit Mr Doorey, qui s’étonne d’autant plus de la réaction de certains acteurs : “Beaucoup jouent l’étonnement, mais je peux vous dire que beaucoup de monde était au courant de ce qui se passait.”

Depuis, plusieurs acheteurs de cartes se sont manifestés, expliquant au passage que des arrangements avaient été trouvés tantôt sur Whatsapp, tantôt via l’application de messagerie de Facebook. Si les faits sont avérés, cette affaire pourrait bien avoir une incidence sur les compétitions jouées sur le mode FUT. Il y a cependant peu de chance que EA passe en revue les comptes de tous les joueurs professionnels qui évoluent sur le jeu et certains d’entre-eux passeront donc entre les mailles du filet.

De son côté, EA a annoncé hier soir avoir lancé une série d’investigations pour connaitre le fin mot de l’histoire, bien qu’une telle abondance de preuves soit compliquée à nier. Devant les tribunaux, EA avait déclaré que les items de son jeu ne pouvaient pas être vendus contre de l’argent réel. Si les faits dont on vous parle ici sont confirmés, il se pourrait bien qu’EA ne plonge dans des ennuis judiciaires.