One day, one goal: le coup de tête de Sergio Ramos brise le rêve de l'Atlético Madrid

Le 24 mai 2014, la capitale espagnole était en effervescence. Quelques centaines de kilomètres plus loin, à Lisbonne, l’Atlético et le Real s’affrontaient pour une finale de Ligue des Champions 100% madrilène. Si la Maison Blanche décrocha ce soir-là sa fameuse Decima, elle le doit surtout à Sergio Ramos.

Fort de son premier titre en Liga depuis 1996, l’Atlético Madrid respire la confiance au moment d’affronter son ennemi juré. Le Real, lui, entendait remettre les pendules à l'heure en Ligue des Champions et pouvait devenir le premier club de l’histoire à remporter la coupe aux grandes oreilles pour la dixième fois. Le duel entre deux équipes aux styles différents mais qui se connaissaient par cœur s’annonçait électrique.

Ce sont les Merengue qui craquent les premiers, la faute à une surprenante boulette de leur capitaine Iker Casillas. A la 36e minute, le gardien du Real juge mal la trajectoire d’un ballon qui se dirige vers le point de penalty. Diego Godin profite de la sortie à contretemps du portier, qui a laissé son but vide, pour ouvrir le score de la tête.

Une forteresse quasi imprenable

Cristiano Ronaldo et ses coéquipiers prennent un sérieux coup sur la tête, car ils savent qu’une fois que leurs rivaux mènent au score, il est toujours très compliqué d’inverser la tendance. Fidèle à leur style de jeu défensif et accrocheur, les Colchoneros se muent en pitbulls et ne laissent rien passer pour tenter de garder les joueurs du Real hors de leur match. Même Ronaldo, le principal atout du Real, n'y arrive pas et bute sur le bloc de Diego Simeone.

Les ouailles de Carlo Ancelotti s’en remettent alors à Gareth Bale. Débarqué de Tottenham en 2013, le Gallois est l’un des seuls à créer du danger dans le camp adverse. Mais il ne parvient pas à trouver la faille: soit il bute sur un solide Thibaut Courtois, soit ses tentatives manquent de précision. Les minutes s’égrènent et l’Atlético file tout droit vers sa première victoire finale en Ligue des Champions. Alors que la fin du temps réglementaire approche, seul un miracle pourrait encore sauver le Real.

"Ce ballon, je l'ai envoyé avec mon âme"

Mais en fin de match, le travail défensif permanent des joueurs de l'Atlético commence à peser lourd dans les jambes. Ils multiplient les erreurs et le Real se fait de plus en plus menaçant. A la 93e minute, le Real obtient un corner et une dernière opportunité pour faire la différence. C’est alors que Sergio Ramos s’élève plus haut que tout le monde pour reprendre victorieusement le ballon botté par Luka Modric. Dans les dernières secondes, le défenseur central force ainsi les prolongations et redonne espoir à tous le peuple Merengue. "Ce ballon, je ne l'ai pas envoyé avec la tête, mais avec mon âme", confiera le joueur des années plus tard.

Ce but sonnera la fin des illusions pour les Colchoneros. Assommés et épuisés, ils ne se relèveront pas. A la 110e minute, Gareth Bale double la mise pour le Real avant que Marcelo porte le score à 3-1. A la 120e, Cristiano Ronaldo inscrira le quatrième but de son équipe sur penalty. Revenu de nulle part, le Real Madrid pouvait enfin savourer sa Decima.

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