Les 5 ingrédients d’un bon documentaire parodique

Cinéma |

Le faux documentaire, ou le ‘mockumentary’ en anglais, est un style très populaires auprès des créateurs de films ou de séries. Ses ressorts comiques et critiques fascinent. Mais quels sont les éléments qui font un bon docu parodique ? Proximus Pickx revient sur cinq ingrédients essentiels. 

De Proximus

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Des personnages qui semblent réels

Pour vendre au public l’idée qu’il regarde un documentaire, il faut qu’il croit que les personnages auraient pu réellement exister. Même s’il est bien conscient que le film ou la série est une fiction, il doit retrouver un soupçon de crédibilité, surtout au début de l’intrigue. Un bon jeu, des dialogues naturels, des vêtements ordinaires … Toutes ces choses contribuent à ce sentiment de réalisme

Pour le film ‘I’m Still Here’, par exemple, l’acteur Joaquin Phoenix s’est donné beaucoup de mal pour se montrer crédible. Dans cette intrigue, il abandonne le métier d’acteur pour tenter de faire carrière dans le rap. Le comédien est même apparu dans de véritables talk-shows pour annoncer qu’il avait donné une nouvelle direction à sa carrière, sans que personne ne sache qu’il s’agissait en fait de la promotion pour son faux documentaire. Dommage que ce film ait finalement été un flop. 

Le regard caméra

Dans un véritable documentaire, les protagonistes ont bien sûr conscience d’être filmés, la caméra les entoure constamment. Ainsi, ils n’hésitent pas à regarder l’objectif, à parler aux équipes ou à donner des interviews seuls, en confessionnal, pour dire ce qu’ils ont sur le coeur. Dans un ‘mockumentary’, ces éléments sont essentiels pour créer une ambiance et un style

Dans la série ‘Modern Family’, par exemple, chaque personnage a droit à ses interviews en confessionnal. Par contre, mise à part Phil qui regarde la caméra de temps en temps, les personnages dans le reste de l’intrigue ne semblent pas conscients d’être filmés par une équipe de tournage. Un décalage qui a suscité beaucoup de spéculations auprès des fans. Certains pensent que lors de ces entretiens séparés, les membres de cette famille recomposée ne parlent pas à une caméra, mais plutôt à un psychologue. Les autres scènes, quant à elles, seraient des souvenirs

Mouvements de caméra réalistes

Le style documentaire, qu’il soit réel ou parodié, y va à fond. Cela signifie qu’au niveau technique, les choses peuvent parfois mal tourner. La caméra n’est pas toujours parfaitement focalisée sur le bon personnage, et pour certains événements, elles n’est tout simplement pas allumée. Un personnage peut également s’éloigner de l’équipe de tournage, à tel point qu’il perd la connexion avec le preneur de son.

Une série qui ne manque pas d’utiliser cet élément avec beaucoup d’enthousiasme n’est autre que la version américaine de ‘The Office’. Les caméras sont généralement dans le bureau, mais il arrive qu’il se produise des choses en hors champ. Parfois, l’équipe de tournage débarque au milieu d’une discussion. Les personnages en quête d’intimité tentent d’échapper à l’objectif, et parfois l’équipe n’a d’autre choix que de filmer discrètement, à travers une serrure ou les stores d’une salle de réunion. 

Satire

Le genre du ‘mockumentary’ se prête particulièrement bien à la parodie. Quitte à se donner du mal pour que des personnages et des situations paraissent réels, autant qu’ils s’inspirent d’événements réels. Et lorsqu’on se moque de ceux-ci, on tombe forcément dans la satire

La vie ordinaire et quotidienne est un sujet édifiant comme base d’une parodie satirique, comme dans ‘The Office’ et ‘Modern Family’. Des problématiques sociales plus vastes peuvent également être abordées. L’industrie de la musique est par exemple critiquée dans ‘This is Spinal Tap’, tandis que l’apartheid est dénoncé dans ‘District 9’.

Interagir avec de vraies personnes

Ce dernier élément n’est pas indispensable, car de nombreux ‘mockumentary’ ne mobilisent que des acteurs, qui se montrent hilarants ou poignants. Mais les réalisateurs de faux documentaires peuvent, régulièrement, faire appel à des personnes réelles. L’un de leurs objectifs peut être de tromper les gens, comme dans ‘Borat’, ou les autres films de Sacha Baron Cohen, par exemple. Et d'avoir recours à des méthodes proches de la caméra cachée.  

Cependant, un exemple parfait d’interaction avec le monde réel sans tromper personne nous vient de la série canadienne quelque peu obscure ‘Nirvanna the Band the Show’. Il suit deux personnages qui veulent faire décoller leur groupe. Lorsqu’ils impliquent de vraies personnes dans leurs pitreries, ils ne font pas pour les tromper, mais juste pour qu’elles puissent raconter leur histoire. Les spectateurs occasionnels deviennent donc des acteurs de la série, qu’ils le veuillent ou non. En fin de compte, en tant que spectateur, il devient difficile de dire qui est acteur ou qui ne l’est pas

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