Justine Henin doit-elle regretter d'avoir arrêté le tennis si tôt ?

La plus grande championne belge de tennis de tous les temps a arrêté sa carrière il y a exactement dix ans. Une nouvelle blessure au coude l’a décidée à ranger définitivement sa raquette, à seulement 28 ans. Contrairement à d’autres, qui se sont accroché(e)s longtemps à leur carrière, Justine Henin a fait le choix de tourner radicalement la page, alors qu’elle avait, peut-être, encore quelques années devant elle. L’ancienne n°1 mondiale s’est-elle arrêtée trop tôt? 

Le 26 janvier 2011, Justine Henin annonçait une nouvelle qui faisait trembler le sport belge. À 28 ans, la Rochefortoise mettait un terme à sa carrière. En cause, une nouvelle blessure au coude et un avis médical qui l’oblige à ranger définitivement sa raquette. La Belge quitte le circuit avec un palmarès fantastique: 47 titres en simples, dont 7 Grands Chelems, 2 Masters et l’or olympique, ainsi que 117 semaines en sommet du classement WTA. 

Autant dire que la déception fut grande, pour ses supporters, de l’entendre arrêter sa carrière à seulement 28 ans. D’aucuns pensaient qu’elle prendrait le temps de soigner son coude, avant de revenir. Elle l’avait déjà fait en 2009, après une première retraite sportive (et alors qu’elle était n°1 mondiale). Mais cette fois, il n’en fut rien. Justine Henin ne foulerait plus jamais les terrains professionnels. Un choix qui en a surpris plus d'un, mais qui était ferme dans la tête de l’intéressée. 

Une après-carrière épanouissante

Justine Henin a pris une décision radicale, afin de se soigner. Un choix que soutient son ancien manager et ami, Benoit Cuisinier, interrogé récemment par La Libre Belgique. "Son corps a dit non après des années de travail. Elle ressentait des douleurs quand elle jouait et elle a pris la décision d’arrêter. Une sage décision. Elle aurait pu continuer, mais cela aurait été à chaque fois du chipotage avec son coude et ce n’était pas la vision qu’elle voulait pour sa carrière. Justine ne fait pas les choses à moitié", a-t-il expliqué. 

Pour son après-carrière, Justine Henin n’entend pas se reposer sur ses lauriers. La Belge avait plein de projets ou d’envies: devenir maman, devenir consultante pour la télévision, devenir entrepreneuse (avec son académie). Elle les mènera tous à bien. Au lieu de s’accrocher à sa carrière et de tout sacrifier pour le sport, la quadruple lauréate de Roland-Garros a décidé de se construire une vie épanouissante, hors des courts et des projecteurs. Bien entendu, la seconde existence de Justine Henin ne se passe jamais loin du tennis. Mais c’est elle qui décide de son agenda désormais, tout en équilibre.

Une exception

L’ancienne n°1 mondiale fait malgré tout figure d’exception. Le tennis regorge d'exemples de joueurs qui font les prolongations. Pensons à l’autre bijou du tennis belge, Kim Clijsters. Après deux premières retraites, la Belge victorieuse de trois US Open est encore revenue aux affaires en 2020, après 8 ans d’absence. Serena Williams, la joueuse la plus titrée de l’histoire, n’arrive pas non plus à décrocher. À 39 ans, l’Américaine a alterné entre mauvaises passes et retours à l’avant-plan ces dernières années. Mais elle est toujours parvenue à revenir au top, animée par l’envie de battre de nouveaux records, à l'instar de son homologue masculin Roger Federer. Parfois, au risque, d'aggraver des blessures. 

Récemment, en cyclisme, le coureur Tom Dumoulin a relancé le débat sur le fait, pour un sportif, de savoir s’arrêter à temps. À 30 ans, l’ancien vainqueur du Giro a décidé de faire une pause. "Je ressens depuis un certain temps qu'il m'est très difficile de savoir comment trouver mon chemin en tant que coureur (…) Je veux que l’équipe, que les sponsors, que ma famille soient heureux avec moi. Je veux bien faire pour tout le monde. Mais à cause de cela, je me suis oublié au cours de l'année dernière. Qu'est-ce que je veux ? Est-ce que je veux toujours être un coureur ?", a-t-il expliqué. Une question que tout athlète est en droit de se poser, mais souvent occultée par la pression et le cycle infernal des entraînements et des compétitions.

Alors, Justine Henin aurait-elle pu continuer encore? Sans doute, mais sa blessure au coude était tout de même sévère, et il est impossible de savoir si l’articulation aurait encore tenu le coup. Puis, à 28 ans, la Rochefortoise était encore pleine d’énergie pour son après-carrière. Finalement, sa retraite précoce fut sans doute un mal pour un bien.

Une fois de plus… Dans le sport, tout est possible !

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