En plein week-end de Global Finals du circuit BLAST Premier, l’équipe Vitality a écopé d’une amende de 10 000 $ pour sniping. C’est ce qu’a annoncé l’ESIC (Esports Integrity Commission) via un communiqué posté sur Twitter.

 

 

Mais que s’est-il passé ?

Mais qu’a-t-il pu bien se passer dans l’une des meilleures équipes du monde pour récolter une telle amende ? Pour ceux qui ne seraient pas au courant, l’équipe Vitality a, depuis quelques mois, pris ses quartiers dans le très prestigieux Stade de France. But de l’opération : mettre les joueurs dans des conditions de tournois hors-ligne afin de contre-carrer les effets de la crise sanitaire qui aura annulé toute évènement en présentiel. Les joueurs jouent donc les matchs dans la même salle, aux côtés de leur staff. Une disposition qui nous permet d’observer les joueurs et les réactions de l’équipe via les webcams présentes dans la salle.

Mais ces caméras auront permis aux viewers de remarquer quelque chose de plutôt cocasse lors du match opposant les abeilles à la Team Liquid en demi-finale de l’upper bracket. En effet, les plus attentifs aperçoivent un écran derrière Shox et ses coéquipiers. Un écran qui diffusait… le match en question, avec quelques minutes de délai. Dès le moment où l’écran est aperçu sur le live officiel de BLAST, c’est l’agitation dans le chat. Quelques instants après, un commissaire BLAST, Andrew Haworth, contacte la Team Vitality en exigeant que l’écran soit éteint dans les plus brefs délais. Mais le mal est fait, et le commissaire est dans l’obligation de transmettre la faute à l’ESIC.

Aucune preuve «d’intention malveillante»

Après analyse des images disponibles et des communications enregistrées durant le match, l’ESIC rassure. D’après elle, aucune preuve d’intention malveillante n’a été repérée. En effet, l’étude des différentes preuves “ne suggère pas que les joueurs utilisaient des informations dérivées du stream ou qu’ils ont obtenu un avantage dans leurs matchs en raison de la violation du code.“. D’après le comité, le fait d’avoir un écran allumé dans la pièce résulte plus de la négligence du staff que d’une réelle volonté de tricher. Afin de ne pas pénaliser les joueurs, une amende de 10 000 $ a alors été infligée à la structure française qui a directement admis sa faute.

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