Pourquoi le film 'Psychose' a autant terrifié le public à sa sortie ?

Il reste le chef d'œuvre incontesté du genre Hitchcock. 'Psychose', sorti en 1960, continue toujours d’intriguer. Ce dimanche soir, dès 20h15 sur Plug RTL, vous avez rendez-vous avec l’une des plus fascinantes histoires à suspense. Retour sur un film avant-gardiste qui a bouleversé les codes du cinéma des années 60. 

Intrigue novatrice

Marion vit un quotidien sans histoire à Phoenix, en Arizona. Jusqu’au jour où elle décide de prendre la fuite avec 40 000 dollars dérobés à son employeur. Sur la route, elle se réfugie dans un motel miteux et se fait sauvagement assassiner… Si l’intrigue ne vous inspire rien de très sorcier, attendez l’épilogue. Car au fur et à mesure que les minutes défilent, le spectateur découvre le personnage de Norman Bates, l’un des plus énigmatiques du cinéma.

Et c’est précisément cette intrigue autour d’un personnage glaçant qui va fasciner le spectateur quand il découvre le film en 1960. Une intrigue psychologique complexe où Norman Bates est habité par deux personnalités distinctes, dont l’une le pousse à tuer froidement. Cette précision dans l’analyse, cette psychologique poussée du tueur n’est pas monnaie courante dans les thrillers de l’époque. Le pari d’Hitchcock est gagnant. 

Des effets inédits

Comment ne pas évoquer cette scène de la douche devenue mythique ? Pour l’époque, le meurtre de Marion dans sa salle de bain est tout à fait avant-gardiste. Entre la musique stridente, les effets caméra sur le couteau, les ombres, les cris, le nombre de plans incalculables qui défilent en un temps record, le rendu est tout simplement bluffant. Du jamais vu pour le cinéma des années 60.

Son succès tient aussi de la manière dont Hitchcock racontait ses histoires. Le maître du genre est parvenu à diriger les émotions du spectateur, à l’emmener là où il ne s’y attend pas, à le surprendre via des plans, des cadrages, un montage qui dénote, et qui fonctionne. Il va parvenir à jouer avec le suspense comme personne n’avait alors réussi à le faire. Son style en impose toujours autant. 

Un acteur transcendé

Anthony Perkins incarne le personnage tourmenté de Norman Bates. Un rôle qu’il semble totalement habiter. C’est d’ailleurs dans la scène finale du film, et son regard perçant qui fixe la caméra, rictus aux bords des lèvres, qui donne à la conclusion un air dramatique et frissonnant. Cette pose reste sans aucun doute l’une des plus emblématiques du cinéma américain.

Aujourd'hui, les grands réalisateurs de notre époque s’inspirent toujours des grands principes du maître incontesté du genre. À notre niveau de spectateurs, le film semble ne pas avoir pris une ride. Nous sommes toujours saisis par ces effets grandioses, cette intrigue palpitante, et cet acteur aux multiples talents et personnalités. Notez aussi qu’une des signatures d’Alfred Hitchcock était de faire une brève apparition dans chacun de ses films. Ouvrez l'œil !

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