Comment ‘Wonder Woman’ a révolutionné le statut de la super-héroïne au cinéma

Le film ‘Wonder Woman’ représente un coup de pied dans la fourmilière de la pop culture. Alors que les films de super-héroïne n’ont jamais reçu de succès notable, l’héroïne badass de celui-ci a su convaincre et imposer ce modèle dans les blockbusters. Quelle est la recette du succès de ‘Wonder Woman’ ?

Mouvements sociaux

Le premier opus de ‘Wonder Woman’ est sorti en salles en 2017. Ce qui ne semble être qu’un détail anodin a en fait tout son sens : cette année-là, le cinéma était secoué par l’affaire Weinstein et le mouvement #MeToo. Il est difficile de ne pas lier cette secousse émancipatrice au sentiment de pouvoir féminin que dégage ‘Wonder Woman’. Si la super-héroïne correspond toujours aux standards du genre, notamment par son costume dénudé et ses relations amoureuses, elle crée l’impact en représentant le premier film héroïque avec une femme à rencontrer un tel succès. Le film a poussé les portes du Top 5 des productions Marvel qui ont le plus rapporté d’argent, aux côtés de ‘The Dark Knigt Rises’ et ‘Avengers’, rien que ça. Un véritable record au box-office qui prouve que le changement est en place pour une représentation repensée de la femme, dans un imaginaire jusqu’alors majoritairement masculin.  

Un modèle féminin

Ce n’est pas un hasard si le personnage de Wonder Woman crée cette vague dans le cinéma. Avant cela, dans l’univers des comics, il s’agit de la première super-héroïne jamais dessinée. Son succès et sa longévité sont exceptionnels, et surtout jamais rencontrés par un personnage féminin avant elle. Dès ses origines, l’héroïne a pour but de représenter "un modèle de féminité forte, libre et courageuse pour lutter contre l’idée que les femmes sont inférieures aux hommes" (selon le communiqué de presse paru lors de sa première apparition en 1942). Elle s’est inscrite comme une véritable icône de la pop culture et a ouvert la voie à d’autres héroïnes battantes, comme Buffy (‘Buffy contre les vampires’) ou Arya (‘Game of Thrones’). 

Des femmes aux commandes

Gal Gadot, actrice principale qui porte l’armure de Wonder Woman, a elle-même déclaré que le film est féministe. Un engagement qu’incarne très bien la jeune femme israélienne, ayant pris le parti de faire de son personnage une femme puissante et aimante. Aux manettes de ce film, côté réalisation, c’est aussi une femme qu’on retrouve : Patty Jenkins. La cinéaste déclare avoir puisé dans les stéréotypes des super-héros masculins pour son film, et ne pas avoir hésité à les transposer à Wonder Woman. Le problème de la représentation des femmes au cinéma, elle l’a pris à bras le corps : Hollywood avait du retard, et elle lui a servi Wonder Woman. Elle a par ailleurs affirmé qu’à ses yeux, "tout film est politique". 

Ouvrir la voie

Wonder Woman a changé les codes du cinéma et a permis à d’autres personnages féminins puissants de prendre place. C’est le cas de Captain Marvel, conçue pour être "la plus puissante héroïne jamais créée" selon Kevin Feige, patron des studios Marvel. Après l’échec ou le succès peu marqué de films comme ‘Elektra’ ou ‘Cat Woman’, il semble que, cette fois, la voie soit véritablement ouverte. Captain Marvel fait un pas de plus dans la conception d’un personnage fort et indépendant : sa tenue de combat sert à la protéger et non pas à dévoiler ses attributs, elle ne souffre d'aucune sexualisation exagérée, et son histoire ne tourne pas autour de celle des hommes. Le scénario, par ailleurs, a presque exclusivement été écrit par des femmes (cinq sur six scénaristes). Ce nouveau blockbuster décide de ne pas réserver à son héroïne une histoire d’amour, mais plutôt une relation d’amitié et de sororité avec une autre femme. Des avancées qui laissent entrevoir un cinéma loin des clichés sexistes.  

Wonder Woman est diffusé ce mercredi 20 janvier à 20h05 sur Tipik. 

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