Cette saison, la trêve hivernale a été réduite à sa portion congrue. Pas de stage à l’étranger, à peine deux semaines d’interruption, exactement comme lors des trêves internationales. Une saison inédite donc avec également quelques stats remarquables que nous passons en revue.
 
Cette saison, les clubs ont fait résonner la valse des entraineurs. L’été dernier déjà, avant l’entame de la saison, pas moins de neuf clubs avaient décidé de changer de coach pour repartir sur de nouvelles bases. Mais durant la saison, au cours des 19 journées disputées, 13 autres changements de T1 ont été opérés. Certains clubs, et non des moindres, comme Gand (Thorup, Bölöni, De Decker et Vanhaezebrouck) et Genk (Wolf, Oliveri, Thorup, Van den Brom) en sont déjà à leur quatrième mentor de la saison ! 
 
Saison échevelée
 
Si à l’exception de la onzième place du Standard, le classement actuel de la JPL ne présente guère de surprises avec un quatuor de tête composé du Club de Bruges (39 pts), Genk (35 pts), Charleroi (33 pts) Anderlecht (32 pts), cette saison n’en donne pas moins l’impression d’être bien plus disputée que les précédentes. Ainsi, la saison passée, après 19 journées, l’écart entre le Club de Bruges (46 pts) et l’Antwerp, son premier poursuivant à l’époque, était déjà de 9 points, puisque le Great Old pointait à la deuxième place de la hiérarchie avec 37 points. 
 
En outre, tout au long de la saison passée (19/20), il n’y a eu que trois équipes à avoir occupé à un moment ou l’autre de la saison la première place du classement (Club, Standard, Antwerp). Cette saison-ci, elles sont déjà six à avoir eu cet honneur (Club, Charleroi, Genk, Beerschot, Antwerp et … Waasland-Beveren). Enfin, après 19 journées la saison passée, entre le quatrième classé (Gand – 35 points) et le dixième (Anderlecht – 23 points) il y avait 12 points d’écart, tandis qu’aujourd’hui, seulement 7 points séparent Anderlecht (32 pts – 4ème) du KV Ostende (25 pts – 10ème).
 
Anderlecht au top et au flop!
 
Le RSC Anderlecht semble avoir enfin trouvé sa vitesse de croisière sous la férule de Vincent Kompany. Les Mauves occupent une belle quatrième place au classement et ce, alors qu’ils alignent l’équipe la plus jeune de la compétition. Mais si les Bruxellois réalisent un parcours plus qu’honorable, ils le doivent surtout à leur bilan au Parc Astrid où ils ont signé un 22 sur 30 qui en fait la meilleure équipe à domicile, devant Genk (21/30) et le Club (19/30). Car en déplacement, le Sporting ne s’exporte pas. Son bilan de 10 sur 27 est l’un des plus faibles de la JPL puisque seuls le Cercle (9 sur 27), le STVV (8 sur 30) et Mouscron (8 sur 30) font moins bien. 
 
Jeunesse et maturité 
 
Cette saison, Anderlecht et ... Waasland-Beveren sont les deux équipes qui ont franchement opté pour la jeunesse. Ces deux clubs ont disputé chacun trois matches avec une équipe à la moyenne d’âge de moins de 23 ans. Le pompon revenant au RSC Anderlecht qui contre Ostende a aligné un onze de départ de 22 ans de moyenne d’âge. 
 
Par ailleurs, Charleroi, l’Antwerp et Zulte-Waregem font l’inverse en misant sur l’expérience. Karim Belhocine est ainsi le coach qui a aligné l’équipe la plus expérimentée de la saison (29,3 ans de moyenne lors de la … défaite à Eupen 3-1). Mais le Great Old et les Flandriens de Francky Dury ont également aligné à plusieurs reprises cette saison un onze de plus de 29 ans de moyenne d’âge.
 
Dwomoh, le précoce
 
Au niveau individuel, cependant, c’est le Racing Genk qui a lancé le plus jeune joueur de la compétition. Ainsi, le 19 décembre dernier, lors du match contre Courtrai, Pierre Dwomoh a signé ses grands débuts à 16 ans 5 mois et 28 jours. Mais il est loin d’avoir été le seul ado à faire ses grands débuts professionnels en JPL. Kristian Arnstadt (Anderlecht, 17 ans 27 jours, le 4 octobre contre Club), Luca Oyen (Genk, 17 ans 4 mois 26 jours, le 9 août contre le Club), Aster Vranckx (Malines 17 ans 10 mois 5 jours, le 9 août contre Anderlecht) et Isaac Asante (OHL, 17 ans 11 mois 17 jours, le 15 août contre Genk) sont également de beaux exemples de précocité cette saison.
 
Inusable Deschacht
 
A l’opposé, de nombreux clubs misent aussi sur des joueurs plus que trentenaires. La palme absolue revenant à Olivier Deschacht qui le 29 décembre dernier, contre Eupen, a disputé son 460ème match en JPL avec Zulte-Waregem à l’âge de 39 ans 10 mois et 13 jours. Nicolas Penneteau (Charleroi, 39 ans 9 mois 29 jours le 27 décembre contre l’Antwerp), Igor De Camargo (Malines 37 ans 7 mois 15 jours le 27 décembre contre Mouscron), Guillaume Gillet (Charleroi 36 ans 9 mois 18 jours le 27 décembre contre l’Antwerp), Matias Silvestre (Mouscron 36 ans 3 mois 2 jours le 27 décembre contre Malines) sont évidemment également de beaux exemples de longévité.