Le e-sport gagne de plus en plus de terrain et touche désormais de nombreuses disciplines. Le cyclisme n’y échappe pas, à la différence près que les sportifs réalisent de véritables efforts. Ce mercredi, les premiers championnats du monde UCI seront organisés.
C’est une belle preuve de reconnaissance pour la discipline. La plus belle même, peut-être. Le e-cyclisme va avoir droit à ses championnats du monde sur route, sous l’égide de l’UCI, la fédération internationale. A la clef, le fameux maillot arc-en-ciel qui fait rêver tous les amoureux de la pédale.
 
C’est ce mercredi, à partir de 15 heures, que la course aura lieu. 77 hommes et 53 femmes, issus respectivement de 21 et 19 pays, prendront le départ de cette course historique. Et, cocorico, c’est la Belgique qui présente le plus gros contingent chez les hommes avec 9 coureurs. Une seule Belge tentera de remporter la course, Mieke Docx.
 
Des amateurs et des pros de tous horizons

La particularité du e-cyclisme, c’est qu’il permet aux amateurs de se frotter aux pros. Mais aussi à des coureurs habitués à d’autres disciplines comme le VTT ou le cyclo-cross, de venir tester le bitume virtuel. Ce qu’il faut, c’est un minimum de sens tactique et de grosses capacités physiques.
 
L’équipe belge alignera par exemple 7 pros (De Gendt, Campenaerts, Vanhoucke, Iserbyt, Schuermans, Picoux et Van den Brande) et 2 amateurs : Teugels et Vujasin. Ce dernier, champion de Belgique de la discipline, est d’ailleurs l’un des favoris de la course, longue de 50 km.
 
A côté des Belges, on retrouve quelques autres grands noms du cyclisme mondial : Jordan Sarrou, champion du monde VTT, Lionel Sanders (circuit Ironman) et Thomas Pidcock (5e championnats du monde de l’année). Mais aussi, toujours chez les hommes, Domenico Pozzovivo, Rigoberto Uran et Edvald Boasson Hagen. Chez les dames, le plateau est également impressionnant avec Anna Van der Breggen, Annemiek Van Vleuten ou encore Elinor Barker et Kirsten Wild, multiples championnes du monde sur piste.
 
Tous logés à la même enseigne

L’épreuve, qui se déroulera sur la plateforme Zwift, se fera dans des conditions très strictes. Ainsi, tous les participants se produiront sur le même rouleau. C’est donc bien les capacités physiques et non matérielles qui feront la différence.
 
En outre, les coureurs ont dû se soumettre à des tests anti-dopage. Cela n’a pas été sans problème pour les amateurs qui n’ont pas l’habitude de ce protocole, au contraire des pros pour qui c’est la routine. Résultat, plusieurs e-cycliste ont dû déclarer forfait, n’ayant pu réaliser le test.
 
La course pourra être suivie sur le site de l’UCI mais aussi en Auvio sur le page de la RTBF, à partir de 15 heures.