Les telenovelas continuent de cartonner. Mais d'où vient ce genre ?

Qui n'a jamais entendu parler de Ugly Betty ? La telenovelas américaine était un remake d’une série colombienne et avait cartonné chez nous. Un genre à part qui continue de cartonner, surtout chez nos voisins flamands, alors que les blockbusters débarquent sans arrêt sur Netflix.

La hype des telenovelas est un phénomène assez récent dans nos régions. Au milieu des années 2000, ils ont poussé comme des champignons, surtout en Flandre. La plus célèbre est bien sûr "Sara" (2007-2008), mais il y a eu aussi "Emma" (2007) sur Eén et "Louis-Louise" (2008-2009), "David" (2009-2010) et "Ella" (2010-2011) sur VTM.
 
Pour comprendre l'essor et la popularité continue du genre, il faut d'abord revenir aux sources. Et ce, en Amérique latine.

Très populaire en Amérique latine

Aujourd'hui encore, en Amérique latine, les telenovelas sont dévorées comme s'il s'agissait de petites gourmandises. Le Mexique et le Brésil en particulier sont les grands producteurs, mais le genre doit sa grande percée à "Yo soy Betty, la fea" qui a été diffusé à la télévision en Colombie au début du siècle.
 
Le succès retentissant de Betty, une femme intelligente mais peu attirante qui, malgré tous les revers, se met à sortir avec le patron de l'entreprise de ses rêves, trouve bientôt un retentissement international. Des États-Unis ("Ugly Betty") à la Flandre ("Sara") en passant par l'Allemagne ("Verliebt in Berlin") et les Pays-Bas ("Lotte"), le concept de la série a été copié.

Plaisir coupable

Mais à quoi le genre doit-il son succès ? Cette réponse semble englober plusieurs couches. Tout d'abord, il y a le fait qu'une telenovela est limitée et donc beaucoup moins chère à fabriquer que son grand frère, le feuilleton.
 
Outre cette raison économique, la telenovela doit son grand succès principalement aux intrigues mélodramatiques, qui se terminent invariablement par une fin heureuse. La télénovelas typique commence avec un personnage féminin qui, en raison de circonstances extérieures, ne peut pas poursuivre son rêve. Il s'ensuit diverses aventures amoureuses, qui finissent par aboutir à une fin heureuse où le personnage obtient à la fois le travail de ses rêves et l'amour de sa vie. Habituellement, elle subit aussi une métamorphose, passant du vilain petit canard au beau cygne.
 
Bien sûr, le fait que ce genre attire un public jeune et fidèle ne nuit pas aux annonceurs. Après la disparition de "Sara", le film a été diffusé trois fois déjà sur VTM, à chaque fois avec une grande audience. Selon la chaîne de télévision, l'ensemble des téléfilms a représenté pas moins de 17 millions de visionnements ces dernières années.
Côté francophone, le genre est moins à la mode même si les versions américaines et allemandes de Betty ont eu leur succès chez nous. On pourrait raccrocher à ce genre, mais sans y coller parfaitement non plus, les séries des années telles que Hélène et les Garçons ou Premiers baisers.

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