Accrochée en Suisse, l'Espagne a vu l'Allemagne lui passer devant au classement lors de l'avant-dernière journée de la phase de groupes de la Ligue des Nations. La Roja a toutefois encore son sort entre les mains puisqu'elle sera assurée d'une place dans le carré final si elle s'impose à Séville contre la Mannschaft.
Un seul point. Voilà l'écart qui sépare actuellement l'Allemagne (9) de l'Espagne en Ligue des Nations. À Séville, ce mardi, les deux pays se livreront un duel sans merci pour désigner le vainqueur du groupe 4. En tête tout au long de la campagne, la Roja a vu son adversaire principal prendre les commandes du classement lors de l'avant-dernière journée. La faute à une équipe de Suisse accrocheuse qui a bien failli s'offrir le scalp des Ibériques. Une égalisation dans les derniers instants de Gerard Moreno a finalement permis aux troupes de Luis Enrique d'arracher le match nul.

Ramos a-t-il la tête ailleurs ?

Si la Nati avait déjà montré face à la Belgique qu'elle pouvait contrarier les plus grands, l'Espagne a tout de même eu les opportunités pour repartir avec les trois points de Bâle. Sergio Ramos, désormais le joueur le plus capé de l'histoire en sélection (177), a, en effet hérité de deux penaltys qui auraient dû inverser la tendance. Après une série impressionnante de 25 penaltys réussis consécutivement toutes compétitions confondues, le capitaine du Real Madrid et de la Roja a toutefois connu deux échecs dans cet exercice.

En conférence de presse d'après-match, les journalistes ont peut-être mis le doigt sur ce qui pourrait faire cogiter Sergio Ramos en ce moment. Tout le monde ne parle, en effet, à l'heure actuelle que de la prolongation de contrat du défenseur de 34 ans au Real Madrid. En fin de contrat en juin prochain, le Sévillan sera libre le 1er janvier de négocier avec qui il veut. Le choix serait-il à ce point difficile ?

Un trio offensif allemand impressionnant

La Mannschaft, de son côté, n'en a cure des problèmes de contrat de Sergio Ramos. Après avoir manqué le carré final lors de la première édition, et avoir même terminé en queue de peloton, les hommes de Joachim Löw ont à coeur de rectifier le tir pour cette deuxième campagne. Pour la première fois depuis novembre 2018, l'Allemagne a aligné d'entrée de jeu sa meilleure attaque face à l'Ukraine. Le trio offensif surpuissant composé de Serge Gnabry, Leroy Sané et Timo Werner a montré qu'il serait difficile de les arrêter quand ils sont réunis. Le buteur de Chelsea a inscrit un doublé tandis que l'ancien Citizen a également fait trembler les filets.

Dans le secteur défensif, les partenaires de Manuel Neuer présentent également une meilleure stabilité. En deux rencontres, ils n'ont encaissé qu'un seul petit but alors que le mois d'octobre avait vu la Mannschaft concéder sept goals en trois matchs. Leon Goretzka, au four et au moulin contre l'Ukraine, et les siens savent cependant que la partie est loin d'être gagnée d'avance en Espagne. La dernière défaite de la Roja à domicile date d'octobre 2018. Mais le gros avantage pour l'Allemagne, c'est qu'elle n'est pas obligée de l'emporter...

Suivez Espagne-Allemagne en direct ce mardi soir, à partir de 20h35, sur Eleven Sports 1, disponible dans l'Option All Sports de Proximus Pickx.