Vieux films sexistes : quand le cinéma a franchi la limite

On les a longtemps regardés, adorés, critiqués. Aujourd’hui, les consciences s’éveillent pour dénoncer des films qui transpirent le sexisme. Ces longs métrages, qui ont déjà quelques années, sont aujourd’hui pointés du doigt pour des propos, des scénarios ou des personnages à tendance sexiste. Proximus Pickx fait le tour de la question avec quelques exemples très parlants.

Reese Witherspoon pose les bases

"Et maintenant, on fait quoi ?” Cette phrase, prononcée très souvent par des femmes, se retrouve dans un nombre incalculable de films, blockbusters et longs métrages à succès. C’est précisément ce que dénonce l’actrice Reese Witherspoon, connue pour son rôle d’Elle Woods dans “La revanche d’une blonde”. Elle dénonce le fait que la femme soit mise dans une position de victime, qui n’a pas de rôle de décideur, qui n’est pas à la base du scénario.

Suite à ce constat, elle a décidé de créer sa propre boîte de production pour lancer des films où les femmes seraient au centre de l’intrigue, fortes et déterminantes. On pense notamment à “Gone Girl” et “Big Little Lies”. Ce constat de sexisme dans le cinéma se retrouve dans bien des productions. En voici quelques exemples.
 

James Bond

Dans certaines scènes très tendancieuses, l’agent secret passe du gentleman qui force l’admiration à celui d’homme qui force… tout court. Baiser forcé, voyeurisme, propos sexistes, domination, culture du viol. Si les anciens épisodes de 007 sont jugés bien plus sexistes que les plus récents, il n’en demeure pas moins que des voix s’élèvent pour dénoncer un sexisme “socialement accepté” à l’époque, et qui continue de choquer l’opinion publique aujourd’hui.

Récemment incarné par Daniel Craig, les derniers volets de la saga laissent un peu plus de place au rôle des femmes… même si, dans “Specter”, après une scène de bagarre, on entend encore Léa Seydoux murmurer à Bond “What do we do now?”
 

De "Love Actually" à "Grease"

Des films populaires, adorés et regardés par des millions de spectateurs, ont été socialement acceptés, bien que véhiculant un message sexiste. Bridget Jones, par exemple, représente la trentenaire gourde, ronde, focalisée sur l’amour pour ne pas finir vieille fille, moquée par celui qu’elle veut séduire.

Love Actually, film de Noël par excellence, a été décrié ces dernières années pour montrer des histoires d’amour uniquement emmenées par des hommes. Enfin, Grease. Outre la chanson “Summer Nights” et cette phrase “Did she put up a fight?” (est-ce qu’elle s’est défendue ?), le film se termine sur cette scène avec Sandy, complètement relookée, qui semble ne pouvoir correspondre à Dany que si elle se fond à son style de baroudeur. Une fin de plus en plus décriée.

De la victime au personnage fort

Femmes victimes et hommes bourreaux, c’est la représentation clé de la plupart des films d’horreur que le public a vu défiler. Des personnages très stéréotypés, celui d’une femme soumise à la peur et à la puissance de son agresseur. Ces dernières années toutefois, les femmes ont revendiqué la place de leader dans bien des productions, par exemple le film et la série du même nom, “Revenge”. Stacy Smith, une chercheuse américaine, a d’ailleurs établi que l’horreur est le seul genre où les femmes ont des rôles de plus en plus importants, parfois même le rôle principal et non de victime.

Même constat pour les Disney qui tendent à se moderniser, avec des personnages féminins plus aboutis et engagés, par exemple “Rebelle”, bien loin des princesses endormies et leurs princes charmants salvateurs. Le cinéma voit d’ailleurs naître de plus en plus de films et de personnages forts, incarnés par des femmes. On pense notamment à “Bandidas”, “Collette, Hermione dans “Harry Potter”, “Les suffragettes”, ou encore “Hunger Games”. 

Cinéma

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Attention : regarder la télévision peut freiner le développement des enfants de moins de 3 ans, même lorsqu’il s’agit de programmes qui s’adressent spécifiquement à eux. Plusieurs troubles du développement ont été scientifiquement observés tels que passivité, retards de langage, agitation, troubles du sommeil, troubles de la concentration et dépendance aux écrans

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