"Detroit" : un film coup de poing indispensable sur Netflix

"Detroit" est le dernier film en date de Kathryn Bigelow (Point Break et Démineurs). Avec "Detroit", la réalisatrice revient sur les émeutes raciales particulièrement violentes de l’été 1967. En plein mouvement #BlackLivesMatter, la diffusion de "Detroit" sur Netflix illustre avec réalisme la violence du racisme et l’impunité policière. 

Inspiré d’une histoire vraie

Sortie dans les salles en 2017, Kathryn Bigelow souhaite que son film soit un hommage aux victimes à l’occasion du cinquantenaire des émeutes qui ont troublé la ville de Detroit en 1967.  Les États-Unis connaissent une vague d’émeutes cette année-là. La guerre du Vietnam est vécue comme une intervention néocoloniale et la ségrégation raciale nourrissent la contestation. 

Après une descente de police dans le « Motel Algiers » et pendant cinq jours qui ont suivi, la foule se rebelle à Détroit. La réalisatrice fait le choix de concentrer son film sur cette affaire. Douze personnes (dont dix de couleurs) sont séquestrés, humiliés et battus par des policiers du Detroit Police Department, de la Police d’État du Michigan et de l’Army National Guard. Trois d’entre eux, Aubrey Pollard (19 ans), Fred Temple (18 ans) et Carl Cooper (17 ans) trouveront la mort sans que leurs bourreaux ne soient condamnés.  L’affaire a été classée et les meurtriers ont été acquittés. Les homicides sont justifiables puisqu’ils ont prétendu à de l’autodéfense devant un jury composé exclusivement de Blancs.

En tout, ces émeutes en 1967 ont causé la mort de 43 personnes, elles ont fait en tout 467 blessés et ont mené à l’arrestation de 7 200 Afro-américains. Les émeutes de Detroit deviennent l’insurrection la plus meurtrière des États-Unis.

Un tournage proche du documentaire

Comme dans "Démineurs", Kathryn Bigelow ne s’embarrasse pas de plan de coupes, de gros plans et autres techniques compliquées du cinéma. Sa technique : trois ou quatre caméras sont allumées simultanément pour tourner les séquences. Les acteurs évoluent dans le décor et les caméras tournent constamment autour d’eux en mouvement. Kathryn Bigelow évite de couper l’action pour donner du réalisme à la séquence et une continuité entre les évènements. Cela permet d’avoir un jeu plus organique, fluide et sans coupure. 

La recette de la réussite est sans aucun doute le choix d’un bon casting. John Boyega interprète l’agent de sécurité au centre du film qui a vécu les évènements de l’intérieur. D’autres visages bien connus sont dans le film Anthony Mackie (Falcon dans la saga Marvel), Hannah Murray (Vère dans Games of Thrones), ou encore Will Poulter (Midsommar, Le Labyrinthe).

Le tournage du film gagne notamment en temps car une scène peut être boucler en 2 ou 3 prises seulement. Très proche du style documentaire par le recourt de la caméra portée, les images d’archives et la continuité entre les événements mis en scène et la réalité, la réalisatrice veut persuader le public d’un adéquation du récit au réel. 

La première réalisatrice oscarisée

Kathryn Bigelow a débuté sa carrière de cinéma à l’université de Columbia Film School en 1978. Tout au long de sa carrière, elle a enfilé à plusieurs reprises sa casquette de réalisatrice, actrice, scénariste et productrice. À ce jour, elle est la première et seule femme à recevoir l’Oscar du meilleur réalisateur en 2010 pour "Démineurs"

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