Après des mois de silence, l'Excelsior Virton est revenu hier sur l'avant de la scène médiatique, plus combatif que jamais. Le club, revigoré par une décision de la Cour d'Appel qui lui est favorable, espère à nouveau pouvoir participer au championnat de 1B (ou recevoir une compensation financière) après le rejet des arguments de l'Autorité de la Concurrence, de la Commission des licences, de l'URBSFA et de la Pro League.
 
Mais l'affaire pourrait aller encore plus loin et prendre une tournure judiciaire... Sûr de son fait, Virton a également décidé d'attaquer cinq de ses ex-joueurs en justice pour rupture de contrat abusive dans le climat de malaise que connaissait le club à l'époque.
 
Le club souhaite que des joueurs tels que Guillaume François, Loïc Lapoussin ou Anthony Moris qui ont quitté Virton pour rejoindre l'Union Saint-Gilloise comparaissent devant un juge du tribunal du travail en octobre. Virton exige que les joueurs concernés paient leurs années de contrat restantes au Stade Yvan Georges en compensation du dommage causé. L'Union SG, qui a accueilli ce trio, est considéré par Virton comme "complice" dans cette affaire
 
Pas de joueurs, pas de stade?
 
Tout cela pose évidemment question sur les intentions réelles de Virton. Le club a récemment été contraint de déclarer forfait en Croky Cup parce qu'il ne disposait plus de suffisamment de joueurs pour donner la réplique au Racing Club Bambrugge. Ces derniers mois, le stade de l'Excel n'a pas non plus été transformé pour se conformer aux critères exigés par la licence pro.