Pourquoi les coureurs n’apprécient pas toujours les journées de repos

Après seconde semaine agitée sur les routes de France, les cyclistes de le Grande Boucle ont bien mérité une journée de repos. Ils ont posé leurs valises dans l’Isère, le temps de reprendre leur souffle une dernière fois avant une troisième semaine musclée. Pourtant, les coureurs ne raffolent pas forcément de ces moments de pause. Explication.

Les grands tours sont les épreuves les plus difficiles de la saison. Pendant près de trois semaines, les coureurs enchaînent les étapes éprouvantes, accumulant les kilomètres à travers plaines, vallées et haute montagne. Il est donc indispensable de recharger les batteries. C’est pourquoi deux journées de repos sont prévues dans le parcours. 

Cependant, ces 24 heures de répit ne sont pas toujours du goût des coureurs. Après avoir subi un rythme effréné pendant plusieurs jours, les jambes peuvent gonfler et s’engourdir si elles sont laissées au repos. C’est pourquoi la plupart des équipes prévoient une sortie sur route paisible en guise de décrassage

N’oublions pas non plus que les journées de repos sont aussi des moments dédiés aux obligations médiatiques. Les coureurs passent donc du temps à répondre aux questions des journalistes, ce qui n’est pas forcément leur passe-temps favori.  

Les chutes de Poulidor

Même s’ils permettent de décompresser un peu, les jours de pause cassent le rythme des coureurs. Au point que le retour sur le vélo, le lendemain, est parfois plus difficile. Après avoir relâché la pression quelques heures, il s’agit de retrouver toute sa concentration pour les étapes à venir.

L’histoire de la Grande Boucle a d’ailleurs montré que les journées de repos étaient parfois synonymes de malheurs pour certains. Sur le Tour 1968, Raymond Poulidor chutait le lendemain d’un jour blanc. Renversé par une moto, il avait dû abandonner la course. Cinq ans plus tard, rebelote: ‘Poupou’ passe au-dessus d’un muret dans une descente et doit de nouveau quitter le Tour.

La sentence fut plus tragique en 1995. Au lendemain du jour de repos, la 15e étape du Tour de France emmènait les coureurs sur le col de Portet-d’Aspet. Dans la descente, l’Italien Fabio Casartelli chute lourdement. L’homme ne portait pas de casque en raison de la chaleur, et meurt des suites de ses blessures. Casartelli est le dernier cycliste décédé sur les routes de la Grande Boucle.

Le Covid en trouble-fête

Les journées de repos permettent normalement aux coureurs de passer du temps avec leurs proches. Mais cette année, ce petit plaisir leur a été retiré, en raison des mesures sanitaires. De plus, toutes les équipes devront se soumettre à des tests de détection du Covid-19, afin de s’assurer que personne n’est contaminé. De quoi nourrir quelques angoisses pendant une journée pourtant consacrée à la détente. On comprend que certains s’en seraient bien passé! 

Mais après ce second lundi de trêve, ce sera l’heure de la grande bataille. Au menu de la troisième semaine de ce Tour 2020, le spectaculaire et inédit col de la Loze et un contre-la-montre possiblement décisif à la Planche-des-Belles-Filles. Les coureurs ont intérêt à prendre des forces.

Retrouvez toutes les infos sur le Tour de France via ce lien.

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