Les favoris du général ont-ils peur des bordures ?

La Grande Boucle laisse derrière elle la Provence et la vallée du Rhône et arrive doucement au pied des Pyrénées. La septième étape venteuse de Millau à Lavaur pourrait être propice aux coups de bordure. Mais cela-fait il encore peur aux hommes qui visent le maillot jaune?

Sur la route des Pyrénées, cols et basses montagnes alternent avec des routes plates. Dans la septième étape, le Col de Peyronnenc et la Côte de Paulhe sont au programme, avec des pentes pouvant aller jusqu'à 5%. Après la Côte de Paulhe, la majorité de l'ascension sera faite. Il restera alors encore une centaine de kilomètres à parcourir.

Le vent est évidemment un facteur à prendre en compte. Il pourrait, en effet, faire beaucoup de dégâts dans la Garonne. La chance de voir se former des bordures est aussi bien réelle. Les coureurs qui se battent pour le classement général sont prévenus: s'ils ne se retrouvent pas dans le bon wagon, ils risquent de perdre un temps précieux. Un certain danger subsiste donc dans les zones plates, mais les hommes en lutte pour le classement craignent-ils vraiment ces bordures ?

Rouler dans le sillage d'un coéquipier peut permettre d'économiser beaucoup d'énergie. Cela vaut donc encore plus au sein d'un peloton. Dans les portions plates, la tâche principale des lieutenants est de placer leur leader à l'abri de la première bordure. Les coureurs qui luttent pour le classement général comme Primož Roglic ou Egan Bernal comptent sur leur équipe pour ne pas perdre leur emprise sur la tête de la course. Car s'ils se font coincer dans une étape de plat, le temps perdu peut être très important.

Un tempo maîtrisé

Si le peloton se déchire et que votre leader se retrouve à l'arrière - dans la troisième ou quatrième bordure par exemple -, il sera très difficile de colmater les brèches. Revenir dans le groupe précédent demande un sacré boulot. C'est pourquoi, dans les étapes de bordures, les équipes des grands favoris déterminent souvent la course. Elles se positionnent à l'avant, donnent le rythme et tentent de diviser le peloton elles-mêmes. De cette façon, les formations gardent le contrôle et s'assurent que leur chef fait partie de la première bordure. Il s'agit d'une stratégie bien rodée des équipes de haut niveau, qui minimise le risque de perte de temps.

Si les favoris sont à la traîne, tout le monde est sur le pont. Les lieutenants roulent à bloc pour accélérer le rythme et combler l'écart pour eux sur les coureurs en tête. De nos jours, les serviteurs sont d'un tel calibre que le temps perdu est largement rattrapé dans les derniers kilomètres avant la ligne. Le Tour de France ne se décide pas dans des étapes de bordures: tout au plus, le leader et ses lieutenants perdent beaucoup d'énergie, et en paieront le prix dans les étapes suivantes. Mais quand les leaders ont confiance en leur équipe, ils dorment assurément sur leurs deux oreilles.

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