Ce mois-ci nous allons à la rencontre de MrDoorey, coach reconnu sur la scène internationale FIFA et personnage déjà emblématique et reconnu dans l’Esport. Suivez-nous dans cette nouvelle interview du mois.

MrDoorey, Qui es-tu ?

Bonjour MrDoorey, pourrais-tu te présenter pour les personnes qui ne te connaissent pas ? D’où viens-tu en Belgique ?

Je m’appelle Hakim El-Kaddouri. Je suis né à Courtrai en 1997. Je suis un grand fan de football, j’ai d’ailleurs moi-même joué au foot en U12 contre quelques équipes assez connues, mais j’aime regarder le sport en général. J’ai fait mes études à Wevelgem et Menin et je termine actuellement ma deuxième licence à VIVES pas loin de Courtrai.

Tout d’abord, pourquoi MrDoorey ?

Mes parents, comme beaucoup de parents, ne sont pas passionnés de jeux-vidéo et encore moins de la présence en ligne. Quand j’étais enfant, j’avais une limite de 30 minutes de jeu par jour, puis 1 heure. Comme je voulais passer inaperçu, j’ai choisi le nom de MrDoorey, qui est formé à partir de mon nom de famille El-Kaddouri.

Comme je l’ai dit, même à un âge plus avancé, mes parents n’étaient pas fans des jeux en ligne et ni du fait d’avoir des amis en ligne, alors j’ai continué à jouer sous ce pseudonyme. Jusqu’à l’année dernière, je suppose que les gens ne connaissaient que le nom MrDoorey. Pas qui était derrière ni même mon vrai nom.

Quelle est ta relation avec le football ?

J’ai joué au football pendant quelques années. J’ai joué dans tous les postes, sauf celui de gardien. J’ai commencé à Wevelgem City, puis je suis allé joué à White Star Lauwe (un club bien connu dans les ligues inférieures belges) pour finalement revenir à Wevelgem. Pour moi, le football a toujours été un hobby, je ne l’ai jamais pris trop au sérieux. J’étais toujours présent à l’entraînement et je jouais partout où mon entraîneur me demandé de jouer. Lors de ma dernière année à Lauwe, je me souviens que mon entraîneur me disait que je n’étais pas le meilleur des joueurs sur le terrain, mais que j’avais une vision du football. “Tu vois et tu comprends le jeu, mais tu ne sais pas l’exécuter”. Quelque chose que vous ne voulez pas entendre à l’âge de 14 ou 15 ans.

J’ai continué à suivre le football même quand j’ai décidé d’arrêter d’y jouer à 17 ans. Maintenant, mon lien avec le football vient des joueurs de foot professionnel que j’aide sur FIFA. Quand j’étais jeune, je les regardais à la télé. Maintenant, je joue avec eux. C’est très amusant parce qu’on ne comprend pas leur vie tant qu’on ne leur parle pas vraiment. Les images sur Instagram, c’est ce que les gens voient et pensent. Mais il y a tellement de travail derrière les profils, et c’est souvent très différent dans la réalité. Connaître aussi des joueurs de la Premier League, de la MLS, de la Scottish League … Cela montre la différence entre les différents pays. C’est amusant de voir des joueurs de football se lancer dans le jeu-vidéo aussi d’ailleurs, par exemple Thibaut Courtois qui est maintenant rentré chez la Team DUX ou Ritchie De Laet qui est ambassadeur de Futwiz.

Te rappelles-tu de ton premier contact avec un jeu-vidéo ? Et à quel âge ?

Je jouais au solitaire (sous Windows XP), au flipper et au démineur car j’avais un PC sans accès à Internet. Je ne me souviens plus de l’âge exact, mais j’étais assez jeune. Je me souviens aussi avoir joué à FIFA 99 et 2001 en même temps, donc je devais avoir aux environs de 5 ans.

Je n’achetais jamais les tout nouveaux jeux-vidéo qui venaient de sortir à l’époque, mais je les achetaient toujours avec quelques années de retard.

Quel est ton premier souvenir sur FIFA ?

Je ne me souviens pas du jeu avant l’édition 2004-2005 de la Ligue des champions FIFA sur PS2. Je me souviens d’avoir été étonné par la façon dont je pouvais frapper des coups francs à la manière de Juninho à l’époque. Ou en utilisant Roy Makaay au Bayern de Munich, etc.

Le deuxième serait la coupe du monde 2006. J’ai adoré ce jeu et la musique est toujours dans ma playlist. Des chansons comme Mas Que Nada des Black Eyed Peas et Big City Life de Mattafix occupent encore une place particulière dans mes playlists de musique même maintenant.

Quand es-tu arrivé sur FIFA ? Qu’est-ce qui te plaît dans ce jeu ?

Comme je l’ai dit, c’est le défi du jeu. Être le meilleur et recréer le football pour toutes les fois où je ne jouais pas au football moi-même. De plus, la musique était toujours au rendez-vous lors des premiers matchs que j’avais joué. Le jeu était un vrai passe-temps, une distraction. En tant qu’enfant marocain élevé en Flandre occidentale, les gens ne se rendent pas compte que l’on ne s’intègre pas toujours. Je n’ai jamais eu de problèmes à l’école, mais je n’ai jamais eu non plus le sentiment d’être accepté pour autant. Au football ou sur FIFA, cela n’avait pas d’importance, il suffisait de mettre son cerveau sur 0 et de commencer à jouer.

Une fois arrivé sur FIFA, quel a été ton parcours ( Joueur – coach – analyste- … ) ?

Avant FIFA15, je faisais à peine plus d’une centaine de matchs par an. J’ai commencé à travailler dans une chocolaterie à l’âge de 17 ans. Leur fils avait une PlayStation 4 et il me disait toujours qu’il était doué. J’ai donc joué contre lui et j’ai reçu une gifle de 8-0. J’ai adoré le match et j’ai tout de suite accroché au jeu, malgré la grosse défaite. Et j’ai décidé d’utiliser l’argent que j’avais gagné en travaillant à la chocolaterie pour acheter une PS4. Encore une fois, pas d’abonnement en ligne, mais c’est à ce moment là que MrDoorey a été crée.

Un an après, sur FIFA16, je battais mon ami de la chocolaterie et beaucoup de mes autres amis. Ils m’ont fait connaître Twitch. J’ai commencé à regarder des streams et j’ai pris contact avec un joueur professionnel appelé Tony Kok (TonyKokNL). À l’époque il s’était engagé dans une qualification européenne lors d’un tournoi et c’est comme ça que j’ai été introduit à la scène FIFA compétitive. Je le regardais parler et jouer de temps en temps et c’est ainsi que j’ai créé un compte Twitter pour rester au courant de ce qui se passait autour de lui.

En voyant les vlogs qu’il réalisait avec Quinten Vandermost joueur FIFA pour Feyenoord à l’époque j’ai compris à quel point ces tournois avaient l’air amusants. Tony m’a présenté à sa direction, à ses amis de Bundled esports aussi à l’époque. Il y avait parmis eux un joueur belge, Gilles Bernard. Comme toujours, quand on a quelqu’un du même pays, on veut le soutenir sur la grande scène. J’ai interagi sur Twitter avec beaucoup de pros et certains ont vu que je savais de quoi je parlais ils ont donc commencé à me suivre. Ce qui m’a donné plus de visibilité à chacune de mes actions. Par exemple, j’avais mis en place une distribution d’argent pour un tournoi où nous avions remarqué que les organisateurs ne donnaient que la moitié du cash-prize. Ce à quoi d’autres tournois et d’autres professionnels ont réagi. Avec tout ça vous obtenez les noms et les contacts de personnes qui connaissent bien le milieu.

À ce moment-là, je ne savais même pas qu’il existait ce qu’on appellerait maintenant des entraîneurs. Le premier véritable “coaching” que j’ai pu donner s’est déroulé pendant des qualifications à un tournoi international avec Gilles Bernard.
Vous jouez environ 16h de FIFA sur 2 jours et à la fin, si vous finissez dans les premiers, vous vous qualifiez pour un événement hors ligne à Bucarest, Singapour, Atlanta ou ailleurs dans le monde. Comme je voulais être au premier rang lors de ce genre d’évènement, j’utilisais SharePlay pendant les qualifications et je me contentais de suivre. Croyez-moi quand je vous dis que vous apprenez beaucoup en regardant ces qualifications.

Je me souviens très bien d’un moment où Gilles a tiré un corner et qu’il n’avait pas marqué une seule fois sur corner contre Mikkel Hjorthbach. Il me demande “Qu’est-ce que je dois faire ?”. Alors qu’il s’approchait du poteau pour une tête de Ronaldo, je lui ai dit de déplacer Gullit au deuxième poteau. De le jouer sur lui, puis de le redonner à quelqu’un d’autre dans la surface pour qu’il frappe. Il a fait ce que j’ai proposé et il a marqué. C’est à ce moment-là que vous avez le sentiment d’avoir fait une différence. C’est important ? Pas nécessairement, il menait déjà mais pour moi, ça reste un moment inoubliable, où tu as presque envie de jouer à la place du joueur.

À partir de là, tout est allé très vite. J’ai été invité à analyser l’eProLeague. Comme Proximus étaient très content de mon travail, j’ai obtenu aussi le cast de la Ligue des Champions et de la Ligue Pro de cette année, et c’est ainsi que je suis devenu quelqu’un sur la scène esportive belge. Dès qu’il y a quelque chose en rapport avec FIFA. Je sais que Proximus va me téléphoner ou m’envoyer un e-mail. Rien que le fait de ressentir ça est incroyable. Je leur en suis reconnaissant d’avoir cette position presque privilégiée.

D’autre part, Gilles et moi nous entendions bien, c’est pourquoi il m’a demandé de l’accompagner à des événements hors ligne comme la Fut Cup à Paris, les play-offs lors des Global Series de FIFA à Berlin ou encore l’eLigue 1 (championnat de France) à Paris. C’est ainsi que j’ai obtenu le titre de “Coach”.

Tu es le représentant de ta haute école sur FIFA depuis combien de temps et sur quel tournoi ?

L’année dernière, il y a eu la ligue collégiale appelée RIV4LS College League. Un tournoi entre la plupart des collèges et universités belges. On y joue à League of Legends, Hearthstone et FIFA. Cette année, ils ont ajouté Rocket League, je crois. C’est un tournoi super sympa en partenariat avec de grands noms de l’Esport, alors je me suis dit pourquoi pas. Le tournoi en lui-même s’est bien passé pour moi sur FIFA et je suis arrivé en finale sans aucun problème. En finale, j’ai dû jouer contre Ardixa, un autre joueur pro, contre qui j’ai malheureusement perdu, mais il faut savoir reconnaître quand on n’est pas suffisamment bon et c’était le cas. Avec le recul, c’était un tournoi amusant, même si le score était tout sauf amusant. L’atmosphère et le niveau de professionnalisme étaient assez élevés. Les joueurs avaient des maillots personnalisés et une salle pour se détendre. Ils disposaient même d’un réfrigérateur rempli de Red Bull pour chaque joueur.

Comme l’année dernière ça s’est joué pendant le ramadan, j’ai dû regarder les autres jouer, mais même là, j’ai vraiment apprécié. J’ai été heureux d’apprendre qu’ils allaient organiser une saison 2 et qu’ils s’étaient inscrits. Je suis de nouveau arrivé en finale. Cette fois-ci, sans perdre un seul tour, alors j’espère que nous pourrons rester invaincus.

Tu es encore étudiant en haute école de commerce, comment arrives-tu à gérer ton planning entre études et passions ?

C’est tout sauf facile, vraiment. J’ai toujours été l’étudiant à qui on disait : “vos résultats sont bons, mais on attendait plus”. Je remettais à plus tard mes révisions pour les examens, non pas parce que je manquais de passion, mais simplement parce que c’est comme ça que j’aborde les examens. C’est quelque chose que je veux absolument changer. Ces trois dernières années, j’ai obtenu ma licence en informatique à VIVES. Hors beaucoup de tournois se chevauchaient avec des cours ou des projets obligatoires. J’avais donc l’impression de rater des occasions d’aller à Singapour et à Atlanta, par exemple, mais mes études passaient toujours en premier. En plus, j’ai besoin de peu de sommeil tant que je fais quelque chose que j’aime. Honnêtement, je n’ai pas eu à changer grand-chose. Maintenant, je suis en deuxième année de communication marketing. Je suis en train de faire une licence courte. Et j’ai divisé les cours d’un an en deux ans. Ce qui, en gros, permettait de faire se chevaucher les cours, mais cela m’a aussi permis de prendre plus de temps pour mes “hobbies”, même si ce n’était pas mon raisonnement au départ.

MrDoorey, le meilleur coach et analyste belge

À partir de quel moment décides-tu de devenir coach et pourquoi ?

J’ai donc aidé Gilles lors des qualifications et je me souviens d’avoir parlé à certains pros qui se moquaient de moi, m’envoyaient des clips et me demandaient ce qu’ils auraient dû faire, je devais le savoir en tant “qu’entraineur”. Je l’ai mis comme un mème sur mon CV et j’ai vite compris que, si je pouvais les aider, j’obtiendrais des DM de la part de personnes assez connues. À l’époque, je les aidais pour la plupart gratuitement. L’un d’entre eux était un célèbre DJ britannique. Il est passé d’environ 20 victoires à 25 victoires sur 30 parties, ce qui est une énorme amélioration. Il me faisait ensuite la promotion sur les réseaux sociaux, puis j’ai pris contact avec des joueurs de football professionnel de la Premier League, mais aussi de la Ligue belge. En les aidant une fois de plus, j’ai montré ma force pour créer des liens et pour travailler en réseau.

Comme je m’intéresse aux langues, j’étudie le français, l’anglais, l’allemand et le latin à côté des langues que je parle déjà : le néerlandais (flamand) et le dialecte marocain appelé Berbère/Tamazight. Le fait d’avoir été élevé dans plusieurs langues m’a permis d’apprendre beaucoup de langues différentes et d’aider ces joueurs dans leur propre langue m’a toujours permis d’avoir un avantage sur les autres.

Actuellement, je suis en contact avec plus de 140 clubs de football dans le monde. Qu’il s’agisse d’un joueur de football ou d’un joueur de FIFA ou même de leur manager. Je suppose que c’est plutôt cool.

Quel est, pour toi, le meilleur joueur mondial sur FIFA ?

Pour moi, ça se joue entre plusieurs joueurs, je vais faire deux catégories.
Premièrement la catégorie des joueurs de talent :
J’ai toujours apprécié msdossary pour sa régularité et son niveau qui lui permettent de gagner énormément de tournois et de matchs de haute intensité. Mais il y a aussi Tekkz qui sort de nulle part et dont on se met à parler comme l’un des meilleurs joueurs sur la scène FIFA. Enfin, il ne faut pas oublier Niklas Raseck. Il passe sous le radar. Il ne reçoit pas le crédit qu’il mérite. Il continu de performer années après années, mais n’obtient jamais la même reconnaissance que Tekkz ou Dossary. C’est pourquoi j’estime qu’il est un joueur de très haut niveau.

Ensuite il y a la catégorie des joueurs prometteurs :
Il y a quelques talents qui ressortent de plus en plus comme Ollelito, Maestro ou Thomas Leese mais ils ne sont pas dans la même catégorie que les trois que j’ai cité juste avant. S’ils continuent à jouer et à faire de bonnes performances, on se souviendra d’eux comme étant parmi les meilleurs, c’est sûr.

Quels sont les joueurs avec lesquels tu as pu travailler sur la scène belge et mondiale ?

J’ai travaillé avec beaucoup de joueurs, certains plus brièvement que d’autres avec qui j’ai travaillé plus en profondeur. Mais en ce moment, je travaille entre autres avec Gilles Bernard joueur pour Genk et Abdullah Waiss pour des qualifications et des lans à venir.

© MrDoorey

A côté de ça, j’ai un groupe d’amis avec qui je peux parler et que j’essaye d’aider au mieux. En regardant un match avec eux de temps en temps par exemple. Mais sans être nécessairement leur entraîneur, c’est surtout pour passer le temps. Leurs pseudos ? M10Levy, Lev Vinken, TonyKokNL, TjardoPaliama, HugeGorilla.

Quel est ton meilleur souvenir et ta plus grande déception en tant que coach ?

Il faut savoir qu’en tant que coach, votre influence est limitée. Je me souviens très bien d’un penalty à la 94e minute du match entre Agge Rosenmeier et Gilles pour l’élimination. Gilles menait 4-3 et était stressé car le penalty venait d’un mauvais changement de joueurs. J’essayais déjà de calmer le joueur en 2 ou 3 secondes parce que c’était un match serré, puis le penalty est arrivé après le début du temps additionnel. J’aime énormément ces moments où il faut donner de la force à son joueur. C’est un grand moment de triomphe de le voir redresser la tête alors qu’il sauve le pénalty pour s’accorder une place dans le top 16 du tournoi mondial FIFA sur PlayStation.

Si c’est en tant que vrai coach, alors j’ai l’histoire de Gaz de Geordie Shore. Il joue à la FIFA pendant son temps libre et le streamait occasionnellement. Il m’a contacté pour s’améliorer. A l’époque, il avait atteint le niveau Silver 2, je crois, ce qui représente 10 victoires sur 30 matchs joués. Je l’ai aidé directement et lui ai montré différentes tactiques et compétences de base. Quelques semaines plus tard, je l’ai vu dans ma liste d’amis atteindre la marque Elite 2, ce qui représente 25 victoires sur 30 matchs. Une augmentation absolument incroyable.
Une autre histoire similaire est celle d’un joueur belge qui était arrivé au seuil des 20 victoires sur 30 et qui, après deux heures d’entraînement avec moi, est parvenu à atteindre 27 victoires, ce qui correspond à Elite 1 et permet de participer aux compétitions pro FIFA.

Ce sont des victoires personnelles pour les gars que vous entraînez, mais elles me motivent aussi.

Et puis l’expérience la plus décevante que j’ai vécu en tant que coach serait probablement la perte en demi-finale de l’eLigue 1. Où Gilles a perdu contre son adversaire à la 118e minute. Une défaite vraiment malencontreuse alors qu’il méritait la victoire. Même l’adversaire est venu “s’excuser” à la fin du match, bien sûr il a fait tout ce qu’il a pu pour gagner. Gilles est arrivé en demi-finale après avoir battu CocoVBastos de Lyon et Maniika qui était au PSG à ce moment-là. Donc 2 très bons joueurs.

Quels conseils en tant que meilleur coach belge pourrais-tu donner aux personnes qui nous suivent : Pour devenir pro il faut …

Pour devenir pro il vous faut plusieurs choses, je vais essayer de les énumérer au mieux.

Premièrement le mental. Les gens oublient à quel point c’est un jeu mental. Je n’aime pas trop le rappeler à Abdullah. Mais il a craqué en demi-finale du Championnat de Belgique. S’il reste calme. Il gagne le match, mais parce qu’il est stressé et que les choses ne vont pas bien pour lui, il perd sa concentration et le match. Alors vous pouvez être aussi bon que vous le voulez. Si la mentalité et le calme pendant vos match ne sont pas au rendez-vous, c’est très difficile de réussir.

Deuxièmement le talent. On dit toujours que “le travailleur acharné bat le talentueux, si le talentueux ne travaille pas assez”. C’est vrai, mais il faut avoir une sorte de cerveau du football pour devenir pro sur FIFA. Il n’est pas forcément nécessaire d’imiter parfaitement une passe comme au football, mais je peux dire au premier coup d’oeil si quelqu’un a déjà regardé du football ou s’il joue simplement à FIFA. Beaucoup de “bases du football” reviennent dans le jeu. Avoir le talent de comprendre un jeu ou d’avoir des réactions rapides va certainement vous aider à atteindre le niveau pro plus rapidement et à faire de meilleures performances.

Troisièmement du soutien. J’ai vu beaucoup de professionnels recevoir un soutien inconditionnel de leur famille, de leurs amis et de leur organisation. Avoir des gens qui vous font confiance vous donnera le “stress” nécessaire pour être performant mais aussi une position (mentalement, financièrement, etc.) confortable pour être suffisamment à l’aise dans le jeu.

Et finalement de la chance. Vous pouvez être le meilleur joueur du monde, si la chance n’est pas de votre côté, vous n’y arriverez pas. La chance est quelque chose que vous créez par vous-même. Donc, en travaillant dur, une possibilité se présentera toujours.

MrDoorey, le caster et le connaisseur en football

Quel est ton joueur de foot préféré sur le jeu FIFA et dans le vrai football ?

Cette année l’une de mes deux cartes préférées est Ribéry en Summer Edition. Il a 5 étoiles de gestes techniques et 5 étoiles sur son mauvais pied. Ça fait de lui l’avant centre parfait selon moi. Derrière Mbappé ou l’attaquant directement. Il tire aussi bien des deux pieds et il a les gestes techniques qu’il faut. Il est vraiment imbattable la balle au pied.

Dans la vraie vie, j’étais un grand fan de Deco et de Simao; maintenant, je suis surtout les gens que je connais. Parmis eux, il y a Eloy Room. Il a vraiment montré de quoi il était capable. (Je sais qu’il va lire ça, donc je dois l’inclure sourit-il) et Tom Pett (La même chose qu’Eloy). Non, honnêtement, ces gars grimpe les classements et jouent super bien à FIFA et en plus de ça, ils montrent aussi sur le terrain ce dont ils sont capables. Les autres joueurs que j’adore regarder jouer sont Lukaku, Courtois, Hazard et De Bruyne. Ils réussissent à passer outre les détracteurs et les problèmes que pourrait leur apporter la notoriété qu’ils ont acquis. Ce genre de mentalité m’attire énormément. Mais bon, ça veut pas dire que je leur laisserais gagner un match sur FIFA non plus !

Quel sont tes pronostics par rapport à la Champions League et à sa version esportive du 20 Août ?

La Ligue des champions est compliquée à pronostiquer cette année. Les matchs dépendront de la forme des équipes et des joueurs au jour du match. J’espère vraiment que le PSG ou Lyon la remporteront. Juste pour voir une nouvelle équipe la gagner.
C’est la même chose pour l’eChampions League, mais je pense que cette année ça se jouera entre Ollelito et Niklas Raseck, c’est ce match qui devrait déterminer le vainqueur de la compétition.

La eChampions League, dont les demi-finales et la finale se joueront et seront diffusée ce samedi 22 Aout, à la télé sur Proximus Sport 3 et en direct sur Twitch.

Tu es aussi la voix néerlandophone du cast des compétitions de FIFA en Belgique, quels conseils donnerais-tu aux fans voulant devenir casters ?

Il vous faut apprendre le plus possible à propos du jeu. Regarder des casters internationaux comme Brandon Smith et Richard Buckley, vous apprendrez énormément juste en les écoutant.

Il ne faut pas avoir peur de l’oral non plus. Moi par exemple, j’adorais faire des présentations à l’oral devant ma classe à l’école. Parler pour un groupe me faisait stresser mais c’était le bon stress qui vous encourage à vous dépasser, j’ai toujours adoré le faire! C’est l’état d’esprit qu’il faut avoir si on veut faire du cast : Partager ce que l’on sait à une communauté et en être fier.

On arrive au bout de cette année de FIFA 20 et de ses compétitions, qu’attends-tu du nouvel opus FIFA 21 ?

C’est trop tôt pour le dire. J’espère juste que l’on pourra vite retourner faire des LANs !

Du tac au tac :

Messi, Ronaldo ou Neymar Jr ?

Messi

De Bruyne ou Hazard ?

Joker, je ne pourrais pas vraiment les départager, ce sont deux joueurs de talent.

CS:GO ou LoL ?

LoL

Glace ou Sorbet pendant l’été ?

Glace

Ton édition FIFA préférée ?

Fifa 2006 Coupe Du Monde comme je l’ai dit, beaucoup de bons souvenirs.

Voilà qui conclue notre interview du mois avec MrDoorey, merci à lui pour avoir répondu à nos questions, et bonne continuation sur FIFA 21 très bientôt !
Quant à nous, nous vous retrouverons dès le mois prochain pour notre interview du mois de septembre.

Crédits Photo : MrDoorey