One day, one goal: Andres Mendoza permet à Bruges de forcer l’exploit contre Milan

Nous sommes le 22 octobre 2003. Les joueurs du Club Bruges entrent sur la pelouse du stade San Siro pour y affronter l'AC Milan, dernier vainqueur de la Ligue des champions. Une rencontre déséquilibrée? C'était sans compter sur Andres Mendoza.

La campagne 2003-2004 de la Ligue des champions aura une saveur particulière pour les Blauw & Zwart. Lors du dernier tour préliminaire, les Brugeois ont dû se farcir le Borussia Dortmund de l'ancien Anderlechtois Jan Koller. Dans une double confrontation indécise, la décision se fait aux penaltys, le gardien Tomislav Butina se muant en héros brugeois.

En phase de groupes, le Club Bruges retrouve le Celta Vigo, l'Ajax Amsterdam et le tenant du titre, l'AC Milan. Mais après leur beau succès contre Dortmund, les Brugeois pataugent quelque peu. Après un nul contre le Celta, ils s'inclinent 2-0 face à l'Ajax, grâce à deux buts de Wesley Sonck.

Mendoza et Verlinden dans un grand jour

Vient ensuite le périlleux déplacement à San Siro. En Italie, tout le monde s'attend à une promenade de santé pour les Milanais. L'entraîneur Carlo Ancelotti aligne d'ailleurs toutes ses stars: Cafu, Alessandro Nesta, Paolo Maldini, Andrea Pirlo, Clarence Seedorf, Kaka, Pipo Inzaghi et Andriy Shevshenko sont de la partie.

Le Club Bruges, avec dans ses rangs son actuel entraîneur Philippe Clement, débute le match prudemment. Trond Sollied, entraîneur des Brugeois, mise en effet sur la contre-attaque et la vitesse de son attaquant péruvien Andres Mendoza pour se montrer dangereux. Un plan qui va s’avérer payant à la 32e minute. Lancé sur le côté gauche, Mendoza reçoit le ballon des pieds d'Ivan Gvozdenovic. L’attaquant contrôle le cuir en pleine course et l'envoie en pleine lucarne d’un délicieux extérieur du pied gauche. Le gardien milanais Dida et les 44.000 supporters présents dans le stade n’en croient pas leurs yeux.

Mais les stars milanaises se réveillent et acculent les Brugeois durant tout le reste de la partie. Elles buteront toutefois contre un Danny Verlinden infranchissable. Le portier belge gardera ses cages inviolées grâce à quelques très belles parades, permettant aux siens de signer un authentique exploit à Milan.

Un caractère bien trempé

Dix-sept ans plus tard, Mendoza se souvient évidemment de son but contre les vainqueurs de la Ligue des champions. "Ce but est passé sur CNN et a fait le tour du monde", racontait-il en 2018.

L'histoire de Mendoza à Bruges, qui avait commencé en 2000, se terminera au terme de la saison 2003-2004. Le Péruvien réclame alors sa libération immédiate, invoquant la fameuse loi de 1978.

Un épisode qui illustre le caractère quelque peu fantasque de l’attaquant, qui s'est parfois distingué négativement. Il collectionnait par exemple les amendes pour mauvais stationnement, en est un jour venu aux mains avec un coéquipier et séchait régulièrement les repas de son équipe avant un match, arguant que sa femme cuisinait mieux. Le Péruvien n’appréciait pas non plus d’être remplacé, lui qui exprimait clairement son mécontentement à chaque fois qu’il devait sortir du terrain.

Pourtant, Mendoza regrette encore aujourd'hui son départ prématuré du Club. “J'aurais pu encore jouer des années à Bruges.  J'ai toujours eu l'intention d'y terminer ma carrière. Malheureusement, cela n'a pas été le cas.”

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