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Le mille-pattes musical Hantrax raconte ses moments de scène les plus fous

« J’ai jeté le type en l’air, pensant le rattraper. Malheureusement, j’avais mal calculé mon coup. »

Peu de musicien·nes jouent une musique aussi variée que celle d’Hantrax, Han Swolfs de son vrai nom. Vous pouvez booker le mec pour un concert de piano classique, mais il peut aussi envoyer de bons gros sons gabber. Une chose est sûre : Hantrax sait comment faire pour surprendre et transporter son public. VICE lui a parlé des lieux qu’il fréquentait en tant que jeune fêtard, de ses souvenirs de festivals et du rituel qu’il exécute avant de monter sur scène. Spoiler : ça se passe aux toilettes.

VICE : Salut Han, ta musique est toujours très expérimentale et dansante. À quel genre de soirées allais-tu adolescent et pendant la vingtaine ?
Hantrax : Mes premières soirées, c’était au Scheld’Apen, une sorte de squat et de centre culturel pour jeunes à Anvers. Je pense que c’était en 1997, et c’était magique. Sous les doigts du DJ Raphael, il y avait de la drum’n’bass et de l’électro. On allait aussi au Fuse, à la Rafinerie et à Structure Beton à Bruxelles, où Vadim a joué « Poladroid », ou au Culture Club à Gand. Et j’ai encore pas mal traîné dans des squats aux Pays-Bas. À Anvers, j’allais au Kaaiman, au Club Obelix et au Flandria, le bateau qui naviguait toute la nuit sur l’Escaut avec de la grosse techno à bord. Pendant ma vingtaine, je suis retourné à des concerts de punk au Bar Napoleone, au Nieuwe Badhuis, ou dans des cafés comme le Florida II à la Gare Centrale, où ça passait de la Goa.

Comment te sens-tu avant de monter sur scène ?
Je suis toujours très curieux du public et je me sens déterminé à tout donner. Mais je suis aussi très concentré sur la technique et donc toujours un peu nerveux que quelque chose se passe mal ou que le son ne soit pas bon.

« Avant le show, je m’enferme dans les toilettes pendant une demi-heure avec toutes les lumières éteintes. »

Hantrax

As-tu une sorte de rituel avant ou après ton show ?
Avant le show, je m’enferme dans les toilettes pendant une demi-heure avec toutes les lumières éteintes, comme ça je ne reçois aucune impulsion. C’est un moment de repos avant de monter pour faire beaucoup de bruit ! Dans ces toilettes, je ressasse tout et parfois il m’arrive de penser à quelqu’un qui n’est plus là. Ce moment, c’est pour moi à la fois une commémoration et une sorte de rituel porte-bonheur.

Quel est ton festival belge préféré ?
J’aime bien quand un festival voit les choses sous un angle différent, d’un point de vue organisationnel et conceptuel. Pour ça, je trouve que le Horst est très inspirant : il combine l’architecture, la musique électronique, l’art, la nature et une vue incroyable sur des tours de refroidissement. Les gens viennent de partout et j’y ai ressenti beaucoup de sincérité l’année dernière. Le Ghost, ça me plait bien aussi. C’est une sorte de mini-festival, dans lequel chaque groupe ou musicien·ne ne se produit que 15 minutes. Il se déroule toujours à des endroits différents, comme au Vooruit ou pendant les Ardentes.

Quel est ton meilleur souvenir de festival ?
J’avais l’habitude d’aller en tournée avec Mauro World, et l’ambiance était toujours très sympa entre tou·tes les musicien·nes. Lors du Pukkelpop, j’ai joué avec Black Cassette, et pendant le concert de Gruppo di Pawlowski, je suis devenu super enthousiaste, incontrôlable en fait. J’ai rampé sur la scène, où le metteur en scène Louis van der Waal faisait une performance. Je l’ai jeté en l’air, pensant le rattraper. Malheureusement, j’avais mal calculé mon coup. Rétrospectivement, on aurait pu bien en rire, mais je trouvais que j’avais vraiment déconné. Heureusement, on se dit encore bonjour amicalement quand on se croise.

« Au beau milieu du show, tout s’est arrêté, alors que j’étais à fond dedans. »

Hantrax

Est-ce qu’un show a déjà tourné en fiasco ?
Bien sûr, ça arrive à tout le monde, je pense. Une fois, un appareil s’est bloqué à cause de la condensation. Au beau milieu du show, tout s’est arrêté, alors que j’étais à fond dedans. Mais grâce à la montée d’adrénaline, j’ai pu résoudre le problème tout de suite, me remettre immédiatement en selle et terminer en beauté. Je sentais que le public était carrément nerveux, heureusement, tout le monde s’est bien tenu et a attendu patiemment.

Quel est le meilleur show d’un·e autre artiste auquel tu as assisté ?
Wovenhand dans la salle De Casino à Sint-Niklaas. J’étais là avec Sven Rayen et c’était super cool de découvrir qu’on était vraiment tous les deux fascinés par le chanteur David Eugene Edwards.

Où jouerais-tu si tu en avais le choix ?
En ce moment, je rêve d’un concert dans un environnement verdoyant, avec une programmation variée et beaucoup de monde, mais pas une foule. Peut-être en Islande, où vivent les elfes.

On s’y voit !

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