App TV
Proximus Pickx Télécharger l'app GRATUITEMENT
Ouvrir

Le rappeur belge Woodie Smalls raconte ses expériences sur scène

« Si un truc se passe mal, il suffit de remettre la faute sur le mec qui gère le son. »

Il a joué au basket en première division, mais a opté pour une carrière de rappeur. Woodie Smalls est né à Sint-Niklaas, mais la plupart de ses fans se trouvent aux États-Unis. Cette année, le MC a sorti son nouveau projet, In Between Spaces, avec le single Bad où l’on retrouve Coely. VICE a discuté avec Woodie de ses idoles, des langues qu’il parle et de ce qu’il ressent quand il monte sur scène.

VICE : Salut Sylvestre. D’où vient ton prénom ?
Sylvestre : Je pense que c’est mon père qui l’a choisi. Il s’appelait Sylvestre et il voulait sans doute transmettre son prénom.

Donc il t’a juste donné son propre prénom ?
Oui, aussi simple que ça !

Si tu n’étais pas devenu musicien, qu’aurais-tu fait ?
Mince, je n’y ai jamais beaucoup réfléchi. Sûrement quelque chose lié au sport. J’ai joué au basketball en première division, j’aurais probablement continué sur cette voie. Mon frère a joué à Ostende et maintenant il joue beaucoup à l’étranger. Laisse-moi réfléchir… Je ne sais même plus s’il joue en Espagne ou en Turquie pour le moment…

« Je m’éclate sur scène. Quand tu donnes un concert, c’est comme si tu organisais ta propre fête. »

Sylvestre

Comment te sens-tu avant de monter sur scène ?
Je suis toujours très excité. C’est le seul endroit où je ressens cette bouffée d’amour super puissante. Avant j’étais assez nerveux, mais plus maintenant ; je suis juste heureux. Sur scène, je m'éclate. Quand tu donnes un concert, c’est comme si tu organisais ta propre fête. Le retour qu’on reçoit du public, c’est vraiment la partie la plus cool.

As-tu un rituel particulier avant de monter sur scène ?
Non, rien de dingue ! Je ne suis pas du genre à gueuler trois fois de suite ou à me regarder profondément dans le miroir. J’essaie juste de faire mon set du mieux que je peux et de m’amuser avec les personnes présentss. Leur offrir le meilleur moment possible, c’est ça mon objectif.

Quelle est ta scène belge préférée et pourquoi ?
(chuchote à quelqu’un hors cadre) « C’est quoi le meilleur concert qu’on ait fait ? » (l’inconnu crie « Bruxelles, je pense ? »)

Qui est à côté de toi ?
C’est mon producteur, Regulatorr. Où est-ce qu’on a reçu le plus de love ? Dour, c’était vraiment fun. Pukkelpop aussi. La première année où j’y ai joué, j’ai été immédiatement invité sur la main stage. C’était une sacrée expérience. Le Crammerock, un festival dans ma ville natale (Sint-Niklaas, ndlr.), c’était également super cool. J’y ai reçu beaucoup d’amour du public et l’organisation était vraiment au top.

Quel souvenir de festival restera dans ta mémoire ?
Pendant tout un temps, je suis parti en tournée à travers l’Europe avec les New-Yorkais de The Underachievers. On a fait quelques arrêts en Belgique. Je faisais leur première partie. On s’est revus à Couleur Café. Ils m’ont demandé si je viendrais les voir. J’ai dit « Ouais, d’office ». C’était bien. Maintenant, ce sont mes potes. Ces mecs, ce sont devenus mes gars sûrs.

Le festival WOO HAH ! aux Pays-Bas, j’en garde aussi un bon souvenir. C’est là que se réunissent tou·tes les artistes que j’écoute. C’est vraiment un festival sympa, j’y ai rencontré Tyler, The Creator et Action Bronson. Bref, tout le monde était là.

Il t’arrive parfois d’être encore impressionné par les stars ?
Oui, j’ai joué au WOO HAH ! en 2016 alors que j’étais encore hyper impressionnable. À l’époque, je pensais : « Wow, je dois jouer là où ces mecs jouent ». C’étaient les artistes que j’écoutais quand j’allais à l’école ! Me produire à côté d’eux, ce n’était vraiment pas facile à gérer. Maintenant ça va un peu mieux.

Y a-t-il un concert qui a vraiment mal tourné ?
Mmh non, ce n’est pas comme si les gens s’étaient déjà moqué de moi ou avaient commencé à me jeter des trucs. Les problèmes de son, ce genre de choses, c’est bien sûr déjà arrivé, mais on a toujours su gérer. On sait comment réagir, il faut rester calme et discuter avec le public pour l’occuper. Puis crier un truc comme : « Il y a un petit souci ! Faites du bruit pour l’homme du son ! ». En fait le plus simple, c’est de tout remettre sur le dos du mec du son !

Quel est le meilleur concert auquel tu as assisté ?
Travis Scott. C’est la meilleure performance que j’ai vue, de toute ma vie. Je ne pense pas que quiconque dépasse ce type. L’engagement du public lors de ses concerts, ça tient du mystique. Et lui est aussi fantastique avec le public. C’est vraiment comme ça que n’importe quel concert devrait se dérouler. Je l’ai vu à Bruxelles et à l’époque, c’était encore un petit concert. Aujourd’hui, le mec remplit des stades.

Quels festivals ou scènes te font rêver ?
Coachella, d’office. Ou le Rolling Loud. Les deux sont aux États-Unis. Ce sont les highlights de chaque artiste hip-hop.

Tu as d’ailleurs beaucoup de fans américain·es, non ?
Mes fans sont assez dispersé·es. L’Amérique vient en numéro un. Après, il y a les Pays-Bas, l’Allemagne, la Belgique, la France. Le Canada est également dans la liste des pays avec le plus de streams.

« Les langues, c’est comme la musique et le basket. Si tu apprends assez tôt et que tu pratiques beaucoup, tu deviendras bon. »

Sylvestre

Ces Américain·es ou Canadien·nes réalisent que l’anglais n’est pas ta langue maternelle ?
Généralement non, mais il y a quelques mots que je prononce différemment. Quand j’étais à Chicago, j’ai entendu dire que je ne parlais pas comme elleux. Habituellement, les gens pensent que j’ai un oncle à New York ou un truc du genre. J’ai commencé à parler anglais très jeune. Après un certain temps, tout m’est venu naturellement. Et je parle anglais avec la plupart des gens de ma région, y compris les gens avec qui j’ai réalisé le dernier album et avec mes fans. Dans ma famille, on parle un mélange de français et de néerlandais. Et je parle le néerlandais avec mon frère. Les langues, c’est comme la musique et le basket. Si tu apprends assez tôt et que tu pratiques beaucoup, tu deviendras bon.

Belle façon de conclure.

VICE & Pickx - 1 Stage Festivals

Voir tout

Attention : regarder la télévision peut freiner le développement des enfants de moins de 3 ans, même lorsqu’il s’agit de programmes qui s’adressent spécifiquement à eux. Plusieurs troubles du développement ont été scientifiquement observés tels que passivité, retards de langage, agitation, troubles du sommeil, troubles de la concentration et dépendance aux écrans

Top

Contrôle parental actif

Veuillez introduire votre code PIN pour désactiver le contrôle parental pendant 10 minutes.

Code PIN oublié? Contactez le 0800 99 696

Aide?