Les crashs les plus dramatiques de l'histoire de la Formule 1

Il y a 44 ans jour pour jour, Niki Lauda était victime d'un terrible accident sur le circuit de Nürburgring en Allemagne. Malheureusement pour les fans de la compétition reine du sport automobile, le crash du triple champion du monde autrichien n'a pas été le premier ni le dernier dérapage spectaculaire d'un pilote dont l'issue a parfois été fatale.

Le crash coûte le titre mondial à Lauda

L'année 1976 est dominée par une âpre bataille entre le champion du monde autrichien en titre Niki Lauda (Ferrari) et l'excentrique Britannique James Hunt (McLaren-Ford). Lauda semble en route vers le titre mondial, mais le 1er août 1976, le destin frappe lors du Grand Prix d'Europe sur le Nürburgring. Le pilote autrichien perd, en effet, le contrôle du volant de sa monoplace dans un virage et s'écrase avec sa Ferrari. Son bolide, parti en vrille, a immédiatement pris feu et a été heurté par un autre pilote. L'Autrichien, qui remportera 25 Grand Prix et 3 titres mondiaux dans sa carrière, n'est libéré qu'au bout d'une minute dans un brasier de pas moins de 400 ( !) degrés Celsius. Lauda se retrouve avec de graves brûlures dues à l'accident, mais refuse de se faire opérer. Six semaines plus tard, il réapparaît au départ d'une course. Seulement, après deux tours, il doit déjà abandonner, ce qui permet à son grand rival Hunt de s'envoler en championnat. Leur duel épique est bien représenté dans le film "Rush" de Ron Howard.

Accident mortel de Gilles Villeneuve à Zolder

Six ans après le grave accident de Niki Lauda, une autre figure de proue de Ferrari s'écrase. Cette fois, le dénouement est fatal. Lors des qualifications pour le GP de Belgique sur le circuit de Zolder le 8 mai 1982, le Canadien Gilles Villeneuve réalise un ultime tour de piste afin de s'élancer in extremis sur la grille de départ devant son coéquipier Didier Pironi. Cependant, pendant ce tour final, le pilote de la Ferrari a dû dépasser Jochen Mass, beaucoup plus lent. Juste au moment où l'Allemand veut s'écarter vers la droite, Villeneuve prend la même direction. Ce qui suit est une collision inévitable à une vitesse d'environ 200 kilomètres à l'heure. La monoplace du père de Jacques Villeneuve est catapultée en l'air et fait plusieurs tonneaux. Villeneuve lui-même est expulsé de la voiture et termine à proximité des clôtures à environ 50 mètres de là. Il est transporté d'urgence à l'hôpital mais les médecins ne peuvent que constater son décès.

Week-end mortel à Imola

Fin avril, début mai 1994, le week-end le plus noir de l'histoire de la Formule 1 a lieu sur le circuit italien d'Imola, à l'Autodromo Enzo e Dino Ferrari. Le ton est déjà donné lors des essais libres de vendredi, au cours desquels le jeune Brésilien Rubens Barrichello s'écrase lourdement dans la chicane juste avant l'arrivée. Heureusement, il n'a qu'un nez cassé. Cependant, le destin frappe pour la première fois le lendemain. Lors des qualifications, l'Autrichien Roland Ratzenberger s'écrase avec le côté de sa Simtek contre la barrière de sécurité. Sa tête n'échappe pas au choc et il meurt d'une fracture du crâne. Pourtant, le GP aura bien lieu le jour d'après. Après un nouveau départ dû à un crash, qui a blessé neuf spectateurs, le destin frappe une seconde fois. Le triple champion du monde brésilien Ayrton Senna perd le contrôle de sa monoplace dans le virage Tamburello à une vitesse de 200 km/h et s'encastre dans le mur de béton extérieur. Rien ne peut le sauver car un élément de la suspension avant droite, en acier, frappe et perce le casque jaune de Senna, lui entraînant de mortelles blessures à la tête.

Deux graves accidents ne viennent pas à bout du rêve de Robert Kubica

Dans les années qui ont suivi, la Formule 1 a pris des mesures draconiennes pour augmenter considérablement la sécurité des pilotes. Le fait que ces mesures portent leurs fruits est démontré quelques temps plus tard par le grave accident du prometteur pilote polonais de Formule 1 Robert Kubica lors du Grand Prix du Canada en 2007. La BMW-Sauber de Kubica était alors entrée en collision avec la Toyota de Jarno Trulli à une vitesse de 275 kilomètres à l'heure, après quoi il s'est littéralement écrasé contre un mur de béton. Par miracle, le Polonais s'en est sorti avec une légère commotion et une cheville meurtrie. L'année suivante, il prend également une revanche sportive en ajoutant le GP du Canada à son palmarès, sa seule victoire à ce jour. Trois ans plus tard, lors de la Ronde di Andora, un rallye auquel Kubica participe pendant son temps libre, le destin frappe à nouveau. Au volant d'une Škoda Fabia S2000, il sort de la route juste après le départ à une vitesse impressionnante, perdant le contrôle de sa voiture sur un morceau de chaussée glissante surélevé par une racine d'arbre et percutant violemment une rambarde de sécurité. Des craintes naissent sur l'état de sa main droite mais les médecins parviennent à la guérir. Un avenir en Formule 1 semble inenvisageable mais le Polonais n'abandonne pas et il fête un comeback remarquable chez Williams en 2019. Désormais il est actif comme pilote d'essai pour l'équipe Alfa Romeo.

Le prometteur Jules Bianchi, dernier d'une trop longue liste

Le dernier accident mortel survenu dans la catégorie reine des courses automobiles prouve que les choses auraient pu se terminer bien plus mal pour Kubica. En octobre 2014, le prometteur pilote automobile français Jules Bianchi perd le contrôle de sa monoplace et sort de la piste de Suzuki, au Japon. Malheureusement pour le représentant de Marussia, cela se produit juste dans le même coin où la Sauber d'Adrian Sutil s'est garé dans les graviers quelques tours plus tôt. Le Français s'écrase alors complètement contre la grue qui extirpe la voiture de Sutil de la piste. Les premiers résultats indiquent un grave traumatisme crânien. Après des mois de lutte pour rester en vie, le pilote français meurt le 17 juillet 2015.

Musique Maestro !

Voir tout

Le sport à la une

Voir tout

L'actu cinéma et séries

Voir tout

L'actu esport

Voir tout

Attention : regarder la télévision peut freiner le développement des enfants de moins de 3 ans, même lorsqu’il s’agit de programmes qui s’adressent spécifiquement à eux. Plusieurs troubles du développement ont été scientifiquement observés tels que passivité, retards de langage, agitation, troubles du sommeil, troubles de la concentration et dépendance aux écrans

Top

Contrôle parental actif

Veuillez introduire votre code PIN pour désactiver le contrôle parental pendant 10 minutes.

Code PIN oublié? Contactez le 0800 99 696

Aide?