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Qu’est-ce qui rend le Kompass Klub si magique ?

« Bien souvent, un club c’est seulement quatre murs ; et je voulais donner au public quelque chose de plus que ce sentiment de simple discothèque. »

Depuis qu'il a transformé un ancien entrepôt d'usine de Gand en un dancefloor en 2016, le Kompass Klub est devenu l'un des clubs les plus populaires de notre pays. Sa solide programmation, sa sono et son décor brut et industriel ont rapidement attiré de nombreux·ses visiteur·ices fidèles, tant Belges qu'étranger·es.

Jens Grieten, fondateur du Kompass Klub à Gand, nous a raconté comment et pourquoi il a remporté le Redbull Elektropedia Award du meilleur club pendant deux années consécutives. « Un club doit être un lieu où tout le monde est mis sur le même pied d’égalité. »

VICE : Salut Jens, en 2016, vous avez installé le Kompass Klub dans un hangar, à la Ghelamco Arena à Gand. Il y avait quoi dans cet entrepôt avant vous ?
Jens : Il y a très longtemps, c’était une usine chimique. Juste avant nous, il abritait les locaux de D&S, le service de remorquage de la ville. Le hangar était donc rempli d’épaves de voitures et de pas mal d’objets en acier. Ces voitures ont dû être transférées chez les pompier·es, mais on a gardé quelques pièces industrielles par-ci par-là et on les a intégrées à notre extérieur et dans le DJ booth.

Raconte-moi comment l’aventure Kompass Klub a commencé.
J’ai toujours voulu faire un truc en lien avec la nightlife. J’ai fait des études de project management et j’ai fait mon stage au Fuse. Mais je trouvais qu’en Belgique, les clubs étaient toujours pareils depuis dix ans, qu’on ne pouvait pas vraiment s’y perdre. Bien souvent, un club c’est seulement quatre murs ; et je voulais donner au public quelque chose de plus que ce sentiment de simple discothèque.

« J’aime les artistes qui se permettent de jouer des trucs audacieux, qui ne suivent pas les codes et osent sortir des lignes préétablies. »

Jens

Il y a des clubs à l’étranger sur lesquels vous vous calquez ?
Pas vraiment, mais il y a pas mal de clubs et d’expériences où je puise des idées. Je me souviens, je change, je déforme et j’applique tout ça à ma façon. Il y a aussi beaucoup de choses qui n’ont rien à voir avec le clubbing. Par exemple, j’ai un penchant pour le brutalisme soviétique et l’urbex (exploration urbaine, prise de photos et de vidéos dans des bâtiments abandonnés, NDLR). Et bien sûr, il y a certains endroits où j’adore aller, mais mon but n’est certainement pas de copier. Chaque club a besoin de son individualité.

Le meilleur set au Kompass selon toi ?
Le All-nighter de Lucy, c’était vraiment cool. En plus, sa carrière est assez particulière. Il a construit tout ça très lentement, en prenant son temps. Il n’a pas choisi le succès facile et rapide. C’est vraiment toute une histoire.

Quand estimes-tu qu’un set est bon ?
Ça peut être rapporté à deux concepts : « Body » et « Mind ». Body, c’est quand il y a une énergie énorme qui circule entre toutes les personnes présentes. Mind, c’est quand un set est très bien construit et que tout fonctionne super bien ensemble. J’aime aussi les artistes qui se permettent de jouer des trucs audacieux, qui ne suivent pas les codes et osent sortir des lignes préétablies.

Quelle anecdote backstage te restera en mémoire ?
Quand Under Black Helmet est venu jouer, il avait dit avant de commencer qu’il irait dormir tôt, mais il était toujours là à 7 heures du mat’. Il s’était un peu laissé aller sur l’alcool, et finalement, je l’ai retrouvé sous mon bureau en train de s’amuser avec un chapeau de cow-boy sur la tête. Mais en fait, je préfère généralement ce qu’il se passe sur le dancefloor.

Après avoir été menacé de fermeture l’année dernière, comment sont maintenant les relations entre le Kompass et la ville de Gand ?
Pour le moment, nos relations sont plutôt bonnes. On se connaît tou·tes maintenant, du coup ça facilite les choses. On a une communication très ouverte et assez directe.

Et quel est l’impact du Kompass sur la ville ?
On attire quand même de nombreux·ses touristes. Sur les 120 000 billets vendus annuellement, 30 000 proviennent de l’étranger. Évidemment, ces touristes vont également réserver un hôtel, aller au restaurant et dans les bars, etc.

Le Kompass est devenu un concept à part entière en 2016. Les choses ont changé ces dernières années ?
Oui. Au début, on ne bookait presque que de la techno, mais pour que ça reste intéressant pour nous, on a commencé à programmer d’autres genres. Le Kompass s’est donné pour mission de booker le meilleur de l’underground. Par exemple, on a programmé le rappeur Skepta ou le groupe de drum-and-bass Noisia. En continuant à faire tout pareil, on installe une routine. Programmer de temps en temps d’autres choses, ça permet de rendre le truc continuellement exaltant pour nous aussi.

« Dans un club, il faut que tout le monde puisse se sentir à l’aise, et pas systématiquement observé. »

Jens

D’après toi, qu’est-ce qui fait un grand club ?
C’est différent pour chaque club, mais la base, ça reste d’avoir un bon système audio. Et une bonne ambiance, bien sûr, avec les bonnes personnes. Dans un club, il faut que tout le monde puisse se sentir à l’aise, et pas systématiquement observé. Comme à la maison, en fait.

Comment vous créez cette atmosphère ?
Je pense qu’il faut une grande ouverture d’esprit, et ça vaut aussi pour l’entrée. Ça ne marchera pas si vous instaurez une politique d’entrée où vous refusez les gens, parce qu’alors vous créez un club qui divise au lieu d’unir. Un club doit être un lieu où tout le monde est mis sur le même pied d’égalité.

Vous avez remporté les Redbull Elektropedia Awards en 2018 et 2019, alors que vous n’étiez pas dans le game depuis si longtemps. Qu’est-ce qui rend le Kompass Klub magique ?
Les gens qui bossent dans l’ombre sont des mélomanes, des amoureux·ses de la musique, on a ça dans le cœur et dans la tête. Aussi, on forme une grande famille, ce qui impacte beaucoup l’atmosphère et la façon dont on interagit entre nous. Si un·e membre du bar découvre un·e artiste, iel me montre et me demande si on peut en tirer quelque chose. La proximité de notre équipe, elle se traduit aussi dans la progra.

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