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Adrénaline, dopamine et endorphine : faites place, Baloji arrive sur scène

« En cas de souci technique, il faut continuer, on n’a pas le choix, on est face à un public, c’est show must go on. »

Le live, tant pour l’artiste que pour le public, c’est se confronter à l’immédiateté. C’est créer ensemble un moment suspendu, entre communion et confrontation, qui fait du concert une expérience unique, excitante, parfois même transcendante.

C’est à la fin des années 1990 que Baloji Tshiani commence sa carrière sous le nom de MC Balo au sein du groupe de rap liégeois Starflam, formation incontournable de la scène hip-hop belge qui émerge à ce moment-là. En 2004, le natif de Lubumbashi quitte la clique, et donc le monde de la musique.

Quatre ans plus tard, il revient sur scène sous son vrai nom – Baloji, soit « sorciers » en swahili (sorciers est expressément au pluriel, ndlr.) – avec un premier album qui le présente en tant qu’artiste solo. Réalisateur, chanteur, rappeur, musicien, l’artiste ne se limite à rien et déploie un univers dense et varié qui intrigue et fascine.

On a discuté avec lui pour savoir comment il expérimente les doses d’adrénaline scénique, lui qui arpente donc les scènes du monde depuis plusieurs années et partage sa musique avec un public international.

VICE : Salut Baloji. Toi qui fais pas mal concerts, comment tu te sens avant d’entrer sur scène ?
Baloji : J’ai vraiment beaucoup le trac, je suis nerveux ; je me sens psychosomatique. Parfois, ça commence à monter une heure avant ; parfois c’est seulement dix minutes, ça dépend des jours. Mais à chaque fois, j’ai ce trac. Ça dure sur deux, trois chansons et puis ça va mieux, c’est lancé.

Est-ce que t’as un rituel, une habitude ? Tu fais quoi avant de commencer un concert ?
Je fais des exercices de respiration et des mouvements de mâchoire. Travailler sa respiration, c’est important. Même de manière générale, je crois que travailler la respiration c’est la clé, que je sois sur scène ou pas. Et puis j’écoute beaucoup de musique et je gueule avec mon groupe.

Et après être sorti de scène, tu te sens comment ?
J’ai le sentiment d’avoir vaincu le trac. Mon état d’esprit dépend de comment s’est passé le concert. Pour moi, c’est le meilleur moment pour avoir un avis critique sur ce qu’on a fait, c’est tout frais, on est dans l’immédiat. Même si des fois, c‘est bien aussi de laisser retomber. Ça dépend vraiment. On parle avec les musiciens, on débriefe. On est ensemble depuis dix ans donc on se connaît bien. Et puis ensuite, en règle générale, je vais exploser mon boomer dans la loge et on danse un peu.

Qu’est-ce qui te plaît dans l’expérience live ?
J’en retire de l’adrénaline, de la dopamine, de l’endorphine.

Est-ce que tu préfères être sur scène ou en studio ?
Ce sont deux choses très différentes. Le studio pour moi, c’est le moment, c’est immortaliser ce moment. La scène c’est exécution de ce moment ; on le fait exister.

En Belgique, c’est quoi le festival qui te plaît le plus ?
Je ne sais pas vraiment te dire pour la Belgique parce que je joue plus souvent à l’étranger mais des lieux incroyables, il y en a tellement. J’ai eu la chance de jouer au Royal Albert Hall, à Coachella, à Glastonbury,… pour t’en citer quelques uns.

C’est des noms qui en imposent. C’est quoi l’endroit où tu rêverais de jouer ?
Honnêtement, j’aimerais beaucoup jouer à l’Ancienne Belgique. C’est vraiment un super lieu.

« Le studio pour moi, c’est le moment. La scène c’est l’exécution de ce moment ; on le fait exister. »

Baloji Tshiani

Quel est le meilleur concert d’un autre artiste que t’aies vu ?
Il y en a cent, c’est impossible à dire. Antony and the Johnsons, c’était magique, Beyoncé, c’était magique. Sinon Queens of the Stone Age, c’était grandiose ; the Ramones, c’était grandiose. Tous ces concerts n’ont rien à voir les uns avec les autres mais en règle générale, je pense que si ces concerts sont si bien c’est parce que ce sont des gens qui font leur truc et qui s’en foutent.

T’as déjà eu un concert où tu as dû faire face à un souci, technique ou autre ?
La règle, c’est de faire semblant que ça n’a pas eu lieu. Je respecte la règle. Il y en a cent des possibilités de problèmes, tout est déjà arrivé, absolument tout. Ça peut être des lumières qui tombent en panne, l’ordi qui bug, le câble du micro qui se débranche,… mille choses.

Quand ça arrive, comment tu réagis ?
Il faut continuer, on n’a pas le choix, on est face à un public, c’est show must go on. Les gens sont là, il faut se démerder, il faut y aller. C’est là qu’on apprend le métier d’artiste, quand on apprend à gérer les impondérables.

On va voir ça sur scène.

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