Margot Robbie, militante pour un cinéma plus féministe

Margot Robbie fête ce jeudi 2 juillet ses 30 ans. Au fil des années, l'actrice et productrice australienne s'est hissée au sommet d'Hollywood mais aussi comme une digne représentante de la cause féministe dans le monde du cinéma.

"Cher Hollywood, nous acceptons d’avoir sacrifié toute une semaine pour défendre nos droits et notre condition de femmes. Mais nous trouvons absurde de devoir écrire une dissertation sur qui nous pensons être quand vous nous voyez exactement de la façon dont vous voulez bien nous voir: dans les termes les plus simples et les définitions qui vous accommodent." C'est dans le cadre de la soirée ELLE Women in Hollywood, organisée en octobre 2017 et célébrant les grandes femmes du cinéma, que Margot Robbie a tenu à s'exprimer dans ces termes à travers une lettre adressée à Tinseltown. Une prise de position qui emboîtait le pas à l'époque à l'affaire Weinstein.

Une actrice aux deux visages

L'actrice australienne campe la plupart du temps dans ses films un personnage intelligent, fort ou puissant. Cependant, elle est souvent sexualisée et soumise au regard masculin et publicitaire comme le montre si bien son interprétation de Naomi Lapaglia dans 'Le loup de Wall Street' (Remember la célèbre "mommy and daddy scene"). Si ce rôle lui a permis de se révéler au niveau international, Margot Robbie a toutefois pu se distancer dans la foulée de son statut de femme sexy et désirable pour faire partie des femmes les plus influentes au monde.

Grâce à sa société de production LuckyChap Entertainment, la désormais trentenaire a l'opportunité de faire entendre sa voix dans le processus créatif. De ses propres mots, elle ne veut "produire que du contenu badass mené par des femmes". Une initiative qui porte ses fruits puisque la native de Dalby dans l'Etat de Queensland a failli devenir la reine pour son premier projet 'Moi, Tonya'. Sa prestation lui a, en effet, valu une première nomination à l'Oscar de la meilleure actrice.

Une héroïne féministe

En 2016, déjà, Margot Robbie avait su tirer son épingle du jeu grâce à son personnage d'Harley Quinn dans le modeste film 'Suicide Squad' qui lui offrira par la suite la tête d'affiche de 'Birds of Prey' dont elle est également productrice. Trois ans plus tard, une nouvelle interprétation exceptionnelle nous sera offerte dans 'Once Upon a Time… in Hollywood' de Quentin Tarantino, à qui elle avait envoyé une lettre pour lui demander de jouer dans l'un de ses chefs d'oeuvre.

La fan de hockey sur glace est ensuite repartie au combat pour défendre les droits des femmes dans 'Scandale'. Sur le thème de l'harcèlement sexuel, son personnage de Kayla Pospisil représente un mélange de plusieurs femmes ayant eu affaire aux abus de Roger Ailes. La scène très dérangeante où Ailes demande à la jeune femme de remonter sa robe pour voir ses jambes et où la caméra s’arrête sur la petite culotte, adoptant le point de vue voyeur du prédateur au lieu de celui de la victime, montre que le chemin à parcourir pour tendre vers l'égalité homme-femme reste encore long.

En attendant, l'actrice australienne devrait à nouveau faire parler d'elle dans l'un de ses prochains projets: 'Barbie'. Ce remake en live-action de la célèbre poupée, co-écrit notamment par la féministe Greta Gerwig, devrait casser les codes et les clichés pour laisser place à un message beaucoup plus porteur. Une dualité qui représente parfaitement la carrière et la personnalité de Margot Robbie.

Cinéma

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