Quand les clichés ont la vie dure dans les films

On le sait très bien, l’humour se base souvent sur des clichés et des blagues culturelles que l’on retrouve beaucoup dans les films. L’un des grands cinéastes qui a basé son succès sur les stéréotypes n’est autre que l'acteur et réalisateur français Dany Boon. RTL-TVI prévoit ce jeudi, à 20h40, de nous en mettre plein la vue et de détendre l’atmosphère par des clichés franco-belges à travers “Rien à déclarer”. L'occasion est belle pour revenir sur ces films cultes qui ont basé leur succès sur les stéréotypes.

 

Dans "Rien à déclarer", diffusé ce jeudi à 20h40 sur RTL TVI, Dany Boon joue de tous les clichés en blaguant sur les Belges et les Français du Nord. L’histoire se concentre sur la délimitation franco-belge lorsque les accords Schengen ont effacé les frontières et le passage à la douane en 1993. Deux douaniers voisins et ennemis, l’un belge et l’autre français, sont contraints de travailler ensemble dans une même brigade mixte après la disparition de leur poste respectif en France dans la commune de Courquain et en Belgique dans la commune de Koorkin. La relation antagoniste des deux douaniers s'enveniment au fur et à mesure et laisse place à la belle "gueguerre" de clichés tant bien sur les Français que sur les Belges.

Cette comédie, mettant en scène notamment Benoît Poelvoorde, n'est évidemment pas la seule du genre. Voici une série de films qui montrent que les clichés ont encore la vie dure de nos jours:

Bienvenue chez les Ch'tis

Encore un film de Dany Boon dont le succès n’est plus à confirmer. Le film fait partie des plus grandes réussites françaises. En tout, plus de 20 millions de français ont vu ce long métrage. Au box-office mondial, le chiffre dépasse les 28 millions de personnes. Le Français met l’accent sur sa région d’origine en mettant en scène un directeur de la poste de Salon-de-Provence qui doit être muté avec sa famille dans une petite ville du Nord appelée Bergues. Pour les Sudistes, pleins de préjugés, le Nord c'est l'horreur, une région glacéeil pleut tout le temps, peuplée d'êtres rustres, éructant un langage incompréhensible, le "cheutimi".

Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ?

“Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu?” est une autre comédie française qui a fait beaucoup parler d’elle ces dernières années. Une famille française, issue de la grande bourgeoisie provinciale, suit des principes bien catholiques et plutôt de la “vieille France”. Tout se chamboule lorsque les parents, Claude et Marie Verneuil doivent faire preuve d’ouverture d’esprit.  Leurs quatre filles, ayant quitté la province, élaborent leur vie respective dans la capitale cosmopolite de Paris. Leur première fille épouse un musulman, leur seconde un juif et la troisième un chinois. Lorsque la cadette annonce ses fiançailles et son désir de se marier à l’église, les parents ne contiennent plus leur joie car enfin l’une d’entre elles va épouser un bon catholique.... Un bon catholique certes mais de couleur noire. Ce brassage culturel accumule les clichés sur les religions et l'intégration des minorités en France. Pourtant loin du racisme qu’il peut laisser entendre à travers le synopsis, le film fait rire sur ces clichés ethniques mais apporte un message de tolérance évidente. Toutes les religions, toutes les communautés en prennent pour leur grade… y compris les Catholiques et les Français

 

Dikkenek

Du côté de chez nous, un film reste culte. Il s’agit de Dikkenek, ce qui veut dire en brusseleir “gros cou” ou en d’autres termes “grande gueule”. JC est le dikkenek du film et veut aider son ami Stef à chercher le grand amour. Il lui fait rencontrer une femme. Aux faux airs de l'émission belge Strip-Tease, le duo va croiser toute une panoplie de gens tous plus dingues les uns que les autres. L’accent belge, les expressions brusseleir, la culture bilingue sont mis en avant. Des répliques bien belges qui peuvent piquer mais qui au final nous font bien rire. Par exemple le fameux cours de drague de JC à Stef : "Ca va du point A au point G. Faut pas essayer d'être original. Ta tête est déjà originale, faut pas surenchérir (...). Le point A, faut rester soi-même : quand tu lui parles, évite de négocier avec ses nichons. (...) Si tu veux arriver au point G, il va falloir mouiller le maillot !". De l’humour belge dans toute sa splendeur avec bien sûr des notes de dérisions.

Cinéma

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Attention : regarder la télévision peut freiner le développement des enfants de moins de 3 ans, même lorsqu’il s’agit de programmes qui s’adressent spécifiquement à eux. Plusieurs troubles du développement ont été scientifiquement observés tels que passivité, retards de langage, agitation, troubles du sommeil, troubles de la concentration et dépendance aux écrans

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