JCVD, le Belge qui a réussi à conquérir Hollywood

Cinéma | Si vous demandez à un Américain ce qu'il connait de la Belgique, il y a de fortes chances qu'il vous réponde Jean-Claude Van Damme après avoir parlé de chocolat. Celui qu'on surnomme "The Muscles from Brussels" a réussi à s'imposer jusqu'à la fin des années 90 dans le paysage hollywoodien, ce qui lui permet d'être encore très respecté aujourd'hui. Ce dimanche, JCVD entre un peu plus dans l'histoire et fête ses 60 ans.

De Proximus

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On peut considérer Jean-Claude Camille François Van Varenberg comme un des meilleurs représentants de la Belgique dans le cinéma des années 90. Il a ouvert la voie à Matthias Schoenaerts et au duo de réalisateurs Adil El Arbi – Bilal Fallah, qui feront également la traversée de l'Atlantique pour se rendre à Hollywood. C'est à l'âge de 22 ans que le Bruxellois décide de tenter sa chance à Los Angeles.

Il change son nom pour Jean-Claude Van Damme et s'apprête à vivre le rêve américain. Après avoir travaillé comme livreur de pizza, chauffeur de limousine et vendeur de tapis, il se lie d'amitié avec l'icône hollywoodienne Chuck Norris. Ce dernier va l'aider à trouver un emploi de videur dans son club Woody's Wharf et mettra en avant ses talents lors de divers évènements. Après quelques rôles mineurs, JCVD obtient son premier vrai rôle dans 'Le Tigre Rouge', sorti en 1986. Fait amusant, alors qu'il interprète le méchant du film et n'apparait pas plus de 10 minutes à l'écran, il figure pourtant seul sur l'affiche du long métrage, tant sa prestation a marqué les esprits.

Une icône d'Hollywood

Après ce premier fait d'armes, JCVD dû pourtant forcer la chance pour obtenir son prochain rôle. Il fit une démonstration surprise d'arts martiaux au producteur Menahem Golan à la sortie d'un restaurant. Ce dernier, conquis, lui montre le scénario de 'Bloodsport' et lui confie le premier rôle. Après ce succès, JCVD deviendra le chouchou des films d'arts martiaux à Hollywood, avec comme marque de fabrique, son fameux grand-écart.

Les films se succèdent alors à une vitesse fulgurante. 'Cyborg' en 1989, 'Double Impact' en 1991, 'Universal Soldier' en 1992, 'Timecop' en 1994, tous ses films remportent un succès au box-office. JCVD, ancien champion d'Europe de karaté, se glisse sans cesse dans des rôles de combattants, de soldats ou de policiers. Ses performances physiques éclipsent d'ailleurs son jeu d'acteur. Tout au long de la décennie, il continuera de tourner dans des films à succès, mais la magie s'estompera au tournant du millénaire.

"The Muscles From Brussels" est boudé par Hollywood

Si JCVD tourne encore dans de nombreux films après 'Double Team' (1997), son dernier succès au box-office où il joue aux côtés de Dennis Rodman, sa carrière ne retrouvera jamais plus son aura d'antan. Les rôles se succèderont encore rapidement, mais le public, et surtout les critiques, ne lui feront plus de cadeaux. L'acteur y fait d'ailleurs allusion dans son film semi-autobiographique 'JCVD', sorti en 2008. Lorsque Sylvester Stallone lui demande de jouer un rôle dans le premier volet des 'Expendables', il refusera dans un premier temps, avant de dire oui pour 'The Expendables II', dans lequel il incarne un trafiquant d'armes aux côtés de Bruce Willis, Arnold Schwarzenegger et Jason Statham. Certains ont vu ce rôle comme un ultime hommage à sa carrière de haut niveau.

Devant d'autres types d'acteurs d'action, moins impressionnants physiquement, mais avec un meilleur jeu d'acteur, JCVD est maintenant boudé par Hollywood. Pourtant, la star continue de faire des films, même si ce n'est plus à l'échelle internationale. Une chose est sûre, c'est que le Bruxellois a eu un impact phénoménal sur la culture populaire américaine, et les stars du cinéma belge d'aujourd'hui et de demain peuvent en tirer profit.

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