Anecdote de tournage : l’improvisation de Louis de Funès dans La Grande Vadrouille

Cinéma |

"La Grande Vadrouille", sorti il y a plus de 50 ans, reste encore aujourd’hui l’un des plus gros succès du cinéma français. Il fait partie du top 5 du box office français, avec "Bienvenue Chez les Ch’tis" et "Intouchables". Et il contient bien sûr quelques secrets de tournage… 

De Proximus

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Pendant ce confinement, vous avez peut-être pris le temps de vous refaire votre compilation de films de Louis de Funès. Et on ne peut que vous comprendre ! Le comédien français est incontestablement "anti-déprime". Ses mimiques, son humour et ses prouesses en comique de situation en font une véritable référence humoristique

Un capital comique qui fait contraste avec la personnalité de l’acteur, au-delà de son métier. Louis de Funès est connu pour être strict et perfectionniste. Pourtant, certains de ces films, dont "La Grande Vadrouille", n’étaient que très peu écrits et laissaient ainsi place à l’improvisation des acteurs. C’était comme cela que leur potentiel brillait le plus, et que leur complicité crevait pratiquement l’écran. Et tant pis pour le côté tatillon de l’acteur ! 

Des scènes cultes… improvisées ! 

De cette improvisation et cette liberté de jouer vont naître quelques scènes cultes. "La Grande Vadrouille" en regorge. Une de ces scènes fait même partie des moments emblématiques du film, si bien qu’elle en est devenue la couverture du film ! Il s’agit de la séquence où Louis de Funès atterrit sur les épaules de son acolyte, Bourvil. Les deux protagonistes étaient censés s’écrouler sur le sol, mais ils ont préféré tenir leur rôle. S’en suit un dialogue hilarant et quelques phrases cultes : "eh bah dis donc !" ou encore "ça fait trois fois que vous me faites ça ! Mes souliers, mon vélo…"

L’interrogatoire par un officier allemand fait également partie de ces scènes qui n’étaient pas écrites. A partir du moment où Bourvil se mouche, tout le reste de la scène où les deux protagonistes tentent de gagner du temps est parfaitement improvisé. Le tout à coup de comique gestuel et de détournement de la conversation… 

3 mois de préparation

De Funès savait aussi bien improviser que s’entraîner pour réussir une scène à la perfection. C’est le cas du moment mythique où il incarne un chef d’orchestre énergique et rythmé. L’un de ses fils, Patrick de Funès, se rappelle: "Quand il joue pendant la scène, il dirige vraiment l’orchestre !". L’acteur s’est entraîné trois longs mois pour maîtriser ces mouvements. Mais il a aussi été coaché : "C’est George Auric qui lui donnait des leçons", raconte son fils à BFMTV. Il s’agit du compositeur de la musique de "La Grande Vadrouille". "Mais il n’avait aucun mal, parce qu’il avait un rythme de fou. Son passé de pianiste de bar lui avait donné un rythme d’enfer. (…) Il avait été applaudi par l’orchestre"

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