Lance Armstrong: "Cela pourrait être pire. Je pourrais être Floyd Landis et me réveiller chaque jour comme une m*rde"

Dans la deuxième partie de "Lance", le documentaire évoque la jeunesse, l'ascension puis la chute de l'ancien septuple vainqueur du Tour Lance Armstrong. Après la première partie qui avait déjà fait grand bruit, l'Américain a, une nouvelle fois, raconté sa "vérité".

Pour nourrir son documentaire, Marina Zenovich a rencontré à huit reprises Lance Armstrong en un an et demi. La cinéaste est également partie à la rencontre des proches, sur et en dehors du circuit, du septuple vainqueur du Tour.

Dans la deuxième partie du documentaire consacré à Lance Armstrong, le coureur américain a fait son mea culpa tout en égratignant ceux qui l'ont fait tomber à l'époque. Son ancien coéquipier Floyd Landis est la principale cible du Boss.

Landis, un éternel ennemi

Sept ans après ses aveux de dopages sur le canapé d'Oprah Winfrey, Lance Armstrong tient à s'excuser auprès de certaines personnes qui auraient pu être heurtées par ses propos. Il avait notamment traité son ancienne masseuse personnelle Emma O'Reilly de "pute" à l'époque parce qu'elle l'avait explicitement accusé dans le livre 'LA Confidential'. "Je ne voulais pas dire ça comme ça, mais... j'étais un idiot porté vers l'attaque. Je n'arrivais pas à être une autre personne à côté du vélo".

La colère de Robocop ne s'est toutefois pas atténuée envers tout le monde. Landis, lui, reste un ennemi du coureur qui relativise sa situation par rapport à celle de son ancien coéquipier. "Cela pourrait être pire. Je pourrais être Floyd Landis et me réveiller chaque jour comme une merde". Zenovich lui demande alors si c'est ce qu'il pense. Armstrong répond: "C'est ce que je sais. Je ne le pense pas, je le sais".



Tout au long de sa carrière, Lance Armstrong a considéré ses concurrents comme des ennemis. Le Boss méprise toujours autant ses anciens adversaires aujourd'hui, qu'il décrit comme des "whimps" (des mauviettes). Il n'y a que pour son plus grand concurrent Jan Ullrich que le Texan révèle avoir un point faible. "Mon lien avec Jan était très respectueux, je l'aime beaucoup". En fait, l'Américain de 48 ans est allé voir son ancien concurrent à l'hôpital psychiatrique après que celui-ci y ait été admis en raison de problèmes de drogue. Armstrong, au bord des larmes, se livre: "Jan était l'homme le plus important dans ma vie. C'est lui qui m'a le plus motivé, il m'a fait avancer. Il avait tout ce que j'avais: une femme, des enfants, de l'argent... Ce n'était pas suffisant pour le maintenir sur le droit chemin."


"À ce stade de sa carrière, le dopage n'en vaut pas la peine pour mon fils"

Lance Armstrong s'est ensuite penché sur l'acharnement médiatique dont il a fait preuve. Pour lui, le traitement diffère en fonction des cyclistes concernés. Alors que lui, Marco Pantani et Jan Ullrich n'ont pas été épargnés, George Hincapie, Ivan Basso et Erik Zabel sont idolâtrés. "L'Italie vénère Basso, le met sur un piédestal, lui pardonne ses péchés, lui offre un emploi. Pas Pantani, mais il est mort, putain. L'Allemagne fait l'éloge de Zabel, Aldag et d'autres. Mais ils détruisent la vie d'Ullrich. Pourquoi ? Les Etats-Unis embrassent Hincapie, l'invitent à des compétitions... Et me détruisent. C'est des conneries." Par ses propos, Armstrong semble s'apitoyer sur son sort. Il oublie bien sûr qu'il était le plus grand tricheur de tous. Ses mensonges et ses tromperies (avec l'aide des plus hauts échelons du monde du cyclisme) lui ont permis de remporter frauduleusement sept Tour avant de voir ses titres lui être retirés.

Dans la continuité, le coureur américain a évoqué le dopage potentiel de son fils Luke. "Dans la situation actuelle (son fils joue au football américain à l'Université, ndlr), je lui déconseille. Mais la discussion pourrait évoluer lorsqu'il jouera en NFL. À ce stade de sa carrière, cela n'en vaut pas la peine". Une déclaration choc faite d'un père à son fils. Heureusement, son poulain Luke ne veut rien savoir des substances interdites. "Travailler pour réaliser quelque chose a toujours valu pour moi beaucoup plus que de prendre un raccourci. Si je le faisais et que je me faisais prendre, ils diraient: "il est comme son père".



À la toute fin du documentaire, Lance Armstrong s'est livré à de timides excuses. "Au regard de la manière dont je me suis comporté comme leader de mon sport, le leader d’une cause (la lutte contre le cancer, ndlr),… c’est inexcusable. Mes comportements étaient totalement inappropriés. J’ai totalement tiré avantage de mon statut. Et pour ça, je suis profondément désolé. J'aimerais pouvoir changer cela et être un homme meilleur. Mais tout ce que je peux faire, c’est dire que je suis désolé et avancer et espérer que les autres en fassent de même. Au final, l’important c’est comment tu arrives à vivre avec ça. Est-ce que tu peux bien dormir ? Et je peux."

Découvrez le documentaire "Lance" sur Proximus Sports 1 le 12 (1ère partie) et le 19 juin (2ème partie) prochain.

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