Armstrong: "Était-ce difficile de prendre de l’EPO après avoir fait face à la mort? Non"

Le 24 mai, la première partie de "Lance", documentaire en deux volets, était diffusée sur la chaîne américaine ESPN. D'une durée totale de 3 heures et 20 minutes, le documentaire évoque la jeunesse, l'ascension puis la chute de l'ancien septuple vainqueur du Tour Lance Armstrong. S'il promet d'y raconter sa "vérité", Armstrong exprime peu de remords.

La première partie du documentaire "Lance" est à découvrir en exclusivité sur Proximus Sports 1  ce vendredi 12 juin à 21h.

Même si Lance Armstrong avait déjà fait des aveux de dopage il y a sept ans dans le fauteuil de la célèbre animatrice américaine Oprah Winfrey, il a promis d'être plus franc que jamais dans ce documentaire de Marina Zenovich. Ce qui est certain, c'est que pour la première fois, le parcours complet d'Armstrong est passé en revue: sa jeunesse difficile, ses premiers succès cyclistes, son dopage et enfin ses aveux, faits après avoir été acculé par les témoignages de ses anciens coéquipiers.

D'emblée, Armstrong donne le ton. "C'est un miracle que je ne sois pas devenu un tueur de masse", assène-t-il. Sa mère Linda laisse une grande partie de l'éducation du jeune Lance à son beau-père Terry Armstrong, qui n'hésitait pas à lever la main sur lui "pour un tiroir laissé ouvert". À l'âge de 15 ans, Lance falsifie son certificat de naissance afin de participer à des compétitions de triathlon. Le début d'une carrière remplie de mensonges et de tromperie.

Son cancer lié au dopage? "Je ne dirais pas non"

Celui que l'on surnommait The Boss a avoué qu'il prenait déjà des substances interdites à l'âge de 21 ans. Alors que ses concurrents faisaient déjà appel à la miraculeuse EPO, lui se contentait de cortisone, un dopage qu'il qualifie de "faiblement actif". Lorsqu'en 1994, alors champion du monde en titre, Armstrong se fait constamment "botter le cul", il décide de franchir lui aussi le pas et de toucher à la célèbre hormone. Il fait alors la connaissance du sulfureux docteur Michele Ferrari et ne reviendra plus jamais en arrière.

Mais en 1996, on lui diagnostique un cancer des testicules. Les médecins estiment ses chances de survie entre 20 et 50 %, mais il ne se laisse pas abattre et finit par surmonter la maladie. Lorsqu'on lui demande si son dopage pourrait être à l'origine de son cancer, Armstrong affirme qu'il n'a pas de réponse. "Mais je ne dirais pas non. Ce que je peux dire, c’est que la seule fois de ma carrière où j’ai pris des hormones de croissance, c’était en 1996. Donc, dans un coin de ma tête, je me pose la question."

"Difficile de prendre de l’EPO après avoir fait face à la mort? Non"

Avoir frôlé la mort n'a pourtant pas fait renoncer Armstrong au dopage, bien au contraire. En 1998, alors qu'il fait son grand retour à la compétition, il se tourne à nouveau vers l'EPO. Lorsque Zenovich lui demande si cela ne fut pas une décision difficile après avoir regardé combattu son cancer, il répond d'un simple "non". "Je sais que cette réponse ne sera pas populaire, mais à bien des égards, l'EPO est un médicament sûr. À condition de l'utiliser avec modération, en quantité limitée, sous le contrôle d'un médecin professionnel. Il y a des choses bien plus dangereuses à injecter dans votre corps".

La première partie du documentaire "Lance" est à découvrir en exclusivité sur Proximus Sports 1  ce vendredi 12 juin à 21h.

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