Le jargon du Tour: le baroudeur

Le peloton du Tour de France a déjà fourni beaucoup d'efforts dans cette deuxième semaine. Les jambes commencent à souffrir et cela offre des opportunités aux baroudeurs, qui tentent de tirer leur épingle du jeu avec une longue attaque. Il en sera peut-être encore de même aujourd'hui dans l'étape de transition entre Chauvigny et Sarran en Corrèze.

Grosso modo, il y a trois grands types de coureurs dans le peloton du Tour : les sprinteurs, les grimpeurs et les baroudeurs. Alors que la première catégorie trouve son terrain de prédilection sur le plat, les grimpeurs rayonnent dès les premiers mètres de montée. Les baroudeurs, eux, excellent dans le fait de fournir un effort long et lourd afin d'atteindre le graal. Pour cela, les deuxième et troisième semaines du Tour, lorsque les coureurs commencent à baisser physiquement, sont le moment propice pour ces hommes que rien n'arrête.

Le baroudeur, c’est un peu la version cycliste de l’aventurier avec son sac à dos. Coureur assez complet disposant d’un gros “moteur” qui lui permet de résister au retour du peloton durant plusieurs heures, le baroudeur est adepte des échappées au long cours. S’il est très résistant, il sait néanmoins qu’il n’a pas le coup de pédale pour suivre les attaques des meilleurs. Le tempérament offensif et les longs raids souvent vains des baroudeurs leur assurent généralement la sympathie du public et le prix de la combativité. Mais il arrive parfois que les tentatives des baroudeurs soient couronnées de succès. La victoire dans ces circonstances possède alors toujours un caractère épique. Et les victoires épiques, Thomas De Gendt connaît!


Thomas De Gendt, le roi des baroudeurs

“Dans le peloton, je m'ennuie.” Pas étonnant dès lors de voir le Belge avaler des centaines de kilomètres devant le peloton chaque année. En dix ans de carrière, cette manière de courir a permis au coureur de Lotto Soudal de se forger un beau palmarès et de signer plusieurs exploits. Vainqueur d’étapes sur les trois grands tours, ses quinzes victoires professionnelles ont toutes été conquises après une échappée. Comme son premier grand coup d’éclat sur les pentes du mythique Stelvio lors du Tour d’Italie 2012, où il a fait vaciller les meilleurs.

Au matin de la 20e étape, De Gendt pointe à une belle huitième place, à 5’40” du leader Joaquim Rodriguez. Le coureur de Saint-Nicolas tente alors un coup d’audace monumental. A 57 kilomètres de l’arrivée jugée au sommet de la longue et redoutable ascension du Passo dello Stelvio, il s’extirpe du peloton sur le haut du Mortirolo. Dans la vallée, il s’appuie sur le travail d’un équipier avant d’aborder le Stelvio avec près de quatre minutes d’avance sur le peloton. Pendant plus de 22 km d'ascension, le Belge gère puise dans ses réserves mais gère parfaitement son effort pour résister magistralement au retour des meilleurs grimpeurs. Après 219 km et près de 7 heures de course, il franchit la ligne d'arrivée avec 56 secondes d'avance sur l'Italien Damiano Cunego et l'Espagnol Mikel Nieve. Après avoir frôlé le maillot rose, il bondit à la 4e place du classement. Le lendemain, il signera un très bon contre-la-montre pour accrocher le podium final.

L'infatigable Jens Voigt

"Quand j’étais jeune, Jens Voigt était mon modèle”, déclarait Thomas De Gendt il y a quelques années. Rien d'étonnant quand on se souvient des nombreux coups de panache du sympathique coureur allemand dans les années 2000. Infatigable rouleur qui savait aussi se débrouiller dans la montagne, Voigt animait régulièrement les courses à étapes en s'échappant très tôt dans la journée. Celui qui a participé à 17 Tours de France consécutifs (!) entre 1998 et 2014 y a notamment levé les bras en 2006, au terme d’une échappée longue de 210 km dans la 13e étape. Au sprint, il devança son dernier compagnon d'échappée Oscar Pereiro. Lors de ce Tour 2006, le quotidien français L’Equipe avait établi à… 689 le nombre de kilomètres passés seul en tête par le coureur de la CSC.

Retrouvez toutes les infos sur le Tour de France via ce lien.

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