La saison 2019/2020 de la Jupiler Pro League est à l’arrêt. Pour certains, elle est en mode pause prolongée, pour d’autres, plus pessimistes, le coronavirus a sifflé la fin du match. L’avenir nous dira ce qu’il en est. En attendant, nous vous proposons de revenir sur le parcours des 16 équipes de l’élite et de le commenter.
 
Le Standard avait abordé la saison 20192020 avec énormément d’ambitions. Car s’il avait laissé partir durant l’été Marin et Djenepo, Michel Preud’homme pouvait compter sur un noyau avec pour chaque poste au moins deux solutions de qualité, histoire de pouvoir être compétitif sur les trois fronts (JPL, Coupe et Europa League). Un 6 sur 6 lors des deux premières journées, ainsi que la donnée statistique que les deuxièmes saisons de MPH comme coach sont toujours couronnées de succès ont fait souffler un vent d’optimisme du côté de Sclessin. Le 12 sur 15 après les cinq premières journées n’a fait que confirmer cet espoir.
 
Par ailleurs, le 20 sur 30 qui a sanctionné les dix premières journées était un bilan plus qu’honorable pour une équipe qui était aussi sollicitée par ses matches européens. Cependant, des défaites successives à Gand et à domicile contre Malines ont grippé la machine. Car les Rouches ont connu ensuite une nette baisse de régime avec un 15 sur 30 en championnat et des éliminations en Coupe et en Europa League. Avec le seul championnat désormais comme objectif, la direction a fait alors le choix de vendre Mpoku et Emond  (pour 2 et 4 millions d’euros), en prenant le risque de déforcer sa division offensive. Le 14 sur 27 obtenu lors des 9 dernières journées n’a fait que souligner le fléchissement des Liégeois.
 
Avec 21 points de retard sur le Club de Bruges, le Standard peut évidemment faire une croix sur le titre. Si les Play-offs 1 ont lieu, la deuxième marche du podium reste malgré tout envisageable, à condition évidemment pour les Rouches d’afficher plus de constance en déplacement (car le bilan de 18 sur 42 à l’extérieur est largement insuffisant pour jouer les premiers rôles).  Toutefois, le 10 sur 30 signé contre les équipes du top 6 ne plaide pas en faveur de l’équipe de Preud’homme.
 
Les stars du Standard en JPL
 
Arnaud Bodart : c’est la révélation de la saison. Le jeune gardien a pleinement saisi sa chance et est parvenu à faire oublier Guillermo Ochoa. 8 clean sheets et 32 buts encaissés en 29 rencontres sont des stats plus qu’intéressantes.
 
Mehdi Carcela : Même si certains attendent davantage encore de l’artiste de Sclessin, avec 3 buts, 7 assists et une implication dans 21% des buts de son équipe, ses stats rappellent bien sûr toute son importance. Des stats d’autant plus méritoires qu’il n’a joué que 1634 minutes sur les 2610 disputées par son équipe.