Basaksehir ou FC Erdogan? L'histoire derrière la fulgurante ascension du club turc

Ce soir à 18h55, les Turcs du Medipol Basaksehir reçoivent le FC Copenhague dans le cadre des huitièmes de finale aller de l'Europa League. Depuis 2014, Basaksehir concurrence les grands clubs d'Istanbul que sont Galatasaray, Besiktas et Fenerbahçe. Il le doit beaucoup à un homme: le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Basaksehir ou FC Erdogan? La singulière histoire de la fulgurante ascension du club turc

Le football a toujours déchaîné les passions en Turquie. Des supporters fanatiques, des présidents excentriques, des vedettes sur le déclin... Cependant, depuis 2014, un petit nouveau fait son trou. Istanbul Basaksehir était jadis le petit frère des trois grands clubs d'Istanbul – Galatasaray, Besiktas et Fenerbahçe. Le club, qui appartenait alors à la ville, évoluait principalement dans les divisions inférieures, malgré quelques séjours en première division.

Propriété du ministère des Sports

La situation change en 2014. Après sa promotion en Süper Lig, le club était censé être dissous, mais le Premier ministre turc Erdogan en décide autrement. Il ordonne au ministère des Sports de racheter le club pour un peu plus de 5 millions d'euros.

Beaucoup voient alors une motivation politique d’Erdogan, lui-même fan de football, derrière cette décision. Lors des manifestations de Gezi il y a un an, les noyaux durs de Besiktas, Fenerbahçe et Galatasaray se sont révoltés contre le régime autoritaire du Premier ministre. Connaissant la passion des Turcs sont pour le football, Erdogan a vu en Basaksehir une parfaite opportunité pour s’assurer un lien avec le sport.

Stade Fatih Terim

Dès sa reprise, Basaksehir prend ses quartiers dans son nouveau domicile, le stade Fatih Terim, installé dans le quartier de Basaksehir, un bastion de l’AKP, le parti d'Erdogan. Le club évoluera désormais en orange – hasard ou non, ce sont aussi les couleurs de l'AKP – et Erdogan lui-même est présent sur le terrain pour le match d'ouverture dans le nouveau stade.

Flanqué du numéro 12 – Erdogan était le favori pour devenir le 12ème président de la Turquie – le premier ministre de l'époque réussit un coup du chapeau. Erdogan, lui-même ancien joueur de football, devient ainsi inextricablement lié à son nouveau club.

Les trois grands sous pression

L'influence du président nouvellement élu réjouit les sponsors. Basaksehir réussit en effet à attirer quelques célébrités, certes en perte de vitesse, à Istanbul. Gaël Clichy (ex-Manchester City), Martin Skrtel (ex-Liverpool-), Gökhan Inler (ex-Inter), Robinho (ex-Real Madrid) ou encore Demba Ba (ex-Chelsea et ex-Mouscron) pour n'en citer que quelques-uns.

Voilà comment Basaksehir entend s'inviter dans la cour des grands et cela ne semble être qu'une question de temps avant que le club ne parvienne à accrocher une première Süper Lig. Galatasaray, Besiktas et Fenerbahçe ont tous trois dû faire face aux conséquences des règles du fair-play financier ces dernières années et ont été contraints de réduire leurs salaires. L'ascension de Basaksehir, en revanche, ne semble pas vouloir connaïtre de fin

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