Sjokz: « C’est une sensation particulière d’être à nouveau sur scène en Belgique »

Cette fois aussi, la Belge Eefje "Sjokz" Depoortere se chargera de tout lors de la finale de l’ESL Proximus. En plus de son travail pour Riot Games sur le jeu League of Legends, elle a également commencé à présenter des événements CS:GO l'année dernière. Il est donc grand temps de s'asseoir de nouveau avec cet icône du Benelux afin de parler de la pratique de l’esport au Benelux et de son année chargée.

Tu es de retour pour la deuxième édition de l'ESL Proximus. As-tu hâte de présenter cette édition et comment as-tu vécu la première ?

Je n'ai pas souvent l'occasion de faire quelque chose dans l’esport en Belgique et l’ESL Proximus a été le premier événement que j'ai pu présenter en tant qu'indépendante, à l'époque en Belgique. Ce fut un très bel événement et j’ai pensé que c’était génial d’accorder encore plus d’attention à l’esport en Belgique. C’était un grand tournoi en soi, mais ça restait quand même une vraie « communauté ». Vous pouvez toujours discuter avec tout le monde, par exemple. Les événements locaux ont également pris de l'ampleur. J'espère donc que la deuxième édition de l'ESL Proximus deviendra encore plus grande.

Comment te sens-tu devant un public du Benelux ? Est-ce que cela diffère beaucoup de ce que tu fais devant un public européen, voire international ?

Bien sûr, je me sens belge mais aussi très européenne. Alors, être devant un public européen, c'est un peu comme rentrer chez moi. C'est une sensation particulière de revenir sur scène en Belgique et je n'ai pas souvent eu cette opportunité. Je suis très heureuse que davantage d’opportunités se dégagent et j’espère que les gens auront également l’impression que je présente l’évenement avec grand plaisir.

Dans quelle mesure connais-tu la scène Benelux sur League of Legends et CS:GO ?

Pour être très honnête, je ne suis pas (encore) très bien informée. Jeudi, j'ai un jour de congé et je compte bien me préparer. J'ai également rencontré des acteurs locaux lors de l'édition précédente, tels que « Slyv3r » (Aethra Esports), ainsi que certains autres acteurs qui m’ont beaucoup aidé. Par exemple, ils m'ont déjà envoyé un document avec toutes les informations utiles. Maintenant que la Belgique et les Pays-Bas ont leurs propres compétitions officielles, il est temps que je commence à me familiariser avec tout le monde (rires) !

As-tu réellement remarqué une croissance de l’esport Benelux ?

J'ai l'impression que la scène commence à se développer de plus en plus au Benelux et que la communauté commence à grandir. Les gens sont vraiment intéressés et dans nos régions, nous avons beaucoup de gens qui sont intéressés par l’esport et qui connaissent beaucoup de choses sur le jeu compétitif. La volonté de réussir et de grandir est certainement présente et avec les deux compétitions locales à venir, les bases ont été posées.

Nous avons également vu des réussites au Benelux, comme Gabriël « Bwipo » Rau, qui joue maintenant chez Fnatic. Penses-tu que nous verrons des histoires similaires plus souvent ?

Je l'espère ! Bien sûr, cela dépend aussi de l'infrastructure qui doit être présente pour permettre une telle carrière. En tant que joueur de 16 ou 17 ans, il est difficile de dire à tes parents que tu veux te lancer comme joueur esport. C’est pourquoi des événements tels que l’ESL Proximus sont également nécessaires pour faire comprendre aux gens que ce n’est pas une blague. Bien sûr, nous le savons déjà, mais vous devez également convaincre les autres. L’histoire de « Bwipo » est bien sûr très extrême et étonnante, mais je vois que l’avenir est radieux à cet égard. Certainement maintenant que l'infrastructure et les fondations sont présentes. De cette manière, les joueurs ont également la possibilité de s'entraîner davantage