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Petit détour par les abysses de la musique : 10 genres musicaux totalement nébuleux

Nous prétendons parfois y connaître un rayon en matière de musique. C’est vrai que l’on sait qui était le producteur de l’album d’Iggy Pop « Lust for Life » (The Bewlay Bros) et comment s’appelle la grand-mère d’Eddie Vedder (Pearl). Mais ici, nous sommes allés toucher les frontières de nos connaissances…
Petit détour par les abysses de la musique : 10 genres musicaux totalement nébuleux © Ryosuke Kiyasu

Vous cherchez des genres musicaux qui se trouvent à la lisière du spectre musical ? Nous nous sommes creusé les méninges pour vous. Au fond, on est tous là pour apprendre. On a plongé au cœur d’Internet et on a découvert des tas de genres musicaux connus pour la plupart par à peine quelques milliers de personnes à travers le monde. Cela vous dit de faire partie de cette caste supérieure ? Commençons par cet artiste/batteur japonais du nom de Ryosuke Kiyasu. Fou ou génie, à vous de juger. 

Ectofolk

Ectofolk © Happy Rhodes

Ecto quoi ? Quand on entend ecto, on pense immédiatement à une espèce de monstre verdâtre tout droit sorti du film « SOS Fantômes », alors qu’il s’agit en réalité d’un genre musical : l’ectofolk. Il est né à partir d’une liste de diffusion de mails entre fans qui voulaient discuter de la musique de Happy Rhodes. « Ecto » était le nom de son quatrième album. Certains participants ont, par extension, également échangé sur des artistes qui ressemblaient à Happy Rhodes. Le terme « ecto music » est rapidement né et a regroupé des artistes comme Sarah McLachlan, Kate Bush, Tori Amos, Jane Siberry, Veda Hille, Loreena McKennitt, Sheila Chandra, Jewel, Dead Can Dance, Bel Canto, Iris DeMent, Victoria Williams, etc. Aujourd’hui, une véritable communauté se retrouve autour de l’ecto. C’est une niche, mais ça existe. 

Solipsynthm

Solipsynthm © Spotify

En cherchant des artistes qui représentaient ce genre, nous sommes tombés sur Provocateur. Si vous tapez ce nom dans Google, vous risquez fort de surtout trouver des photos de lingerie qui ne vous aideront pas beaucoup. Qu’est-ce donc alors que ce solipsynthm ? Des fanas penchés sur leur ordinateur. Vraiment ? C’est en tout cas la définition que l’on trouve : des gens qui font des expériences seuls sur leur PC. Des gars et des filles qui repoussent au maximum les capacités de leur ordinateur pour obtenir une musique différente. Des noms ? Mystery Skulls, Luxxury, Kid Moxie, Demoscene Time Machine, Bow Church. Découvrez-les via : 



Neurofunk

Neurofunk © Amazon

Imaginez que vous vous retrouvez au cœur de la trilogie « Matrix » et que vous ne trouvez plus la sortie. C’est du Neurofunk, un sous-genre du drum’n’bass né entre 1997 et 1998. Cette musique festive intense a pour base l’underground londonien. Le Neurofunk possède quelques caractéristiques très spécifiques. C’est tout d’abord bruyant et les basses sont renversantes. Si vous passez à côté des enceintes, regardez où se trouvent les toilettes, car les basses gagneront forcément la bataille contre vos intestins. Autre trait distinctif, le « reese », c’est-à-dire le son obtenu avec au moins deux formes sonores sinusoïdales, en dents de scie ou sous forme de bloc, jouant ensemble à une hauteur légèrement différente. Dans les artistes de cette catégorie, citons notamment les précurseurs d’Ed Rush & Optical et les modernisateurs de Noisia.

C86

C86 © Wikimedia

Vous devez vous dire que ce nom désigne une sorte d’explosion, un peu comme la C4, mais rien n’est moins vrai. C86 est un courant, un sous-genre musical créé par NME (New Musical Express), l’un des magazines musicaux les plus influents. Nous sommes en 1986 quand NME sort une compilation reprenant des artistes indépendants britanniques caractérisés par des guitares larmoyantes et des chansons powerpop. D’après John Peel, une référence en matière musicale, C86 symbolise l’ignorance et le manque d’exigence. Avec le recul, son apparition est considérée comme l’un des moments charnières de l’histoire de la musique anglaise, car elle a mis sur le devant de la scène des groupes comme Primal Scream, The Soup Dragons, The Mighty Lemon Drops, The Servants, The Weddings Present, etc. Cela vaut donc la peine de le (re)découvrir. Il n’y aurait pas eu d'Arctic Monkeys, ni de Pete Doherty sans C86. 

Vintage Swoon

Vintage Swoon © 45cat

Si vous aimez les films de Quentin Tarantino, vous allez adorer ce style tout droit sorti des années 60. Le Vintage Swoon, c’est Peggy Lee, le chewing-gum, le ciné-parc et les milkshakes taille XL. Un genre très agréable remis sous le feu des projecteurs par le film culte de Tarantino « Pulp Fiction » (entre autres). GQ Magazine l’avait décrit comme la rencontre de Wham! et de Taylor Swift. Parmi les artistes qui appartiennent à ce genre, citons Jackie Dunn, Bachelor Three, Dick Webb, etc.

Northern Soul

Northern Soul © Wikimedia

Née dans le nord de l’Angleterre et dans les Midlands, la Northern Soul est issue de la mod-scene. Elle trouve son inspiration dans la soul américaine, mais possède des beats plus durs, plus affirmés et un tempo plus rapide. C’est un genre musical très cool. Les singles sont appelés « stampers » et sont toujours enregistrés par des artistes relativement méconnus et en édition limitée. La Northern soul a connu son pic de popularité dans les années 70 et a influencé le disco, le hip-hop et la rave. Les principaux clubs qui ont permis à ce genre de prendre cette ampleur sont le Twisted Wheel à Manchester, le Golden Torch à Tunstall et le Wigan Casino qui avec ses 100 000 membres était le plus important. Il n’existe plus aujourd’hui, mais ses fans n’ont pas disparu. 



Screamo

Screamo © Wikimedia

« Tu as mal quelque part ? ». C’est la question que l’on a envie de poser à ceux qui pratiquent ce genre. Il est en tout cas connu comme celui « où tout le monde crie ». On peut comprendre ! Son acte de naissance est très précis : il est né durant l’hiver 1991 à San Diego, au Ché Café. Personne ne sait exactement ce qu’il s’est passé lors de cette soirée, mais les bases d’un genre nouveau ont été posées et il compte encore aujourd’hui quelques adeptes, même si l’on se trouve clairement dans une niche. Le screamo est proche du hardcore punk et son nom est la contraction de « scream » (crier) et d’emo. Quelques groupes qui s’en revendiquent ? Bring me the horizon, Falling in Reverse, Sleeping With Sirens, Suicide Silence, etc. 

Qawwali

Qawwali © Wikipedia

Avant, lorsque l’on entendait le terme « musique du monde » pour la première fois, on avait tendance à passer son chemin. Pourquoi ? Parce que c’était parfois étrange. Ensuite, on a découvert Nusrat Fateh Ali Khan et sa musique nous a emportés dans une autre dimension. Ce genre s’appelle Qawwali et c’est magique. Une musique séculaire, soufie, religieuse qui n’entre donc pas dans la hype du moment. Ce genre est surtout populaire en Asie du Sud-Est depuis quelques décennies, principalement dans le Pendjab, le Sindh et l’Hyderabad au Pakistan, ainsi qu’à Delhi et dans d’autres parties de l’Inde. Grâce à Nusrat Fateh Ali Khan, il a attiré l’attention du monde entier. Le chanteur a signé chez Real World Records, le label de Peter Gabriel, et a sorti plusieurs disques.

Gamelan

Gamelan © Wikimedia

Le drum’n’bass aurait-il existé sans le gamelan ? C’est sans doute pousser le bouchon un peu loin, mais tout de même. Qualifions plutôt le gamelan de drum’n’bass d’Extrême-Orient. Cette musique traditionnelle indonésienne est particulièrement intrigante. Si vous êtes profane : imaginez une collection de grands xylophones qui, une fois qu’ils se mettent à jouer tous ensemble, ont un effet hypnotique. Il y a parfois 40 instrumentistes qui jouent simultanément et cela donne une très belle dynamique.

Nintendocore

Nintendocore © Wikipedia

Eh oui, ça existe ! Ce genre repose sur les célèbres musiques des jeux Nintendo. Les sons de Mario Bros ont été repris par Mr. Bungle et immédiatement adoptés par les gamers et les fans de hardcore punk et de heavy metal qui se les sont appropriés. Cette musique trépidante n’est pas adaptée à toutes les oreilles. Le Nintendocore a été introduit par le groupe metalcore californien Horse The Band qui, pour s’amuser, l’appelle toujours Nintendocore.

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