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Les 10 artistes belges et néerlandais qui ont eu le plus de succès

Le passé des Plats Pays est d’une infinie richesse culturelle, particulièrement dans les arts créatifs. Nous avons toujours à cœur de mettre en avant les groupes et artistes à qui l’on doit des chansons et des disques remarquables. Nous en avons donc sélectionné 10.
Les 10 artistes belges et néerlandais qui ont eu le plus de succès © musiccanada.wordpress.com

Les Pays-Bas partagent la même langue qu’une partie de la Belgique, mais ils ont une culture totalement différente. Les groupes ou artistes néerlandais rencontrent souvent plus de succès au niveau international que leurs homologues belges. De leur passé de grands commerçants, nos voisins ont gardé l’envie de découvrir le monde, y compris au niveau musical. Les Belges sont un peu plus modestes, mais ils sont aussi capables d’atteindre leurs objectifs. En voici la preuve.

Gotye

Gotye © Wikimedia

Gotye (prononcez Gauthier) est né en Flandre-Occidentale. Il déménage ensuite en Australie durant son enfance. Et puis un jour, il rejoint ses contrées natales avec un tube incroyable. En 2011, la chanson « Somebody That I Used To Know » semble sortir de nulle part. Dès la première écoute, on y reconnaît un tube en puissance qu’il est impossible de se sortir de la tête. Et ce phénomène se produit partout dans le monde, car la chanson se hisse en tête des hit-parades dans de nombreux pays, y compris aux États-Unis. Le clip atteint ainsi le milliard de vues sur Internet. Wouter De Backer est officiellement une star planétaire. En 2013, il remporte trois Grammys. Et maintenant ? Il continue à faire de la musique et porte un projet qui vise à faire revivre la musique du pionnier français de la musique électronique, Jean-Jacques Perrey. 

Technotronic

Technotronic © Technotronic

Quand « Pump Up The Jam » a conquis le monde, personne ne savait exactement qui se cachait derrière ces beats puissants. Et qui était donc cette chanteuse que l’on voyait dans le clip avec les lèvres bleues ? Elle s’appelle Felly, mais ce n’est pas elle qui chante. Il s’agit de Ya Kid K, une chanteuse de hip-hop bruxelloise d’origine congolaise (une sœur de Leki, alias Karoline Kamosi) à qui le producteur Jo Bogaert avait demandé de faire les beats du morceau. Le succès a été fulgurant puisqu’aux États-Unis, le titre de Jo Bogaert, Thomas de Quincey, Patrick De Meyer et Ya Kid K s’est hissé à la 2e place. Ils se sont consolés d’avoir échoué si près du sommet en devenant une référence de la house.



Anecdote : le tube est sorti aussi sous le nom de « The Pro 24’s », sans Ya Kid K, mais avec des paroles (un medley) d’Eddie Murphy.

Stromae

Stromae © Belga

Ou Paul Van Haver de son vrai nom, mais il n’y a probablement que l’administration belge qui le connaît sous cette identité. Stromae s’amusait à faire de la musique depuis un bon moment déjà quand « Alors on danse » a fait son apparition triomphale sur les radios, au point de déjà faire partie du patrimoine culturel belge : à la fois dance et hip-hop, une manière de chanter très poétique inspirée par Jacques Brel, Stromae a injecté de la nouveauté et de la fraîcheur dans le paysage musical et a séduit des milliers de fans. Son deuxième album intitulé « Racine Carrée » est encore plus impressionnant. Stromae laisse éclater son génie avec des chansons comme « Formidable », « Papaoutai », « Tous les mêmes » et « Ta Fête », une chanson qui a été choisie comme hymne officiel des Diables Rouges pour la Coupe du Monde 2014. Stromae a plus d’un tour dans son sac. Il se lance également dans le stylisme. En 2017, il annonce qu’il met sa carrière de chanteur de côté pour se concentrer sur sa ligne de vêtements appelée Mosaert.

André Brasseur

André Brasseur © EPA

Ce grand-oncle de la musique belge est redevenu très à la mode ces dernières années avec son orgue. N’est-ce pas un peu dépassé ? Peut-être, mais il ne faut pas oublier que ses morceaux étaient extrêmement populaires à travers l’Europe dans les années 60 et 70 où ils étaient utilisés comme génériques de programmes radio ou télé. Son plus grand tube, « Early Bird Satellite » (1965), s’est écoulé à plusieurs millions d’exemplaires. Et aujourd’hui ? André Brasseur est en tournée depuis 2016 avec un groupe de musiciens parmi lesquels Isolde et Les Bens, Vive La Fête et De Mens. Et la formule mêlant la musique d’André Brasseur au rock’n’roll marche très bien. En 2016, il était à l’affiche du Pukkelpop, devenant l’artiste le plus âgé à s’y produire. Mais le musicien namurois n’est jamais resté inactif : en 1990, il était par exemple musicien de studio pour Vaya Con Dios. Il joue du clavier sur les tubes « What’s a Woman? », « Nah Neh Nah » et « Heading for a Fall ». 

The Pebbles

The Pebbles © The Pebbles

The Pebbles est la réponse belge aux Beatles. Baptisé à l’origine « The Fredstones », le groupe aurait très bien pu percer au niveau international. Leur titre le plus connu est « Seven Horses In The Sky », une chanson taillée pour conquérir le monde. La biographie de ce groupe montre qu’il possédait tous les atouts pour réussir. Ils ont joué à l’Olympia alors que les Rolling Stones se trouvaient au premier rang, tout comme Brigitte Bardot et d’autres figures de la jet-set. Mais l’une de leurs rencontres les plus impressionnantes est celle avec Paul et John en studio. Fred Bekky raconte : « Ils sont entrés par hasard parce qu’ils étaient en train de travailler sur quelques démos. Nous enregistrions la chanson "40 Miles". Je me souviens parfaitement que je n’ai pas été capable de dire le moindre mot. Imaginez un peu que deux dieux de la pop arrivent comme ça devant vous. Cela nous a complètement surpris et nous osions à peine dire bonjour. Ils ont écouté quelques-unes de nos chansons et un rendez-vous a été planifié avec Louis De Vries. Ils venaient de lancer leur label Apple et étaient à la recherche de quelques extras. Ils avaient déjà engagé Mary Hopkin et James Taylor, et ils avaient encore de la place pour un autre groupe. On leur a même serré la main. C’est un moment inoubliable ». 

Lio

Lio © BELGA

« Banana Split » n’est pas uniquement le nom d’un succulent dessert, mais aussi le titre d’une chanson qui a propulsé la chanteuse belge Lio au rang de star internationale. Lio est le pseudonyme de Vanda Maria Ribeiro Furtado Tavares de Vasconcelos. Pour avoir une chance de réussir en tant qu’artiste, elle a bien fait de le simplifier. Le titre « Banana Split » fait référence à un programme des années 70 et il s’est vendu à plus de deux millions d’exemplaires. Plusieurs décennies se sont écoulées depuis la sortie de cette chanson et Lio a vécu de nombreuses vies : elle a sorti d’autres disques, elle a joué la comédie, elle a été styliste. Elle a notamment chanté les textes du poète français Jacques Prévert dans l’album « Je suis comme ça – Lio chante Prévert ». Un succès !   

Golden Earring

Golden Earring © Wikimedia

« Radar Love », « When The Lady Smiles »… Quand nous avons entendu ces chansons pour la première fois (parfois, on aime se replonger dans le passé), nous pensions qu’il s’agissait d’un groupe américain. Eh bien non, Golden Earring est aussi néerlandais que le gouda ! Il s’agit du groupe de rock originaire des Pays-Bas qui a connu le plus grand succès à l’étranger. Fondé en 1961, il est toujours actif aujourd’hui, ce qui en fait l’un des plus anciens groupes en activité du monde avec les Rolling Stones. Il a conquis l’Amérique, est reparti à zéro, s’est relevé et a exploré tous les angles d’une vie rock’n’roll. Son titre « Radar Love » a été élu « meilleur titre à écouter en voiture » par les téléspectateurs de l’émission britannique « Top Gear ». 

Focus

Focus © Wikimedia

Ce groupe de rock progressif néerlandais a été fondé par le flûtiste Thijs Van Leer. Il devient Focus lorsque Jan Akkerman le rejoint. Véritable tournant, car c’est à ce moment-là que le groupe décolle. « Focus Plays Focus » est sans doute son album le plus connu. Pour un premier disque, c’est un succès. Les plus grands tubes du groupe sont les morceaux instrumentaux « Sylvia » et « Hocus Pocus ». Dans une interview accordée à Jaap Van Eik, ancien bassiste aujourd’hui journaliste musical, le groupe déclare : « Connaître un tel succès international avec de la musique instrumentale était un cas unique au début des années 70. La direction a voulu battre le fer tant qu’il était chaud, mais Focus était constamment sur la brèche, et ça, c’était une erreur. Des tournées aux États-Unis, quelques concerts aux Pays-Bas et puis retour aux États-Unis. Nous n’avions pas de temps pour travailler sur de nouveaux morceaux, ni pour reprendre contact avec la réalité. »

Urban Dance Squad

Urban Dance Squad © Urban Dance Squad

Voilà probablement l’un des groupes les plus cool que nous ont offerts les Pays-Bas. Même son nom est superbe. Il était très en avance sur son temps ! Quel groupe ! À la fin des années 80 et au début des années 90, une onde de choc secoue la musique néerlandaise : UDS apparaît et montre à quoi pourrait ressembler la musique du futur. Il combine le hip-hop, le rock et le reggae et crée un genre hybride. Son premier album, « Mental Floss For The Globe », est devenu un classique et la chanson « Deeper Shade Of Soul » un tube mondial. Sans UDS, il n’y aurait sans doute pas eu Rage Against The Machine et même les Red Hot Chili Peppers ont déclaré avoir été influencés par ce groupe. Il a disparu des radars depuis 2000, mais le chanteur Rudeboy a poursuivi sur la voie du succès avec Junkie XL.

Within Temptation

Within Temptation © Belga

Ce groupe de rock symphonique néerlandais existe depuis 23 ans déjà. Tous ne peuvent pas en dire autant. Within Temptation naît en 1996 par la volonté de Sharon den Adel et du guitariste Robert Westerholt. Initialement baptisé The Circle, le groupe change ensuite de nom pour devenir The Voyage, mais le succès ne voulait pas faire escale chez eux. Leur genre musical ? Il est difficile à déterminer. Il est passé du grunt au rock celtique, mais l’album « Ice Queen » marque un tournant : la chanson devient le mégahit de la radio néerlandaise 3FM et place Within Temptation sur le chemin du succès. « Ice Queen », le deuxième extrait de l’album « Mother Earth » (2000), sort en juin 2001 et séduit le monde entier. Aujourd’hui encore, cette chanson est l’une des plus connues du groupe. 

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