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La New Wave vit toujours !

La New Wave vit toujours ! © SDP

L’héritage de Killing Joke, The Cure, The Human League, Red Zebra et New Model Army, entre autres, a été perpétué et de nouveaux fans de New Wave continuent de raviver la flamme. Quels sont ces groupes ? En voici une sélection.

Shiny Darkly

Shiny Darkly © Shiny Darkly

Ce trio formé en 2012 est originaire du Danemark. Mais depuis lors, il a largement conquis le monde avec son style ténébreux. Un groupe doit-il forcément compter plus de trois membres pour produire une musique qui dure ? La réponse est non ! Quand les membres de Shiny Darkly sont sortis du bois (visages pâles, vêtements noirs et de sacrées bonnes chansons dans leur besace), ils n’avaient qu’un seul but : présenter au monde leur combinaison guitare-voix. Leur style était déjà très affirmé sur leur premier EP « Shiny Darkly » : diffuser la mélancolie. Depuis lors, sept années ont passé et deux albums sont nés : « Little Earth » et « Bronze ». Pour les fans de wave baignée de shoegaze de la période post-punk. Yes ! 

Drab Majesty

Drab Majesty © Drab Majesty

Tout ne doit pas être limpide et prêt à être consommé. Dans le cas de Drab Majesty : qui est x ? Que veut-il nous raconter ? Le tout emballé dans une large couche de ténèbres. Drab Majesty. L’alter ego d’Andrew Clinco, l’artiste qui se transforme en Deb DeMure et se produit sous le nom de Drab Majesty. C’est de la darkwave et du gothic rock qui ont vu le jour en 2011, d’abord en solo et ensuite avec Mona D comme synth-back-up. Le groupe a sorti trois albums, dont le dernier s’intitule « Modern Mirror ». Les critiques sont unanimes, c’est un excellent disque. Rien de neuf sous le soleil (ou plutôt sous les néons des caves), mais si vous aimez la new wave des années 80, cela devrait vous plaire. Des guitares, un mode mineur, un brin d’ironie. Bref, c’est cool ! 

Soft Kill

Soft Kill © Sam Gerkhe

Voici l’un des meilleurs groupes américains post-punk. Fondé en 2010, il fait forte impression dès ses débuts avec « An Open Door ». Près de 10 ans plus tard, il reste une valeur sûre. « Heresy » (toujours aussi sombre) paraît en 2015 et « Choke » fait son apparition en 2016. Cet album est rempli de guitares chaudes et luxuriantes et baigne dans une sorte de bonheur mélancolique. Désireux de conquérir le monde, les membres s’inspirent de groupes comme The Chameleons, Wire, The Sound, Spaceman 3 et New Order. Avec son dernier disque, « Savior », le groupe se maintient au sommet du post-punk contemporain. Une brève impression ? « Ce disque est une missive profondément personnelle où les dures réalités de la vie et de la mort sont mises à nu, truffée de perfection pop et de tourbillons lugubres ». (Roadburn). Il ne vous reste plus qu’à l’écouter. 

She past away

She past away © Wikimedia

De la darkwave turque, à déguster de préférence dans une pièce à la déco minimaliste. Volume maximum. Yeux fermés. Avec vue sur l’horizon. Synthés sphériques et percussions électroniques puissantes, comme si She Past Away faisait le grand écart avec les années 80. Le dernier album du groupe est sorti en mai et s’intitule « Disko Anksiyete ». Les années 80 remises au goût du jour avec une orchestration très riche. Il est véritablement destiné aux amateurs du genre qui n’aiment pas les excès et apprécient une sobriété qui tire vers le minimalisme combinée à un incroyable charisme. 

Skemer

Skemer © Skemer

Skemer est un groupe belge lié à Amenra. Il se compose de Matthieu Vandekerckhove (Amenra) et du mannequin Kim Peers. Ensemble, ils cherchent l’obscurité. Il n’y a aucune chance de voir ces deux-là faire du shopping ensemble, mais de la musique, pourquoi pas ? Skemer est la combinaison de deux mondes complètement différents qui se retrouvent au croisement de la dreamy new wave et de la noisy new wave. Une drak wave prometteuse à découvrir sans tarder !

Vaal

Vaal © Vaal

Vaal signifie « pâle » en néerlandais. Et c’est effectivement un groupe que l’on peut écouter sous le halo pâle d’une lampe. En Flandre, ce groupe nourrit les espoirs de tous les fans de new wave. Il a réussi à retenir l’attention de plusieurs magazines musicaux et de blogs. De leur côté, les critiques sont le plus souvent élogieuses. S’agit-il de la nouvelle sensation post-punk ? Difficile à dire, mais le groupe est en tout cas sur la bonne voie. Vaal est surprenant. Cold wave, krautrock avec des accents post-punk, noise et post-rock : tous ces genres se reflètent dans ses chansons où l’on retrouve guitare, basse, synthétiseur, de discrètes percussions et des paroles en néerlandais vides de sens. 

The Soft Moon

The Soft Moon © Wikimedia

Voici quelques années, ce groupe avait fait forte impression à Sonic City (Courtrai). The Soft Moon profite du retour de la new wave au premier plan pour se rappeler à notre bon souvenir. Musicalement parlant, il n’est d’ailleurs pas particulièrement soft. Il s’agit pour l’essentiel du projet solo de Luis Vasquez, mais sur scène, il est accompagné par un petit groupe de musiciens fidèles. Dans son dernier disque, « Criminal », sorti en 2018, Luis Vasquez se confronte à son passé. Quoi qu’il en soit, The Soft Moon est l’un des groupes post-punk les plus intéressants et excitants de la dernière décennie. Sombre, qui fait mouche. 

Roza Parks

Roza Parks © Roza Parks

Rosa Parks, la jeune Américaine figure de la lutte contre les lois ségrégationnistes après avoir refusé de céder sa place à un homme blanc dans un bus, aurait-elle pu imaginer qu’elle donnerait un jour son nom à un groupe post-punk ? Sans doute pas. Cela la chagrinerait-elle ? Pas du tout ! Du wave space rock pour les sous-marins qui coulent, voilà comment le groupe décrit sa musique. Quelqu’un a aussi écrit un jour : « Roza Parks, c’est Ian Curtis qui roule un patin à PJ Harvey au bal de l’école pendant que Foals se lance dans une reprise de The Sound ». Qu’en pensent-ils, eux ? « On a certainement une grande part de post-punk et de new wave dans notre ADN, mais nous sommes tout autant attachés aux années 90 qu’au groove des sixties. Et on remarque que quand on ne peut pas être classés dans une catégorie, cela demande trop d’efforts à certains et l’on risque de rester à quai. » Quel est donc ce son si particulier ? Le voilà ! 

Sunflower

Sunflower © Sunflower

Ils sont jeunes, c’est évident. Mais ils sont suffisamment bons pour durer dans ce style musical. En 2017, ils ont sorti leur EP qui reprend l’excellent « Heroin ». Pour leur premier album, il faudra encore faire preuve d’un peu de patience, car il n’est pas prévu avant 2020. En attendant, les garçons composent un répertoire. Ils déclaraient récemment à Indiestyle : « Nous sommes un groupe qui, par nature, ne se repose pas sur ses lauriers. On a le sentiment que ce premier EP représente à peine 1 % de la qualité que nous pouvons atteindre dans les trois ou quatre prochaines années. Et bien que nous ne soyons pas très présents sur Internet, on peut être satisfaits aussi bien sur le plan musical qu’au niveau de l’offre de spectacles. Tout semble bien se passer, mais ça peut bien entendu toujours aller mieux. »

The Arch

The Arch © The Arch

C’est du belge. Stronghold est un groupe qui a survécu aux années 90 et 2000 et qui continue à sortir des disques. Le prochain est d’ailleurs attendu très bientôt. En 1986, la centrale de Tchernobyl explose. En Belgique, The Arch voit le jour et sort son premier disque « As Quiet As » un an plus tard. Il se fait immédiatement un nom et joue dans toute l’Europe, d’Amsterdam à Berlin, en passant par Hambourg, Zagreb, Belgrade et Budapest. Le premier album du groupe, intitulé « A Strange Point Of You », et l’EP « Stay Lay » rencontrent un vif succès. Il confirmera son style sombre par la suite. Son nouveau disque est attendu avec beaucoup d’impatience. Une impatience un peu sombre, bien entendu. 

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