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Les groupes à ne pas manquer cette année lors du Pukkelpop

Quelle affiche cette année encore ! Et sans vouloir vous faire de peine, vous ne pourrez malheureusement pas tout voir. Voici donc une sélection des dix artistes et groupes à voir en priorité, dont pas mal de Belges !

Découvrez également les concerts des artistes de Pukkelpop dans le catalogue à la demande de Proximus Pickx. 
Les groupes à ne pas manquer cette année lors du Pukkelpop © EPA

Pukkelpop 2019 fait la part belle à nos compatriotes et cela fait plaisir de voir autant de talents de chez nous à l’affiche. Qui sont-ils ? Découvrez-le dans ce dossier !

Portland

Portland © Zeb Coune

Leur single « Pouring Rain » a été streamé plus d’un million de fois sur Spotify, ce qui constitue déjà une belle prouesse en soi. Tout a commencé lors du concours De Nieuwe Lichting de Studio Brussel et la folle aventure se poursuit au Pukkelpop. Et ensuite ? Conquérir le monde ? Tout est possible. Alors, Portland en live ou Portland via vos enceintes ? L’un et l’autre vous rempliront d’émotions, de mélancolie et une petite larme pourrait même couler sur vos joues. Si vous voulez voir ce que peut donner « Pouring Rain » en live, voici un avant-goût :



Pour leur reprise de « Mathilda » d’ALT-J, le groupe s’est rendu dans les studios DAFT pour travailler avec Wouter Vlaeminck, l’un des hommes d’Absynthe Minded.



SONS

SONS © SONS

L’été de SONS est bien rempli. Le groupe parcourt toutes les scènes du pays et s’arrête sur celle du Pukkelpop où il est presque chez lui. SONS a remporté le concours De Nieuwe Lichting en 2018 avec ses guitares trépidantes et ses riffs durs. Le rock n’est pas mort, ce groupe en est la preuve. Il partage le même ADN que Ramones, The Stooges, Black Sabbath. Des guitares saturées, un jeu de batterie lourd, la chanson « Naughty » n’a pas tardé à être reprise. « C’est du bon punk dur ! Je serais fier que mes fils jouent dans ce groupe », déclare Jan Paternoster (The Black Box Revelation). 

Shht

Shht © Shht

Non, se taire n’aurait pas de sens. Shht est le groupe le plus marquant du moment. Décrire sa musique ? Étrange. Très étrange, mais incroyablement dans l’air du temps. Une espèce de folie absurde, mais qui donne envie de bouger. Des spectacles décalés, du kitsch et des explorations musicales. À la fois complexe et accessible tant au niveau du texte que de la musique. Avec des brouilleurs, des changements de tempo abrupts et un paquet d’autotune. Kanye West, les Beatles et Jésus-Christ défilent sur scène. À voir et à vivre. 

Post Malone

Post Malone © Wikimedia Commons

Avez-vous une idée de ce que le jeune Post Malone donne en concert ?  Eh bien, ce n’est pas mal du tout : ses spectacles constituent une grande fête, que ce soit sur ou devant la scène. C’est votre chance. Du bling-bling sur la scène ? Probablement. On parie que les spectateurs se presseront devant la scène ? Post Malone est chaud comme la braise pour l’instant. Country, rock et R&B avec un passé dans le metal, voilà son pedigree. Ce qu’il propose aujourd’hui est différent de son style passé, mais le côté festif est toujours présent. Son deuxième album, « Beerpongs & Bentleys », a très bien marché. Les titres « Rockstar » avec 21 Savage et « Psycho » avec Ty Dolla Sign ont certainement pu lui permettre de s’acheter quelques nouvelles Bentley. 

Johnny Marr

Johnny Marr © Wikimedia Commons

Ancien comparse de Patric Morrisey au sein du groupe The Smiths, il poursuit aujourd’hui sa carrière seul et c’est une légende. Quand un son unique vient d’un homme avec un tel tempérament, c’est à ne pas manquer. C’est un virtuose de la guitare et il est l’un des guitaristes les plus influents de ces trente dernières années. Sans Johnny Marr, il n’y aurait pas eu d'Oasis ou de The Stone Roses. Même après la fin de l’épopée The Smiths, il a continué à marquer la musique britannique de son empreinte, notamment au sein des groupes The Cribs et Modest Mouse. Il a déjà joué au Pukkelpop en 2013 après la sortie de son album solo « The Messenger ». « Call the Comet » est sorti l’an dernier et de nombreux critiques estiment qu’il s’agit de son meilleur disque solo, ce qui en dit long. C’est lui qui jouera en clôture de festival sur la scène Club. 

Brutus

Brutus © Brutus

Brutus est un trio, mais il fait penser à une armée. La chanteuse est aussi la batteuse du groupe et elle a non seulement le diable au corps, mais elle possède en plus une voix exceptionnelle. Comment rendre la guitare encore plus intéressante ? Tout n’a-t-il pas encore été fait avec cet instrument ? Non, répond Brutus. Savant mélange de postrock, de shoegaze, de hardcore, de punk et de metal, ce groupe louvaniste propose un feu d’artifice musical. Son deuxième album « NEST » montre bien qu'il n’a pas fini de réinventer le hard rock. Faire le tour du monde et tout renverser sur son passage. Check ! 

Gestapo Knallmuzik

Gestapo Knallmuzik © Gestapo Knallmuzik

Voici un groupe décalé, qui parle un allemand un peu étrange, mais qui sait faire la fête. Musique et humour sont compatibles si on parvient à trouver le bon équilibre et nos amis de GK y parviennent. « Tinkie Winkie ist Dipsy und Steeckt zein Lala ins Po », voilà le titre un peu osé de leur album, mais sur scène, le groupe flamand met le feu. Le mélange entre l’electro pop et l’allemand de Franck Ribéry est original. On ne comprend rien, mais ce n’est pas grave. Gestapo Knallmuzik dit être originaire de Berlin, mais il s’agit en réalité de musiciens belges originaires de la Campine. 

Anderson Paak and the Free Nationals

Anderson Paak and the Free Nationals © Wikimedia

Voici un artiste complet que l’on voit partout. Musicien hyperactif, il met à chaque fois le feu. Touche-à-tout musical, il a fait du chemin en quelques années, passant du simple micro à la batterie pour arriver au piano. Son dernier disque « Oxnard » est génial, avec des stars du hip-hop qui viennent mettre leur petite touche : Dr. Dre, Kendrick, Snoop Dogg et Q-Tip. Mais le véritable empereur du genre, c’est bien lui. C’est un batteur, rappeur, chanteur soul et pianiste d’exception. Les Free Nationals l’accompagnent parfaitement. C’est funky, sensuel et sexy. 

blackwave.

blackwave. © EPA

Si vous n’avez jamais entendu parler de blackwave., c’est que vous avez passé les douze derniers mois dans une grotte, que vous avez perdu la télécommande de votre radio ou que vous avez une dent contre le hip-hop jazzy belge. De quelle ville provient donc blackwave. ? Le groupe combine les talents de deux grandes cités belges : Gand et Anvers, Willem Ardui et le rappeur Jaywalker (né Jean Atohoun). Les deux hommes ont un objectif clair : percer sur la scène internationale. En effet, même si le hip-hop a pris de l’ampleur chez nous au cours des dernières années, la Belgique est un pays trop petit pour y rencontrer la gloire. Ils n’en sont cependant pas loin. 


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