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Rock Werchter : les 10 artistes et groupes à ne pas manquer !

Eh oui, cette année, il sera à nouveau difficile de faire un choix parmi les différents artistes tant l’affiche du festival Roch Werchter est alléchante. Et puis, honnêteté oblige, il faut bien l’avouer… on aimerait pouvoir les voir tous. C’est bien entendu impossible ! Nous avons donc sélectionné les dix artistes qui nous semblent les plus incontournables afin de vous aider à faire un choix assez hétéroclite en fin de compte : du groupe de metal à l’auteur-compositeur seul en scène, en passant par la dance et la pop. Faites-vous plaisir !

De Staat : bel état de service !

De Staat : bel état de service ! © De Staat

De Staat, un groupe néerlandais qui n’a pas froid aux yeux. Au début, essentiellement connu au-delà de la région du Moerdijk, il finit par toucher le commun des mortels grâce à une chanson exceptionnelle, « Witch Doctor », et à un clip qui l’est tout autant. À l’heure actuelle, un groupe ne se résume pas à sa musique. Les clips constituent une vitrine essentielle pour se faire une place sous les projecteurs.

Regardez par exemple ce que fait Rammstein. Succès immédiat. De Staat a lui aussi surfé sur cette vague grâce au clip de « Witch Doctor » dans lequel le chanteur Torre Florim est entouré de figures animées qui s’agitent autour de lui. Ce clip compte près de 13 millions de vues et a reçu de nombreuses récompenses à travers le monde. En 2017, « Witch Doctor » a été élue meilleure chanson de festival de tous les temps. Pas mal ! Qualifié de groupe de rock le plus intéressant des Pays-Bas, sa réputation est loin d’être usurpée. Inutile d’hésiter… foncez ! Et profitez-en. 

Barns Courtney : la deuxième, c’est la bonne

Barns Courtney : la deuxième, c’est la bonne © Courtney Barns

Barns Courtney est souvent décrit comme « l’homme de la deuxième chance ». Pourquoi ? Il s’est installé avec ses parents aux États-Unis, mais a ensuite décidé de revenir en Grande-Bretagne pour vivre de la musique. Ça semble plutôt bien fonctionner. Mais le destin ne lui a malheureusement pas toujours été favorable. Barns Courtney crée tout d’abord un groupe, SleeperCell. Le succès semble au rendez-vous, mais soudain, tout bascule et le groupe s’arrête. Il devient ensuite le chanteur de Dive Bella Dive.

Jackpot ? Pas vraiment, car leur premier album (via Island Records) n’est jamais sorti. La maison de disques n’y croyait visiblement pas beaucoup. Stupide de leur part, mais cela ne décourage pas Barns. Il enchaîne quelques petits boulots, dort dans la voiture de sa petite-amie et continue à faire de la musique. En 2015, il sort la chanson « Glitter & Gold » et sa vie prend une nouvelle tournure. Son deuxième titre, « Fire », marche encore mieux et compte déjà 35 millions de téléchargements. Barns Courtney a depuis sorti deux albums : « The Attractions of Youth » et « 404 » (2019). 

Years & Years : vite, plus vite, encore plus vite

Years & Years : vite, plus vite, encore plus vite © wikimedia

2012 : pas de Years & Years. 2014 : Years & Years laisse entendre qu’il sera présent. 2019 : Years & Years sera bel et bien à Rock Werchter. En musique, les choses évoluent rapidement. Un an et demi après avoir effectué la première partie de Sam Smith à l’AB, le trio britannique Years & Years remplit Forest National. Tout seul. Comme un grand.

Mais on sentait tout de même le succès venir, car le groupe avait déjà proposé quelques très bonnes chansons (« Sunlight », « King » et « Shine ») et avait déjà fait une apparition à Werchter. En 2019, il revient par la grande porte, emmené par le très charismatique Olly Alexander qui préfère chanter que jouer la comédie. Le dernier album du groupe, « Palo Santo », est excellent et les critiques ne s’y trompent pas. De l’émotion, des textes touchants, c’est de la synthpop drapée d’or. 

Sombre. Foncé. TOOL.

Sombre. Foncé. TOOL.

Cette année, TOOL a annoncé la sortie d’un nouvel album. Il était temps, car les fans trépignent d’impatience depuis longtemps en attente de nouvelles de la part de l’un des groupes les plus sensationnels de ces deux ou trois dernières décennies. Avec James Maynard Keenan (voir aussi Puscifer), TOOL dispose d’un chanteur non seulement capable d’enthousiasmer son public, mais aussi de préserver une part de mystère.

Qui est-il vraiment ? Chanteur et viticulteur (oui, il possède un vignoble), occultiste et philosophe. Chaque album de TOOL est différent et constitue un voyage dans lequel on perd ses repères. Suite de Fibonacci, rythmes cachés, mathématiques de haut niveau et une ode à tout ce que nous ignorons. Le groupe a récemment joué de nouvelles chansons en concert. Les fans sont devenus fous. Tout le monde attend vraiment avec impatience le successeur de « 10 000 Years », le premier disque du groupe depuis 13 ans. 

Weeeezeeeerrr !!! Place au rock !

Weeeezeeeerrr !!! Place au rock !

Rivers Cuemo, c’est le nom du chanteur de Weezer. On aime beaucoup ce garçon (son nom y est déjà pour beaucoup) qui nous avait fait découvrir voici quelques années son groupe de jeunes collégiens un peu absurdes. Nous sommes donc des fans de la première heure. 1994. Weezer sort l’album éponyme « Weezer » et c’est une bombe. Ni plus, ni moins. Rivers Cuemo a 24 ans et écrit la bande originale de toute une génération.

Un gars étrange ? Oui, c’est possible. Il grandit dans un ashram de Yogaville dans le Connecticut. Avec « Buddy Holly », Weezer signe un tube et se place sur la carte. « Pinkerton », le deuxième album du groupe, n’est pas mauvais, mais c’est un échec commercial, à tel point qu’il envisage de tout arrêter. Les pochettes illustrent l’attirance du groupe pour les couleurs vives. Après le bleu, le vert, le blanc et le rouge, elles sont simplement titrées « Weezer ». Année après année, les quatre comparses ont poursuivi leurs tournées et ont attiré l’attention sur eux avec la reprise de la chanson « Africa » de Toto. Leur prestation sera sans aucun doute une belle fête. 

Charlotte Gainsbourg. Une héritière ? Non, une véritable artiste !

Charlotte Gainsbourg. Une héritière ? Non, une véritable artiste ! © Belga

Comment trouver sa place quand on est la fille de deux icônes de la pop, du rock et du cinéma ? Charlotte Gainsbourg a choisi de suivre sa propre voie et de s’asseoir parmi les plus grands aux côtés de son père Serge et de sa mère Jane Birkin. La vie de la jeune Charlotte Gainsbourg ressemble à celle d’une héroïne d’un livre d’aventures. Son père, Serge Gainsbourg, est tout de même l’homme qui a un jour dit en direct à la télévision à Whitney Houston « I want to fuck you ». Il n’était jamais avare d’une plaisanterie. Charlotte a rapidement été placée sous le feu des projecteurs puisqu’à l’âge de 12 ans, elle interprète avec son père le très sulfureux titre « Lemon Incest » (1984).

Deux ans plus tard, elle sort son premier disque avant de se consacrer au cinéma. Elle ne revient à la musique qu’en 2006 avec « 5:55 », un disque electro-pop avec des textes de Jarvis Cocker (Pulp) et une musique signée Air. Sur son tout premier disque, on reconnaît son père (†1991) et sa demi-sœur Kate Berry (†2013). « Rest » (2017), sensiblement plus sombre, a bénéficié du concours de Paul McCartney et Guy-Manuel de Homem-Christo (Daft Punk). Discrète et introspective, Charlotte Gainsbourg est l’exacte opposée de son père, mais elle a hérité de sa poésie et de son inventivité. 

Underworld. Slippery when all set...

Underworld. Slippery when all set... © Epa

1994. Le fossé entre la dance et le rock était profond. Des rockeurs qui aimaient la dance, ça n’existait tout simplement pas. La techno venait tout juste de naître à Détroit et les amateurs de beats n’étaient pas légion. Et puis est arrivé Underworld avec « Dubnobasswithmyheadman ». Boum ! Les temps ont changé et aujourd’hui, tout le monde écoute des genres de musique différents. La techno côtoie la dance et un disque de rap peut parfaitement se trouver à côté d’une compile de Patrick Sébastien. Mais il y a 25 ans, c’était différent. Heureusement, des groupes comme The Chemical Brothers et Underworld ont permis au monde des guitares et à celui de la dance de se rapprocher.

En 1992, Karl Hyde et Rick Smith rencontrent le DJ et producteur Darren Emerson. La réaction chimique est explosive. « Dubnobasswithmyheadman » (1994) reste dans l’histoire comme le premier disque où guitare et dance se côtoient. « Born Slippy », bande originale du film « Trainspotting » (1996), transforme l’essai. Le duo Hyde/Smith est lancé, porté par la combinaison rafraîchissante entre le dub, la techno et la new wave. Underworld tend vers l’immortalité et ses concerts constituent de véritables événements garantis 100 % euphorie naturelle. 

De vagabond à musicien

De vagabond à musicien

À l’âge de 16 ans, Zach Condon vagabondait à travers l’Europe. Il est tombé amoureux de la musique tzigane de Goran Bregovic et de Paris. Et puis est née « Nantes ». « Nantes » est la chanson de Noël qui lui a permis de percer en 2007. Zach Condon renforce progressivement son répertoire gipsy avec de riches orchestrations et un mixage précis et raffiné. Beirut est un excellent groupe et le succès est croissant.

À ses influences originelles s’ajoutent celles de la chanson française, élargissant ainsi encore son nombre de fans. Aujourd’hui, Beirut occupe une place à part dans le monde de la musique et possède une identité propre. Son public est fidèle et curieux des nouveautés que le groupe peut lui faire découvrir. « Gallipoli » (2019) répond une nouvelle fois pleinement aux attentes.  

Portland

Portland

Des voix qui nous viennent du pays de la pluie. Portland, Oregon ? Non, Portland de Belgique. Le groupe lauréat du concours De Nieuwe Lichting de Studio Brussel et finaliste du Rock Rally organisé par le magazine flamand Humo. Depuis, il a encore séduit de nombreux fans. Portland, c’est le nom de scène de Jente Pironet et Sarah Pepels. Leur signature : une pop mélancolique aux accents électros qui leur a déjà ouvert la voie de nombreuses scènes. Leur single « Pouring Rain » a par exemple été streamé plus d’un million de fois sur Spotify, la performance mérite d’être soulignée. La chanson s’est installée pendant des semaines dans les hit-parades les plus populaires de Flandre tels que VOX et De Afrekening. 

Au moment de la finale de l’Humo’s Rock Rally, le journal De Morgen écrivait à propos de « Pouring Rain » : « Portland a directement signé l’une des plus belles chansons de cette édition, inspirant des termes tels que "aérien", "americana" et "intemporel" aux critiques. » Peu après ce succès, le groupe a sorti « Mathilda », une reprise de ALT-J. Alors, Portland en live ou Portland via vos enceintes ? L’un et l’autre vous rempliront d’émotions, de mélancolie et une petite larme pourrait même couler sur vos joues. Si vous voulez voir ce que peut donner « Pouring Rain » en live, voici un avant-goût : 

Two Door Cinema Club

Two Door Cinema Club © Wikimedi

On va au cinéma ? Non, je préfère aller voir un concert. Ah bon, de qui ? Two Door Cinema Club. Donc, on va quand même au cinéma ! Oui, c’est vrai. Mais c’est la musique qui crève l’écran ! Ce groupe doit son nom à une salle de cinéma de Bangor, une station balnéaire d’Irlande du Nord. En réalité, le cinéma auquel il fait référence s’appelle Tudor Cinema, mais comme le chanteur Sam Hallyday prononçait systématiquement mal ce nom, il est devenu Two Door. Il signe chez le label parisien Kitsuné en 2009.

Le premier album de Two Door Cinema Club, « Tourist History », sort en 2010 et est mixé par le DJ Philippe Zdar (Motorbass, Cassius). Ils tournent ensuite avec le groupe pop français Phoenix. Ils gagnent en finesse, mais le rock reste bien présent tout comme le brin de folie britannique avec des influences indiennes, pop et électro. Dans leur dernier album, « Gameshow » (2016), les trois comparses redonnent vie à l’esprit de Prince de façon inattendue et convaincante. « Talk » est un titre plus funky. Et l’ambiance disco assure toujours des moments de fête et une atmosphère joyeuse. 

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