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Muse : la source ne se tarit jamais

Il existe de nombreuses muses, mais un seul Muse. Après 25 ans de carrière et l’enchaînement de nombreux disques et tournées, le groupe britannique demeure une machine extrêmement bien huilée sur scène.
Muse : la source ne se tarit jamais © isopix

Muse voit le jour en 1994 à l’initiative de Matt Bellamy, du batteur Dominic Howard et du bassiste Christopher Wolstenholme. La période était grunge et ce groupe avait des airs de vilain petit canard : Bellamy accumulait les chansons qui dégoulinaient d’émotions et de pathos. La passion s’est déchaînée, les voix puissantes ont séduit le public. Les fans adulent leur groupe. Une machine bien huilée qui a un cœur et constitue l’aboutissement d’un rêve, celui de trois jeunes gens qui se connaissent depuis l’adolescence.  

Depuis ses débuts, Muse a sorti sept albums studio. Il en a vendu plus de 20 millions au total. Muse est l’un des groupes marquants de ce début de 21e siècle et surtout l’un des meilleurs sur scène. Ils ont déjà reçu de multiples récompenses, dont deux Grammy Awards, un American Music Award, cinq MTV Europe Awards, deux Brit Awards, dix NME Awards et sept Q Awards. Ils seront présents à Rock Werchter pour présenter leur huitième opus, « Simulation Theory ».

Un groupe exceptionnel, car…

Un groupe exceptionnel, car… © EPA

Matt Bellamy est-il l’équivalent de Mozart ?
C’est sans doute un peu exagéré, mais on peut dire de lui qu’il est le Mozart du 21e siècle (en ce qui concerne la pop et le rock) sans trop risquer de se tromper. Bellamy est un véritable talent, un génie capable à la fois de jouer du piano et de la guitare comme un virtuose tout en possédant une voix divine. Son jeu de piano fait parfois penser à celui de Rachmaninov ou de Chopin sur certains morceaux comme « Butterflies & Hurricanes », « Space Dementia » et « Ruled By Secrecy ». Sur « United States of Eurasia (Collateral Damage) », que l’on trouve sur l’album « The Resistance », la référence à Chopin est explicite : la chanson se termine par une version revisitée de « Nocturne, Opus 9, No.2 en mi bémol majeur ». 



Because I may  
Oui, Muse fait de la musique très ronflante, très au-dessus de la moyenne. Mais c’est généralement aussi très ironique, sous forme de clin d’œil. Il n’y a pas véritablement de mode d’emploi avec la musique de Muse. Il faut prendre Bellamy au mot. Brian May (le guitariste de Queen) voit un joli lien entre Queen et Muse. Dans une interview accordée à Kerrang en 2001, Matt Bellamy déclarait : « Je sais que pour certains, on semble assez tragiques. C’est volontaire, car je pense que la musique d’aujourd’hui est ennuyante. J’aime en faire toujours un peu trop et je ne vois pas de raison de réfréner cela ». Un exemple ? « Knights of Cydonia » dont la fin est magistrale.



Grandiose
« Si vous vous trouvez face à dix mille Américains qui se fichent pas mal de Muse, vous voulez leur montrer ce que vous valez. Il faut appuyer sur le bouton. Face à une foule désintéressée, soit vous vous faites tout petit, soit vous leur en mettez plein la vue. J’ai opté pour la deuxième solution ». Difficile d’en faire plus, en effet. 



Trois bonnes raisons d’aimer Muse

Ce n’est pas forcément une révélation pour vos oreilles, mais c’est tout de même une archive intéressante, une pièce du patrimoine musical que l’on peut trouver sur Internet. C’est le début de Muse avec un mélange de jeunesse et d’immaturité.   La qualité est médiocre, mais durant le concours Battle of the Bands, on les entend ici comme une pâle copie de Nirvana.



Avec 166 millions de vues sur YouTube, il s’agit sans doute de leur plus gros succès.




Si vous voulez en savoir plus sur le dernier album du groupe, regardez cette interview !

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