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Graspop Metal Meeting 2019 : les 10 groupes à ne pas manquer!

Le Graspop, la grand-messe annuelle des fans de metal, approche à grands pas. Et cette année encore, l’affiche est plus que prometteuse. Mais comment choisir les bons groupes ? Qu’avez-vous envie de voir ? Et qui ne voulez-vous absolument pas louper ? Cette année, les organisateurs proposent un savant mélange de nouveautés et de vieux metal guttural. Voici notre sélection.

Architects : les patrons de la NWOBHM

Architects : les patrons de la NWOBHM © Wikimedia commons

Si vous demandez aux gars d’Architects quels étaient leurs projets d’avenir il y a dix ans, ils vous répondront certainement : « Continuer à jouer, idéalement dans des clubs un peu plus grands. » Pendant longtemps, ils ont en effet écumé les petites salles, mais le vent a ensuite tourné. En 2019, le chapitre des scènes confidentielles semble bien refermé et leur succès, ils le doivent à des années de dur labeur. Enchaîner les tournées, saisir la moindre opportunité et accumuler de l’expérience, voilà la clé de leur succès. Parce que rien n’a été simple pour eux, loin de là. Après le décès de l’un de leurs guitaristes, Tom Searle, des suites d’un cancer, l’avenir du groupe semblait plus qu’incertain. Mais Architects est parvenu à sortir de l’ornière et à trouver l’énergie de continuer et de produire le son qu’on lui connaît.

Carcass : du gravier qui crisse et un death metal mélodique et accrocheur

Carcass : du gravier qui crisse et un death metal mélodique et accrocheur © Wikimedia Commons

Carcass est l’un des pionniers du grindcore, au même titre que Napalm Death. Et après une longue pause (de 1996 à 2007), le groupe est redevenu une valeur sûre depuis plus de 10 ans. Ses albums « Reek of Putrefaction » et « Symphonies of Sickness » sont des références du genre. Carcass ne s’est pas laissé griser par le succès, mais a continué à travailler sur le son. Ce travail l’a mené vers un death metal plus adulte avec une touche rock’n’roll. C’était nouveau. En 1996, il décide de quitter la scène, au plus grand dam des nombreux fans qui estiment qu’aucun autre groupe ne lui arrive à la cheville. En 2007, il revient et le public est au rendez-vous. Carcass remplit des salles dans le monde entier, mais il faut attendre 2013 pour que sorte son nouvel album « Surgical Steel ». Peut-on en espérer un autre ? Ce n’est pas prévu, mais voir Carcass sur scène est toujours un événement. 

Carpenter Brut : une première !

Carpenter Brut : une première ! © Wikimedia

Le projet solo de Franck Hueso n’est pas metal, mais synthwave. Mais on le retrouvera bien à Graspop ! Graspop élargit ses horizons depuis quelques années déjà et la synthwave y a sa place. Les nostalgiques des années 80 qui ont vibré sur les notes de « Miami Vice » (Ian Hammer !) adorent et le jeune public aussi. Sur scène, Franck Hoeso est accompagné du guitariste Adrien Grousset et du batteur Florent Marcadet, connus pour faire partie du groupe Hacride (metal combo). Le son est ainsi beaucoup plus lourd que ce que l’on peut entendre sur le disque. À ne surtout pas manquer ! 

Combichrist : Electric Body Music et metal !

Combichrist : Electric Body Music et metal ! © Wikimedia

Voici un autre groupe qui signe sa grande première à GMM. Combichrist, c’est la combinaison entre l’EBM et le metal. Sa prestation s’annonce sauvage et festive. Ce projet est porté par un Norvégien exilé aux États-Unis qui se nomme Andy LaPlegua. EBM et metal, ça existe vraiment ? Eh bien oui, le genre a été appelé aggrotech, à la fois industriel et dance. Et ça marche, certains voient en lui le successeur de The Prodigy. Peut-être. Son premier album « The Joyz of Gunz » a vu le jour en 2003 et il a rencontré un immense succès. Les titres « Intruder Alert » et « Vater Unser » ont très bien marché sur les pistes de danse EBM et industrielles. Combichrist a l’habitude de jouer devant des foules immenses puisqu’il a accompagné Rammstein en tournée. Le groupe se compose aujourd’hui de cinq membres. Sur scène, ils se livrent corps et âme pour proposer un spectacle très énergique. 

Cult of Luna : les règles du post-metal

Cult of Luna : les règles du post-metal © Wikimedia Commons

Le post-metal : voilà un genre que l’on adore. Comme on aime Amenra. Et Neurosis. Et Cult of Luna qui s’inscrit dans la même veine. Comment construire un mur de guitare qui serait impossible à franchir, même avec la meilleure volonté du monde ? Posez la question à Cult of Luna. Leur dernier titre « The Silent Manis » est un avant-goût de leur album dont la date de sortie n’a pas encore été dévoilée. Ce groupe suédois en met plein la vue à son public et envoie des riffs qui vous prennent aux tripes. Les rythmes répétitifs vous amènent lentement en état de transe en avançant crescendo jusqu’à l’explosion qui vous laisse sans voix. Leur dernier album « Mariner » (2016) était un véritable chef-d’œuvre. 

Disturbed : délicieusement fou !

Disturbed : délicieusement fou ! © Wikimedia

1997. Cela ne nous rajeunit pas. Des papys jouent du nu metal. Après près de 20 ans de carrière, Disturbed reste une valeur sûre. En 2000, le groupe sort son premier album intitulé « The Sickness » qui lui permet de percer et de se faire une place à l’Ozzfest. La chanson « Inside the Fire » (sur l’album « Indestructible ») parle du traumatisme vécu par David Draiman durant sa jeunesse. Lorsqu’il était âgé de 15 ans, sa petite-amie s’est suicidée après qu’il l’ait quittée. La chanson « Stupify » est un succès, mais beaucoup pensent qu’il ne s’agit que d’un feu de paille. À tort. Initialement étiqueté nu metal, son horizon s’est élargi au fil du temps. Son nouvel album « Evolution » porte d’ailleurs bien son nom. 

In Flames : des Suédois flamboyants

In Flames : des Suédois flamboyants © Wikimedia

Ce groupe de death metal mélodique fête ses 25 ans et se produira à Graspop pour la huitième fois. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il mérite son succès. Sur les routes depuis un quart de siècle, les membres du groupe ont bien profité de ces années. Même s’il est devenu un groupe adulte qui connaît les ficelles du métier, le feu sacré qui l’anime n’a jamais disparu. In Flames tient ses influences de la musique populaire suédoise (même si c’est plus difficilement reconnaissable sur leurs derniers albums), d’Iron Maiden et des anciens groupes suédois de death metal. Ils sont, avec Dark Tranquillity et At The Gates, les pionniers du death metal mélodique. Vérifiez par vous-même ! 

Lamb of Gods : ce ne sont pas des agneaux

Lamb of Gods : ce ne sont pas des agneaux

Lamb of Gods. Pas question ici du tableau des frères Van Eyck, mais plutôt de rockeurs qui laissent s’exprimer leurs démons musicaux depuis 1990. Et ça marche ! À l’origine, Lamb of God s’appelait Burn The Priest. Ces garçons ne sont pas des enfants de chœur. Ils ont changé de nom en 1999. Ils sortent leur premier album « New American Gospel » en 2000. C’est un succès. Lamb of God se fait un nom aussi bien aux États-Unis qu’en Europe. Il se concentre sur la scène durant trois ans avant de sortir son deuxième album « As The Palace Burn » en 2003. Malgré le succès du groupe, cet album ne reçoit pas un très bon accueil du public. Lamb of God peut se targuer d’une grande carrière et chacun des membres du groupe a accompagné les plus grands en studio. Dave Grohl, Max Cavalera ou encore Dave Mustaine ont chacun fait appel à un membre de Lamb of God. Le groupe a récemment repris la route pour accompagner Slayer lors de sa tournée d’adieu. 

Mysticum : norvégien, noir, metal

Mysticum : norvégien, noir, metal © Wikimedia

Du black metal norvégien. Oui bien sûr, mais Mysticum fait partie d’une sous-catégorie : le black metal industriel. L’album « In The Streams Of Inferno » marque les débuts du groupe et il devient immédiatement légendaire. Malheureusement pour ses membres, ce succès ne leur a pas apporté la reconnaissance qu’ils méritaient. Leur vie quelque peu dissolue ne les a pas aidés et le trio a connu des temps difficiles. Ils reviennent aux affaires en 2014 avec « Planet Satan », un disque que l’on a attendu pendant près de deux décennies. Leur route les a conduits jusqu’à nous et si l’on s’en réfère à leurs récentes performances, on peut dire qu’ils donnent un nouveau sens au terme « brutal ». 

Wiegedood : alive and kicking

Wiegedood : alive and kicking © GMM

Un groupe belge issu de la scène courtraisienne formé par des membres des groupes Amenra et Oathbreaker. À ne pas rater en live. Trois EP ont suffi pour placer ce groupe sur la carte. Tout est construit comme un hommage à un ami disparu dont l’intensité augmente au fur et à mesure. Certains qualifient cette musique de black metal, mais cela n’a finalement pas d’importance. Musicalement, c’est une expérience que les spectateurs présents n’oublient pas. En 2018, Wim Coppers déclarait à Enola : « On a peut-être besoin d’un groupe qui joue de la musique comme ça, avec les tripes et sans trop de fioritures. On ne pense jamais à ce que nous devons faire ou à ce que le public attend de nous. Il y a tellement de groupes qui pensent différemment. Et selon moi, ils commencent à craquer. » 

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