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Le garage punk en Belgique en dix albums

Le garage punk en Belgique ? Ça vit et ça vit même plutôt bien. Taquiner est un sport national chez nous, même en musique. Nous avons sélectionné pour vous dix des innombrables albums que compte ce genre musical afin de vous permettre de le découvrir.
Le garage punk en Belgique en dix albums

© none

The Kids – The Kids

The Kids – The Kids

© wikimedia

L’an dernier, The Kids a fêté son quarantième anniversaire en ressortant son premier album « The Kids », sorti en 1978 : un concentré de violence punk avec lequel Ludo Mariman et ses acolytes entendaient réveiller la Belgique. Cela a-t-il fonctionné ? Clairement oui. Avec des chansons comme « Fascist Cops », « Bloody Belgium » et « No Monarchy », ce groupe s’oppose à l’establishment, un thème qui reste d’actualité aujourd’hui. The Kids n’a jamais quitté la scène et reste une valeur sûre. « There will be no next time ». Comment ? Il y a toujours une prochaine fois.

The Glücks - Run Amok

The Glücks - Run Amok

© TheGlücks

Pas besoin d’avoir pléthore de musiciens pour faire forte impression. Regardez The White Strips, Equal Idiots, Blackbox Revelation ou… The Glücks. Un garçon rencontre une fille et ensemble, ils font de la musique. Eux, ce sont Tina Ghillebert et Alex Pigor. Ces créatures sauvages du garage rock ont grandi à Ostende. Ils ont sorti deux disques très bruts (regardez aussi leurs performances sur scène) dans lesquels on perçoit l’amour qu’ils portent au rock crasseux à la The Sonics, The Cramps et The Oh Sees.

HITCH - Monolith

HITCH - Monolith

© HITCH

Cet album marquant remonte à 2003 déjà. Ce groupe est originaire de Courtrai, là où la Lys inspire tant de groupes que l’on pourrait voir en elle une muse. Quand Hitch sort ce disque, on y voit une touche de Karate, de Fugazi, des débuts de Sonic Youth et une once de Jane’s Addiction… mais c’est surtout du Hitch. C’est leur troisième album : un mélange de rock, d’emocore, de hardcore et de noise. Le groupe n’existe plus (hélas) mais il nous a laissé quelques disques sympas.

The Evil Thingies - New Shapes in Sound

The Evil Thingies - New Shapes in Sound

© Evil Thingies

Avec le regretté King Koen à la guitare, ce groupe est une icône du garage made in Belgium. Sorti en 2001, ce disque est une continuation de sa passion pour le garage punk. Cet homme a joué dans un nombre très impressionnant de groupes, mais rejoindre The Evil Thingies, c’était la cerise sur le gâteau. That’s true dedication for ya! Le groupe a sorti un seul album et deux EP, dont le split single avec Shutdown 66. King Koen déclarait dans une interview accordée à Poppunt : « À l’époque, de très nombreux groupes belges s’inspiraient aussi de The Nomads. Ce groupe était révolutionnaire en ce sens que ses membres avaient d’importantes connaissances encyclopédiques et qu’ils inséraient souvent des morceaux de garage obscurs dans leur répertoire. La plupart des groupes chantaient des chansons célèbres grâce à The Nomads. Cela s’explique aussi en grande partie grâce aux compilations Pebbles qui reprenaient un échantillon de l’ensemble du garage-punk et du psychédélique des années soixante. De nombreux groupes belges s’en sont inspiré.»

The Paranoiacs - Song for Debbie H

The Paranoiacs - Song for Debbie H

© Belga

« Les Ramones flamands » n’usurpent pas leur comparaison avec les légendaires Ramones. Mais The Paranoiacs était de taille à supporter la comparaison. Fondé en 1985, le groupe a cessé ses activités un quart de siècle plus tard avec quelques albums au compteur. Parmi les membres marquants du groupe, notons Erik Van Biesen que l’on a ensuite retrouvé au sein de Gorki.

Equal Idiots - Eagle Castle BBQ

Equal Idiots - Eagle Castle BBQ

© Equal Idiots

De jeunes blousons noirs originaires de Hoogstraten qui aiment cracher dans le public ; non pas de la salive, mais des riffs agressifs et un son garage puissant. Thibault Chrisiaensen tient aujourd’hui une chronique sur Stu Bru et a participé au jeu télé « De Slimste Mens ». Cela n’a pas grand-chose à voir avec le garage rock, mais cela situe la polyvalence du garçon. Le groupe signe ses véritables débuts avec l’album « Eagle Castle BBQ ». Il remporte également le concours « De Nieuwe Lichting » et se hisse en finale du « Humo’s Rock Rally ». Sur scène ? Ils sont monstrueux.

Hiatus - From resignation... to revolt

Hiatus - From resignation... to revolt

© Hiatus

Oui, du hardcore punk belge. Cet album s’ouvre sous un feu nourri de cordes et de grosses caisses. Créé à Liège en 1989, ce groupe disparaît sept ans plus tard. L’histoire fut brève, mais il a tout de même eu le temps de sortir quatre albums. Le premier d’entre eux s’intitule « From resignation... to revolt ». La voix rappelle celle de Lemmy : on y retrouve un peu de Suicidal Tendencies et une furieuse envie de secouer le cocotier.

The Mudgang - Dr. Mushroom

The Mudgang - Dr. Mushroom

© The Mudgang

Ces passionnés de rock garage représentent la fierté gantoise en ces temps sombres. Un bel ouvrage consacré à la culture musicale gantoise (« 9000 Toeren ») précise ceci au sujet de ce groupe : « Bien qu’il ne se soit jamais trop pris au sérieux, The Mudgang a quand même réussi à percer en 1986, avec un premier EP, une avant-première d’Iggy Pop au Brielpoort et un caméo au Crazy Love de Dominique Deruddere ». Sa participation au Rock Rally la même année se termine en pétard mouillé. « Une bande de snobs qui joue un peu de garage dans le deuxième garage de leur maman, à côté de la planche de surf », vitupère Frank Vander linden dans Humo. Luce, scandalisé : « S’il y a bien un adjectif qui ne nous correspond pas, c’est snob. Nous venions de la nouvelle ville de Gand, sérieusement ! ». Une autre critique, qui se voulait positive, mais qui fut mal digérée, a été prononcée par Chris Whitley, qui travaillait à ce moment-là au café The Cover : « C’était fantastique, les gars, vous m’avez rappelé les Doors ». « Pourtant, nous ne voulions pas du tout leur ressembler ! C’est le plus gros affront de ma vie », explique Luce en riant.

The Spanks - In Your Face

The Spanks - In Your Face

© The Spanks

Du garage belge qui remonte à l’époque de The Paranoiacs. Et qui retrouve-t-on ici encore ? King Koen ! Il était vraiment partout. The Spanks a connu un certain succès auprès des jeunes et des groupes existants tels qu’Armand Bourgognie, qui rejoindra ensuite Milk the Bishop et qui aujourd’hui, joue un rôle de comique en tant qu’Eddy Wally, l’imitateur. « Je voulais jouer une musique plus dure que ce que j’étais réellement, je voulais faire du garage rock crasseux. Je voulais être plus punk que je ne l’étais », a-t-il déclaré un jour. C’est la vie. The Spanks n’existe plus, mais sa musique restera jeune pour l’éternité. 

Freddy & The Vangrails - Almost really care

Freddy & The Vangrails - Almost really care

© Freddy & The Vangrails

Courtrai. Sales, voire dégoûtants. Freddie et ses comparses sont des héros locaux. Ils ne se considèrent eux-mêmes pas comme des musiciens, mais ils font du garage punk depuis des années. Ils se décrivent sur leur page Facebook comme « full retarded, fucked up punkrock action!! We love punkrock girls and your mom!! ». Mon dieu, mon dieu ! Chouette famille que ces Vangrails. Un groupe cool qui compte des milliers de LP’s, des chanteurs buveurs de bière crasseux, bruts et grande gueule.



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