Current language: fr

Puggy en balade sur le toit de l'Europe

Prenez un Anglais, Matthew Irons, un Français, Romain Descampe et un Suédois, Ziggy Franzen.
Puggy en balade sur le toit de l'Europe © Isopix

Donnez ensuite une guitare, un synthé et un micro à Matthew, une basse à Romain et une batterie ou un synthé à Ziggy, secouez le tout, cela vous donne Puggy, le plus international des groupes belges.

Une rencontre et quatre albums plus tard

Une rencontre et quatre albums plus tard © Isopix

C’est au Jazz Studio, la célèbre école musicale anversoise, que les trois amis se sont rencontrés pour la première fois. Quelques jams et reprises plus tard, au détour d’un bar bruxellois, à l'appel des petites heures du matin, les trois comparses décident de faire de leur passion leur métier. Très vite la sauce prend, plusieurs morceaux en ressortent. Après l’EP ‘Cat’en 2004, le premier album du groupe 'Dubois Died Today’ sort en 2007. Trois singles débarquent dont "Dubois" qui se fait l’écho du très gros potentiel du trio. Le timbre de voix de Matthew n'est pas sans rappeler celui du chanteur de Muse, Matt Bellamy, voire même parfois celui de Freddie Mercury.



Something You Might Like (2011)
Dans l’intervalle, Puggy gagne en maturité et se révèle être un véritable groupe de scène, offrant toujours quelque chose de nouveau au public pour qu’il n’ait pas l’impression de payer pour écouter bêtement un CD. Il faudra attendre trois ans avant que leur deuxième opus 'Something You Might Like' voie le jour. Le disque obtiendra la juste reconnaissance des critiques et du public. 'Somehting You Might Like' devient rapidement disque de platine en Belgique. Le single incontournable "When You know" fait exploser la notoriété du groupe. Un tube très bien construit, qui fleure bon la pop anglaise, une intro synthé légèrement saturée qui annonce la couleur, refrain accrocheur, rythme appuyé, méga hit validé!



La superbe ballade "How I needed You", autre single de l’album, offre un visage plus doux et mélodique avant que la colère et la détresse prennent le pas sur la mélancolie dans la dernière partie de la chanson.



To Win The World (2013)
Après la réédition de 'Something You Might Like' ajoutant trois morceaux dont "Father and Son", excellente reprise de Cat Stevens tirée de la BO de Largo Winch 2, Puggy se réinvente et évolue vers un son plus moderne, plus électro, tout en gardant leur accent pop rock. 'To Win The World' respecte les trois ans d’attente entre chaque album auxquels Puggy nous a habitués. Le single éponyme ainsi que 'Last Day on Earth' témoignent de cette prise de maturité, deux hits en puissance qui alimentent un album composé de onze morceaux.





Mention spéciale à "Everyone Learns to Forget", petit ovni paisible de cet album dont la construction à tendance à rappeler celle de "How I Needed You".



Colours (2016)
Focus sur 2016, 'Colours' le quatrième opus du trio atterrit dans les bacs et confirme le tournant plus électro pris avec 'To Win The World'. Le son parait beaucoup plus épuré, "Lonely Town" véritable petit bijou de pop moderne, en est le parfait exemple à l’instar de "Soul". C’est d’ailleurs marrant de voir le pouvoir de la pub puisque plusieurs commentaires sur Youtube font part de la découverte du morceau "Lonely Town" grâce à la pub de l’APEC (Association pour l’emploi des cadres en France) pour laquelle il a été utilisé.



Le coup du destin

Le coup du destin © Belga

Un coup d’accélérateur inopiné est venu booster leur début de carrière lorsqu’en 2007 alors qu’il venait de jouer au festival Couleur Café, un incendie s’y est déclaré. Le festival a dû être reporté. Comme la malchance des uns fait parfois le bonheur des autres, la chaîne MCM n’avait d’autres images à montrer du festival que celles de Puggy qui tournaient dès lors en boucle. Depuis leur chambre d’hôtel, les membres du groupe américain Incubus, voyant Puggy non-stop à la télévision, se sont dit qu’il devait être archi connu et qu’il ferait une excellente première partie. Les voilà envolés pour 17 dates européennes en première partie d’Incubus. Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seul, ils ont fait forte impression au booker français Gérard Drouot lors de leur prestation au Zénith de Paris, ce qui a ensuite permis au trio de s’immiscer en première partie de Smashing Pumpkins et Deep Purple, excusez du peu.

Something You Might Light, ce collector!

Something You Might Light, ce collector! © Isopix

À l’époque de la sortie de l’album 'Something you Might Like' en 2009, le célèbre magazine musical français Les Inrocks a fait l’honneur à Puggy d’apposer un autocollant "Something You might Light : Approuvé par les Inrocks" sur une certaine quantité d’albums. Malgré l’évidence, personne n’avait remarqué la petite erreur qui s’est glissée à l’impression, le Light était venu remplacer le Like. Heureusement, quelques-uns n’ont pas tardé à déconcer la faute. C’est comme ça que la galette munie de l’autocollant des Inrocks est devenue un véritable objet collector pour les fans de Puggy.

Les trois amis parlent de leurs influences

Les trois amis parlent de leurs influences © Isopix

Toujours intéressant de se plonger dans les influences qui ont permis à un groupe de se forger. Tout d'abord pour assouvir la curiosité mais aussi pour nourrir sa culture musicale. On est jamais à l'abri d'une découverte qui pourrait changer notre vie. La question a été posée aux membres de Puggy dans les coulisses d'un de leur concert donné le 30 novembre 2011 à Strasbourg. Ziggy fait état d’influences comme les Beatles, Queen, Stevie Wonder ou encore Radiohead. Matthew, quant à lui, cite les Rolling Stones, Queen, mais aussi la musique classique et le jazz. Il jouait beaucoup de blues à la guitare et souligne l’influence du grand Jimi Hendrix. Ses premiers CD achetés étaient ceux de Pearl Jam, Nirvana et Soundgarden. Il confie avoir écouté également beaucoup de métal à l’époque. Romain reste un fidèle d’Appetite for Destruction de Guns n’Roses. Un album qui l’a marqué autant par son écriture que le marketing qui l’a entouré lui ouvrant les portes du blues, du metal et du reggae. Voilà une belle entrée en matière pour explorer tout un univers musical.

Matthew Irons en coach de The Voice

Matthew Irons en coach de The Voice © Belga

Matthew Irons, qui avait été assistant coach d’un jour de BJ Scott en 2014, a intégré l’année passée l’équipe des coachs The Voice Belgique de plutôt belle manière puisque c’est un membre de son équipe, Valentine Brognion, qui a remporté le titre tant convoité. Les autres coachs, Vitaa, Slimane et Typh Barrow le tiendront donc à l’œil cette année! On rappelle que Valentine avait subi la dure loi des blinds lors de la quatrième saison ce qui ne l’a pas empêchée de se représenter l’année dernière pour finalement remporter le télé crochet avec à la clé un contrat chez Universal et un chèque de 7000 euros pour acheter du matériel audio.



À lire aussi : Tout savoir sur The Voice Belgique 2019

Au-delà de Puggy

Au-delà de Puggy © Isopix

Pour ceux qui craignent une séparation de Puggy, le point n’est pas à l’ordre du jour. Matthew Irons, invité du 8/9 sur VivaCité, a rassuré les fans. Depuis la sortie de l’album 'Colours' et la tournée qui a suivi, chacun s’attelle à des projets différents. C’est clair qu’après 15 ans de vie commune, aérer un peu la pièce ne fait pas de mal. Les trois musiciens ont quand même œuvré ensemble sur la musique qui accompagne l’excellent long métrage d’animation belge Bigfoot Junior sorti en 2017. Depuis Romain et Ziggy bossent de leur côté tandis que Matthew, en plus de sa fonction de coach de The Voice, continue son travail de co-écriture avec d’autres artistes comme ce fut le cas avec Alice On The Roof sur le morceau "T’as quitté la planète" ou avec Angèle sur "La loi de Murphy". Il demande juste un peu de patience, le temps de pouvoir offrir aux fans quelque chose de différent.

Écoutez Puggy sur vos applications de streaming préférées sans limite de données mobiles, grâce aux Epic Beats

Top