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Kid Noize, l’homme à la tête de singe aux Francofolies de Spa!

Intitulé « The Man with a Monkey Face », le nouvel album de Kid Noize est sorti le 25 janvier dernier. Une sortie accompagnée par la publication de la bande-dessinée, « L’homme à la tête de singe » aux Éditions Dupuis. Après avoir assuré toute une série de concerts, Kid Noize est fin prêt pour mettre le feu aux Francofolies de Spa ce 20 juillet et à l’Ancienne Belgique le 22 novembre. Entre-temps, nous avons rencontré l’homme à la tête de singe.

Kid Noize, l’homme à la tête de singe aux Francos!

Kid Noize, l’homme à la tête de singe aux Francos!

Kid Noize ne vieillit pas  

Pour enfiler le masque de Kid Noize (ou plutôt la prothèse), il faut une quarantaine de minutes. Un temps qui permet de rentrer dans la peau de ce personnage à tête de singe. « Pour moi, il n’y a rien qui change quand je porte le masque. Par contre, l’attitude des gens change. Ils sont différents avec moi, ce qui fait qu’automatiquement, les relations changent ». Une expérience que Kid Noize qualifie d’enrichissante. « J’arrive à faire vivre le personnage, j’ai ma vie privée et j’ai un peu une part d’immortalité puisque Kid Noize ne vieillit pas ». « Porter ce masque, c’est très difficile physiquement. C’est éprouvant d’avoir du silicone collé à son visage. Puis, le masque pèse son poids. On respire très mal. La peau est irritée », confie Kid Noize. « L’enlever, c’est une délivrance. C’est vraiment fatigant, ce masque. Le corps l’encaisse d’une façon ou d’une autre ».  

Assurer à 200 %

Assurer à 200 %

Aujourd’hui, Kid Noize combine la musique, la scène et la bande-dessinée. Un projet transmédia très éloigné de Joshua, dont le musicien est issu. « Je suis très heureux d’avoir une corde de plus à mon arc. D’avoir un média en plus pour développer le projet ». Même si au sein de Joshua, il était le graphiste du trio. « Mon travail de graphiste se heurtait à notre trio. Ici, je voulais pouvoir raconter des choses qui ne sont pas en lien direct avec la personne que je suis dans la vie privée. Quand tu es à la tête du projet, tu te dois d’assurer à 200 %. C’est parfois difficile car on a besoin de répondant, de passer le relais. Avec Kid Noize, je me dois de défendre mon personnage et mon concept à 200 % ».  

The Island

Dans « The Island », on sent l’influence de Kraftwerk. « C’est un de mes morceaux préférés de l’album. Ce morceau n’aurait sa place nulle part, sauf sur l’album. Ce n’est pas un single à passer en radio ». « The Island » possède quelques sonorités proches de Kraftwerk, un groupe que Kid Noize affectionne particulièrement. « Ce sont des génies autant musicalement que visuellement ». Ce n’est pas là la seule influence électronique de Kid Noize. « Je me retrouve plus dans la musique des années 80. Sur cet album, j’avais envie de faire des clins d’œil à Jean-Michel Jarre, Vangelis ou encore Giorgio Moroder ». Ces découvertes, Kid Noize les a faites en choisissant des vinyles par leur cover. « Je fais tellement confiance aux graphistes… C’est eux qui ont pour mission de retranscrire l’ambiance d’un album en images. J’ai fait quelques belles découvertes comme ça : en disco, funk, musique électronique… »  

Une nouvelle naissance

C’est en 2013 que l’aventure Kid Noize démarre vraiment. L’homme à la tête de singe fait les premières parties de Stromae et Faithless avant la sortie de son premier album, « Dream Culture », en 2016. Depuis, Kid Noize a fait du chemin. « J’ai toujours tout fait pour y arriver. Je travaille sans relâche. Beaucoup de gens ne croyaient pas au projet ou se sont dit que c’était un effet de mode ». Avec ce premier album chez Universal, Kid Noize vit un nouveau départ. « Je ne m’attendais pas à pouvoir faire de ce nouvel album, une nouvelle naissance. Je ne m’attendais pas non plus à ce que le public s’approprie autant Kid Noize, surtout les enfants. C’est un vrai cadeau ! »  

Un projet transmédia

Un projet transmédia

Kid Noize, c’est plus qu’un musicien, c’est l’addition de multiples projets tous interconnectés entre eux. Kid Noize parle de projet « transmédia ». « Il y a des liens entre les titres, les paroles, les clips. Il y a une multitude de liens : la BD est un clin d’œil au premier album. Le deuxième album est lié au second tome de la BD mais possède quelques clins d’œil au premier tome de la BD ». L’album et la bande-dessinée sortent tous les deux le même jour, le 25 janvier. « Pendant longtemps, je me suis demandé si c’était une bonne idée. J’avais peur que l’un nuise à l’autre.»

Emmener Kid Noize en voyage

Mais d’où vient l’idée de créer cette bande-dessinée ? « Créer Kid Noize, c’est créer un personnage, pouvoir raconter plein d’histoires, emmener le personnage en voyage. Être parfois plus authentique. La BD, c’est vraiment une vision et un média qui me permet de raconter des choses qui ne passent pas en interview, en musique, en clip.» 
Est-ce que les aventures de Kid Noize aux Éditions Dupuis auront une suite ? « Bien sûr ! On vient de valider le scénario du tome 2 et on commence le dessin ». Ce tome 2 racontera l’histoire de l’album « The Man with a Monkey Face » et sera publié en fin d’année 2019. « Tout est complémentaire mais fonctionne seul ».

Le Kid's Club

Kid Noize produit également quelques concerts pour les enfants. Ces Kid’s Club n’ont lieu qu’à l’Eden de Charleroi, une fois l’an. « C’est né parce que quand on faisait des dates en journée, il y avait plein d’enfants. Je me suis dit pourquoi pas faire des dates pour les "Kids". Le show reste le même, on divise juste la salle en deux pour permettre aux enfants de voir le concert et le son est un peu moins fort.»  

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